00:00
Handel - Agrippina
La petite ville allemande de Schwetzingen, située à proximité de Heidelberg, possède un célèbre palais doté de magnifiques jardins, qui ne sont pas sans rappeler ceux de Versailles. Tous les printemps, le palais accueille le festival de Schwetzingen, qui commande chaque année la création d’un opéra à petite échelle pour son splendide théâtre rococo, construit en 1752. Agrippina est un brillant opéra composé par George Frideric Händel en début de carrière, alors qu’il n’avait que 24 ans. Premier grand succès d’Händel, Agrippina est une œuvre rafraîchissante, exubérante et inventive, dont le livret a été conçu par le cardinal Vincenzo Grimani, l’un des meilleurs librettistes avec lesquels Händel a travaillé. La mise en scène de cette version d’Agrippina présentée sur les ondes de Stingray Brava est dirigée par le chef d’orchestre Arnold Östman, un éminent spécialiste de la musique des 17e et 18e siècles. L’ensemble London Baroque accompagne Barbara Daniels, Janice Hall et David Kuebler dans cette production élégante et colorée signée Michael Hampe, qui met magnifiquement en scène les intrigues perfides et la soif de pouvoir d’Agrippina la Jeune, et les luttes intestines de la Rome classique.
02:34
Waldbühne 1995 - American Night
Sir Simon Rattle dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin, qui interprète des pièces signées George Gershwin et Leonard Bernstein dans le cadre d’une célébration musicale de l’Americana. Ce concert a été présenté à la Waldbühne de Berlin, un théâtre de verdure basé sur l’amphithéâtre de l’ancienne cité grecque d’Épidaure qui figure parmi les scènes extérieures favorites des Berlinois en raison de son cadre enchanteur. Ce concert met en vedette les talentueux solistes Willard White, Cynthia Haymon, Damon Evans, Cynthia Clarey, Marietta Simpson et Daniel Washington. Le programme comprend des pièces tirées de Porgy and Bess, « Rhapsody in Blue » et « I Got Rhythm » de Gershwin, ainsi que l’ouverture du Candide de Bernstein.
04:00
A la découverte des chefs-d'œuvre : Bach
L'épisode de cette série présente la Concertos Brandebourgeois de Johann Sébastian Bach (1685-1750). Les exemples musicaux sont interprétés par le Freiburger Barockorchester dirigé par Gottfried von der Goltz. La période que Bach passe à Coethen (1717-1723) est l'une des plus productives de sa vie : partitas, sonates, pièces pour orchestre, suites pour violon seul, violoncelle seul, concertos pour violon et pour clavier naissent aux côtés des Concertos Brandebourgeois. Ils sont ancrés aujourd'hui dans le répertoire international et jouent aussi un rôle important dans l'éducation musicale. Le pianiste et expert de Bach Robert Levin nous donne des clés d'écoute.
04:30
Nino Rota – La notte di un nevrastenico
En 2017, le Reate Festival de Rieti, en Italie, a présenté deux courts opéras composés par Nino Rota. Principalement reconnu pour ses trames cinématographiques et ses fidèles collaborations avec Frederico Fellini, Francis Ford Coppola et Luchino Visconti, Rota a commencé à composer des musiques sacrées et des opéras lorsqu’il était très jeune. Il possédait un esprit libre, une créativité et une imagination lui permettant de créer son propre style; ce qu’il a fait en alliant la tradition des grands opéras italiens classiques de Rossini, Puccini et Verdi au langage musical contemporain, une démarche qui l’a distingué des autres compositeurs de son époque. La première de La notte di un nevrastenico s’est tenue à Piccola Scala en 1960, et le libretto est signé Riccardo Bacchelli. Il s’agit d’une brève farce avec une fin tragique inattendue. Cette version a été interprétée par le Reate Festival Orchestra sous la direction de Gabriele Bonolis.
05:11
IVC 2021 - Demi-finale: Brahms, Britten et autres
La soprano Vassia Alati (Pays-Bas/Grèce, 1992) et le pianiste Yuto Kiguchi (Japon, 1989) interprètent « C’est l’extase langoureuse » tirée des Arriettes oubliées, L. 63, et « Fantoches » tirée des Fêtes galantes, L. 86, de Claude Debussy; Het goud van Vermeer de Bart Visman; « Lerchengesang » tirée de Vier Gesänge, op. 70, de Johannes Brahms; Gruppe aus dem Tartarus, op. 24, no 1, D. 583, de Franz Schubert; « Now the Leaves Are Falling Fast » tirée de On This Island, op. 11, de Benjamin Britten; et « I gria zoi » tirée de Mayovotana de Manolis Kalomiris dans le cadre des demi-finales de l’édition 2021 de l’International Vocal Competition ’s-Hertogenbosch, consacrée aux lieder en duo. Cette performance a été enregistrée au Musée Het Noordbrabants de la ville de ’s-Hertogenbosch, aux Pays-Bas.
05:35
Liszt – Concerto pour piano no 2, S.125
Alexander Ullman (1991, Royaume-Uni) interprète le Concerto pour piano no 2 (S125) de Franz Liszt dans le cadre de la finale du 11e Concours international de piano Franz Liszt, présenté au complexe TivoliVredenburg d’Utrecht en 2017.
06:00
Œuvres pour orgue de J. S. Bach
L’organiste allemand Ullrich Böhme interprète plusieurs pièces pour orgue signées J. S. Bach dans le cadre de ce concert livré à l’église Saint-Thomas de Leipzig, en Allemagne, en 2000. L’église Saint-Thomas est associée à plusieurs compositeurs, dont Felix Mendelssohn et Richard Wagner, mais tout particulièrement à Bach, qui en était le thomaskantor de 1723 jusqu’à sa mort, en 1750. Le programme de ce concert comprend la Toccata en ré mineur, BWV 565; Jesu, meine Freude, BWV 227/9; Nun danket alle Gott, BWV 657; Jesu bleibet meine Freude, BWV 147/6; Prélude et Fugue en la mineur, BWV 543; Vor deinen Thron tret ich hiermit, BWV 668; Toccata et Fugue en fa majeur, BWV 540; et une sélection de chœurs d’orgue tirés d’Orgelbüchlein : In dich hab ich gehoffet, Herr, BWV 640; Wenn wir in höchsten Nöten, BWV 641; Wer nur den lieben Gott läßt walten, BWV 642; Alle Menschen müssen sterben, BWV 643; et Ach wie nichtig, BWV 644.
06:57
Dvořák - Othello - Concert Overture, Op. 93
Andris Nelsons et sa femme, la grande soprano Kristine Opolais, et le Gewandhausorchester de Leipzig présentent un concert consacré à Antonin Dvořák, dans lequel les mélodies cachées par le compositeur dans toutes les couches de sa musique se déploient avec des nuances tendres, chaudes et douces. Les tempos de Nelsons demeurent calmes et décontractés, permettant à la beauté omniprésente de la musique de Dvořák d’inonder le Gewandhaus. Le programme du concert débute par l’ouverture pour orchestre Othello, op. 93. Opolais interprète ensuite le « Chant à la lune » tirée de Roussalka et « Chansons que ma mère m’a apprises » tirée des Mélodies gitanes, op. 55/4, suivies par la Polonaise, « O, marno, marno to je » de Roussalka et « Dobrá! Já mu je dám!... Jak je mi? » de l’opéra Dalibor de Smetana. Le concert se termine par une performance de la Symphonie no 9 en mi mineur, op. 95 (« Du Nouveau Monde »). Enregistré au Gewandhaus de Leipzig en mai 2017.
07:12
Brahms - Un requiem allemand, op 45
Dans ce concert enregistré en novembre 2016 à la magnifique basilique baroque de Sankt Florian, en Autriche – de laquelle Anton Bruckner a déjà été titulaire de l’orgue – le Wiener Singverein, le Cleveland Orchestra et son chef d’orchestre principal, Franz Welser-Möst, modèrent toute trace de grandiloquence là où l’émotion aurait aisément pu prendre le dessus. Ein Deutsches Requiem, op. 45, a pour effet de réconforter l’auditeur par des textes religieux qui ne sont pas traditionnellement associés à la messe de Requiem. En résulte une œuvre d’une grande intensité qui s’adresse à tous, peu importe leur foi, qu’ils soient croyants ou non. Les deux solistes au programme, Hanna-Elisabeth Müller et Simon Keenlyside, ont l’habitude des grandes scènes internationales. Müller s’est taillé une réputation enviable non seulement comme chanteuse d’opéra, mais également à titre de musicienne de concert. Keenlyside, natif de Londres, a bâti son impressionnante carrière sur les participations prestigieuses qu’il a faites tout au long de la dernière décennie.
08:24
IVC 2021 Demi-finale: Schubert, Ullmann et autres
La soprano Ana Carolina Coutinho (Brésil, 1993) et la pianiste Megumi Kuroda (Japon, 1989) interprètent Die Blumensprache, D. 519, de Franz Schubert; « Sonnenuntergang » tirée de Drei Hölderlin-Lieder de Viktor Ullmann; « Verschwiegene Liebe » tirée de Eichendorff-Lieder d’Hugo Wolf; « Il vole » et « Fleurs » tirées de Fiançailles pour rire, FP 101, de Francis Poulenc; « Wasserrose » tirée de Mädchenblumen, op. 22, de Richard Strauss; 風に乗せてうたへる春の歌八章; たたえよ、しらべよ、歌いつれよ de Kōsaku Yamada; et Het Goud van Vermeer de Bart Visman dans le cadre des demi-finales de l’édition 2021 de l’International Vocal Competition ’s-Hertogenbosch, consacrée aux lieder en duo. Cette performance a été enregistrée au Musée Het Noordbrabants de la ville de ’s-Hertogenbosch, aux Pays-Bas.
08:47
Modène - Ville de Belcanto
This documentary by Mark Perna shows the training and professional growth actions for opera singers, the promotion and enhancement of the cultural offer of the city and province of Modena and the maintenance and development of the Modenese musical tradition in the field of opera.
09:12
PIAM - Demi-finale I: Debussy, Chopin et Liszt
En 2019-2021, la première édition du Prix international Antonio Mormone (Premio Internazionale Antonio Mormone) a eu lieu dans la ville italienne de Milan. Ce concours international a été créé par Enrica Ciccarelli, présidente de la fondation La Società dei Concerti, en mémoire du célèbre découvreur de talents Antonio Mormone (1930-2017). La première édition était consacrée au piano. Dans le cadre de ce concours, Ying Li (Chine, 1997) interprète Images, livre I de Claude Debussy; Nocturne en do dièse mineur (op. 27, no 1) de Frédéric Chopin; et la « Paraphrase de concert sur Rigoletto » (S. 434) de Franz Liszt. Cette performance a été captée au Teatro Edi Barrio’s de Milan en février 2020.
10:01
Alphabet bourguignon I - d’Anonymous à Incertus
Profitez du marathon musical présenté en prélude du festival Oude Muziek 2018, à Utrecht. Durant ces trois concerts, Huelgas Ensemble chante un alphabet entier de compositeurs bourguignons; un pour chaque lettre. Le spectacle se consacre aux créateurs employés par la cour de Bourgogne, à l’exception de Josquin, le prince de la polyphonie. De concert avec Paul Van Nevel et les déplacements de masse des visiteurs, les chanteurs livrent leurs interprétations de chansons et de motets créés par des compositeurs célèbres ou à découvrir, comme Champion, Divitis, Binchois, de Orto, van Weebeke et plusieurs autres. Aux côtés d’« Anonymous » ou « Incognito », ils rendent hommage aux nombreux polyphonistes sans nom qui ont néanmoins apporté d’incroyables contributions au répertoire polyphonique du 15e siècle.
10:47
The Unanswered Ives
The Unanswered Ives est le premier documentaire sur le compositeur moderniste Charles Ives (1874-1954), considéré comme l’un des premiers Américains à avoir acquis une renommée internationale dans cette discipline. Né en 1874 à Danbury (Connecticut), Ives a commencé à prendre des leçons de musique dès son plus jeune âge, devenant organiste d’église à 14 ans. Après avoir étudié la musique à Yale, le jeune compositeur décide de choisir une autre voie professionnelle. Il commence à travailler dans le secteur des assurances et fonde avec un ami sa propre société, qui connaît un grand succès. Pendant son temps libre, Ives compose de la musique où il expérimente la polytonalité, le dodécaphonisme et les quarts de ton. Réalisé par Anne-Kathrin Peitz en 2018, ce film s’intéresse à la vie et à l’œuvre d’Ives sous toutes ses facettes : il explore son univers musical par le biais de performances dans des églises, des salles de concert, en plein air ou au cirque. On y découvre des entretiens avec des membres de la famille, des courtiers d’assurance, des musicologues et des musiciens, qui répondent à leur façon à une question : « Qui était Charles Ives? »
11:41
Beethoven - Symphonie no 3, op. 55
Les Dissonances est un collectif artistique créé par le violoniste David Grimal en 2004. L’ensemble sans chef d’orchestre est composé de musiciens issus des plus grandes scènes européennes, de solistes internationaux et de jeunes talents prometteurs. Ici, Les Dissonances présente la Symphonie no 3 en mi bémol majeur, op. 55, dite Eroica, de Ludwig van Beethoven. Admirateur des idéaux de la Révolution française, le compositeur avait initialement dédié sa symphonie à Napoléon Bonaparte. Toutefois, lorsqu’il a appris que ce dernier s’était autoproclamé Empereur, Beethoven a violemment effacé son nom du manuscrit. Composée entre 1803 et 1804, la symphonie est considérée comme un point de bascule de l’histoire de la musique occidentale ainsi que du style de Beethoven. La Symphonie no 3 est plus longue que les symphonies précédentes du compositeur. La pièce s’ouvre sur deux accords puissants, qui remplacent la longue introduction caractéristique des symphonies précédentes de Beethoven. Le thème central est ensuite introduit par les violoncelles et les contrebasses. Le deuxième mouvement est une marche funèbre tout en lenteur, suivi par un scherzo rapide. Le quatrième et dernier mouvement est dominé par un thème composé par Beethoven pour son ballet Les Créatures de Prométhé. Cette performance a été enregistrée à l’Opéra de Dijon, en France, en 2012.
12:30
PIAM - Finale: Beethoven et Brahms
L’héritage du réputé dénicheur de talents italien Antonio Mormone (1930-2017) se perpétue grâce au Premio Internazionale Antonio Mormone (PIAM), un concours de musique classique consacré à la relève. La première édition du concours, qui s’est déroulée dans diverses salles de Milan entre 2019 et 2021, était consacrée au piano. Dans le cadre de la finale du concours, Piotr Pawlak (Pologne, 1998) interprète la Sonate no 28 en la majeur, op. 101, de Ludwig van Beethoven, et la Sonate no 3 en fa mineur, op. 5, de Johannes Brahms. Cette performance a été enregistrée à la Sala Verdi du Conservatoire de Milan, en juillet 2021.
13:24
IVC 2019 - Finale: Schubert, Wolf et al.
La soprano Erika Baikoff (États-Unis, 1994) et le pianiste Gary Beecher (Irlande, 1993) interprètent « Suleika I, Was bedeutet die Bewegung » (op. 14, no 1 – D. 720) et Die Blumensprache (op. 173, no 5 – D. 519) et Die Gebüsche (D. 646) de Franz Schubert; « Lied vom Winde » et « Der Knabe und das Immlein », tirés des Mörike-Lieder de Hugo Wolf; « Fleur jetée » des Quatre mélodies (op. 39) de Gabriel Fauré; « C », extrait des Deux poèmes de Louis Aragon (FP 122) par Francis Poulenc; « Les lilas qui avaient fleuri », tiré de Clairières dans le ciel par Lili Boulanger; « Oranje may-lied » de Johanna Bordewijk-Roepman; et « Eti letniye nochi » (Ces nuits d’été) des Douze romances (op. 14) de Sergei Rachmaninoff, lors de la finale du Concours vocal international 2019 – Duo de lied. Cette performance a été captée au Theater aan de Parade à Bois-le-Duc (‘s-Hertogenbosch), aux Pays-Bas.