01:00
Holst - Les Planètes
Sous la direction de Conrad van Alphen, la Sinfonia Rotterdam et le Nationaal Vrouwen Jeugdkoor interprètent Les Planètes, op. 32 de Gustav Holst au palais de concerts De Doelen de Rotterdam, en 2019. Van Alphen a fondé la Sinfonia Rotterdam en 2000. Sous son leadership passionné, l’orchestre est rapidement devenu l’un des ensembles musicaux les plus réputés des Pays-Bas. Holst a créé Les Planètes entre 1914 et 1916 pour exprimer son intérêt envers l’astrologie. Cette suite pour orchestre est composée de sept mouvements nommés d’après les planètes connues à l’époque (à l’exception de la Terre) et leur signe astrologique correspondant : Mars, celui qui apporte la guerre; Vénus, celle qui apporte la paix; Mercure, le messager ailé; Jupiter, celui qui apporte la gaieté; Saturne, celui qui apporte la vieillesse; Uranus, le magicien; et Neptune, le mystique. Le mouvement consacré à Jupiter comprend une mélodie glorieuse qui est aujourd’hui largement connue, adaptée par Holst lorsqu’il a mis en musique le poème I Vow to Thee, My Country. Le dernier mouvement des Planètes comprend un chœur féminin qui donne à la musique une atmosphère mystérieuse et céleste.
01:53
Stravinsky, Webern and Debussy
Ce concert de l’Orchestre philharmonique de Bruxelles fait la part belle aux styles musicaux variés de la première moitié du XXe siècle. Le programme s’ouvre avec les Cinq pièces pour orchestre Op. 10 (1913) d’Anton Webern. Ces cinq compositions ultra-courtes ne sont pas liées d’un point de vue thématique, et ne comprennent pas de plan formel traditionnel ni de relations tonales. Tout un défi pour l’auditeur! Après l’impressionniste Jeux de Claude Debussy (1913), l’ensemble mené par le chef d’orchestre Michel Tabachnik se concentre sur l’œuvre de l’un des compositeurs les plus célébrés de la musique moderne : Igor Stravinsky. Son premier ballet, L’Oiseau de feu (1910) représente le clou du concert.
02:51
Patmos - Un documentaire musical
Chaque été, l'île grecque de Patmos accueille le Festival Musical de Patmos, un événement musical unique qui comprend à la fois un Festival de Musique de Chambre et un Festival de Musique Sacrée. Ce documentaire capture l'édition 2024, présentant les prestations de solistes et d'ensembles de renom du monde entier. Le programme inclut le directeur artistique du festival et pianiste Roberto Prosseda, Steven Isserlis, Irène Duval, Michael Guttman et le Brussels Chamber Orchestra, ainsi que Peter Phillips et The Tallis Scholars. Dans des interviews, plusieurs artistes partagent leurs expériences lors de ce festival intime et l'atmosphère unique de l'île. Le documentaire a été produit par l'Association du Festival Musical de Patmos et réalisé par Alberto Girotto.
03:45
Von Weber - Der Freischütz
Cette production unique de l’opéra Der Freischütz de Carl Maria von Weber a été créée pour célébrer le 200e anniversaire de sa première au Konzerthaus de Berlin, ainsi que le 200e anniversaire de la salle de concert elle-même. La troupe de théâtre catalane La Fura dels Baus, qui a acquis une renommée internationale pour ses opéras d’avant-garde, a créé une forêt virtuelle dans la grande salle du Konzerthaus et livre une nouvelle interprétation palpitante de l’œuvre romantique de Von Weber. Le metteur en scène Carlus Padrissa décrit la production comme « un voyage jusqu’aux racines de l’opéra, où le mythe, l’histoire et la réalité actuelle de la forêt se rencontrent ». Christoph Eschenbach dirige le Konzerthausorchester Berlin et le Rundfunkchor Berlin lors de cette représentation. Parmi les solistes figurent Jeanine De Bique (Agathe), Anna Prohaska (Ännchen), Benjamin Bruns (Max), Falk Struckmann (Kaspar), Franz Hawlata (Kuno) et Viktor Rud (Kilian). Cette performance a été captée le 18 juin 2021.
05:59
Mozart - Sonata pour piano no 13, KV 333
Roberto Prosseda (1975) interprète la Sonate pour piano no 5 de Mozart (KV. 283) et Quatre impromptus, op. 90, de Franz Schubert, pour terminer avec Chopin et les défis techniques de Ballade no 4, op. 52. Surtout reconnu pour son interprétation d’œuvres récemment découvertes ayant été créées par Mendelssohn, Prosseda a enregistré une série de neuf CD pour Decca portant sur les compositions pianistiques de ce dernier. Depuis 2012, Prosseda livre aussi des conférences-concerts avec le pianiste robot TeoTronico, sous la forme de spectacles éducatifs ou pour toute la famille, afin de démontrer les différences entre la production littérale de la musique et son interprétation humaine.
07:00
Mahler - Das Lied von der Erde
Contemplez la brève et infinie joie de la vie et le spectre menaçant de la mort dans le cycle de chansons profondément poignant de Mahler, « Das Lied von der Erde » – une œuvre aussi épique par sa taille et son envergure que ses symphonies monumentales. La mezzo-soprano Magdalena Kožená et le ténor Andrew Staples rejoignent Sir Simon Rattle pour notre première représentation au Barbican depuis plus d’un an, vous emmenant dans le voyage profondément personnel de Mahler. Écrit dans les dernières années de sa vie et après la mort tragique de sa fille, Mahler lutte avec la fugacité de la vie, contrastant des moments de vivacité et de bonheur avec une introspection profonde et une mélancolie à travers certaines de ses plus belles compositions symphoniques. Enregistré le 9 mai 2021.
08:12
Saint-Saëns - Le Carnaval des animaux
Le chef d’orchestre mexicain Carlos Miguel Prieto dirige l’Orquesta Sinfónica de Minería dans une performance du Carnaval des animaux (1886) de Camille Saint-Saëns. Cette suite est composée de 14 mouvements, qui incarnent chacun un animal différent. Saint-Saëns ayant été inquiet de l’impact de cette fresque animalière remplie d’humour sur sa réputation de compositeur sérieux, l’œuvre a été publiée à titre posthume, en 1922. « Le cygne », composé pour violoncelle et deux pianos, est le seul mouvement qu’il a accepté de publier de son vivant. Ce mouvement iconique met en scène une magnifique mélodie ondoyante au violoncelle, doucement accompagnée par le piano, qui évoque l’image d’un cygne glissant gracieusement sur l’eau. Dans cette performance enregistrée à l’Auditorio Nacional de Mexico, en 2021, chaque mouvement est introduit par maestro Prieto.
08:40
Beethoven - Quatuors à cordes nos 1, 9 et 10
Le réputé quatuor à cordes français Quatuor Ébène a souligné le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827) avec un projet remarquable : l’enregistrement de l’ensemble de ses seize quatuors à cordes. Pendant cinq ans, les violonistes Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, l’altiste Marie Chilemme et le violoncelliste Raphaël Merlin ont plongé corps et âme dans ces 650 pages de musique en feuille, couvrant trois décennies de la prolifique carrière de Beethoven. Cet effort a culminé en six concerts captivants présentés à la Philharmonie de Paris à l’automne 2020. Le Quatuor Ébène a exploré toutes les facettes des quatuors à cordes de Beethoven, du dynamisme des quatuors à cordes de l’opus 18 aux quatuors Razumovsky, Les Harpes et Quartetto Serioso (opus 59, 74 et 95) de sa période intermédiaire, jusqu’à la profondeur de ses quatuors tardifs (opus 127 à 135). Dans ce programme, le Quatuor Ébène interprète le Quatuor à cordes no 1 en fa majeur, opus 18, no 1; le Quatuor à cordes no 10 en mi bémol majeur, opus 74, dit « Les Harpes »; et le Quatuor à cordes no 9 en do majeur, opus 59, no 3, dit « Razumovsky ». Ce concert a été enregistré à la Philharmonie de Paris, le 13 octobre 2020.
10:19
Schumann - Fantasiestücke Op. 73
Pour célébrer son 80e anniversaire, la pianiste argentine Martha Argerich propose un concert captivant consacré à la musique de chambre, présenté dans le cadre enchanteur du Château de Chantilly, en France. Pour l’occasion, la « grande dame du piano » est accompagnée par plusieurs artistes de renom, dont les pianistes Evgeny Kissin, Iddo Bar-Shaï et Arielle Beck, les violonistes Gidon Kremer, Maxim Vengerov et Tedi Papavrami, le violoncelliste Mischa Maisky et le bugliste Sergei Nakariakov, ainsi que sa fille Lyda Chen-Argerich (piano et alto) et son petit-fils David Chen-Argerich (piano). Le programme de ce concert comprend Gratulationsrondo pour piano et violon d’Alfred Schnittke; les Préludes nos 5, 21 et 24 des 24 Préludes, op. 100, de Mieczysław Weinberg (arrangements pour violon solo de G. Kremer); la valse et la gloire tirées des Six morceaux, op. 11, et Romance à six mains de Sergueï Rachmaninov; Liebesleid de Fritz Kreisler; Fantasiestücke, op. 73, et le Quintette pour piano en mi bémol majeur, op. 44, de Robert Schumann; et « Laideronnette, impératrice des Pagodes » tirée de Ma mère l’Oye de Maurice Ravel. Ce concert a été enregistré le 11 juin 2021.
10:30
Teatro Regio behind the scenes
Peu de théâtres italiens peuvent se vanter d’être un point de référence absolu pour la culture nationale et mondiale. Pilier de la vie de Turin, le Teatro Regio est à la fois un symbole d’excellence de la tradition lyrique nationale et une scène prestigieuse accueillant des opéras, des ballets, des concerts et des comédies musicales d’une grande substance. Ce court documentaire offre une incursion dans les coulisses du Teatro Regio et témoigne de la réputation enviable qui le précède depuis son ouverture, en 1740.
11:00
Beethoven - Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125
Le chef d’orchestre suisse Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont enregistré le cycle complet des symphonies de Ludwig van Beethoven entre 2014 et 2015. Dans le cadre de ce concert enregistré à l’Opéra Bastille de Paris, en France, en 2015, Jordan dirige l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Paris, ainsi que quatre chanteurs, dans une performance de la Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125, de Beethoven. Les solistes sont la soprano Ricarda Merbeth, la mezzo-soprano Daniela Sindram, le ténor Robert Dean Smith et la basse Günther Groissböck. Beethoven a composé son ultime symphonie entre 1822 et 1824, alors qu’il était presque entièrement sourd. Plus longue des symphonies de Beethoven, la Neuvième symphonie est sans doute également la plus grandiose, notamment en raison de son mouvement final, lors duquel un chœur et quatre solistes chantent le poème An die Freude (Ode à la joie) de Friedrich von Schiller.
12:15
Œuvres pour violon et piano: Mozart, Falla et al.
Pour souligner la Journée internationale des femmes, la violoniste italienne Laura Marzadori et le pianiste italien Andrea Bacchetti livrent un magnifique concert sur les planches du Teatro Sociale di Camogli, en Italie. Au programme se trouvent la Sonate no 18 en sol majeur, K. 301, de Wolfgang Amadeus Mozart; la Sonate no 5 en fa majeur, op. 24, de Ludwig van Beethoven; la Suite populaire espagnole de Manuel de Falla (transcription de Paul Kochaniski); Introduction et Rondo capriccioso en la mineur, op. 28, de Camille Saint-Saëns; et « Méditation » tirée de l’opéra Thaïs de Jules Massenet. Cette performance a été enregistrée le 8 mars 2022.
13:28
In the Organ's Stomach
Olivier Latry, organiste titulaire actuel du Grand Orgue de Notre-Dame, présente les rouages de son instrument unique aux spectateurs dans le cadre d’un voyage stationnaire à travers paysages, histoire et aventures incroyables. Au-delà de sa fonction religieuse originelle, le grand orgue conçu par Cavaillé-Coll a captivé les compositeurs de toutes les époques et témoigne d’une modernité absolue. Olivier Latry est considéré comme l’un des plus grands organistes de sa génération, tant en France qu’à l’étranger. Il se considère comme un ambassadeur de la musique française du 17e au 20e siècle, ainsi qu’un défenseur de l’art de l’improvisation. Ce documentaire comprend le Boléro de Pierre Cochereau, Carillon de Westminster et le scherzo de la Symphonie no 2 de Louis Vierne, la Sonate no 1 d’Alexandre Guilmant, la Symphonie gothique de Charles-Marie Widor, Cortège et Litanie de Marcel Dupré et Passacaille et Fugue de Jean-Sébastien Bach.
14:21
Beethoven - Symphonie no 8 en fa majeur, op. 93
Le chef d’orchestre suisse Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont enregistré le cycle complet des symphonies de Ludwig van Beethoven entre 2014 et 2015. Dans cette performance, Jordan dirige la Symphonie no 8 en fa majeur, op. 93, de Beethoven. Cette œuvre a été composée en 1812 et a été présentée en première en 1814, dans le cadre d’un concert comprenant également la Septième Symphonie, pièce composée immédiatement après, et La Victoire de Wellington. La Symphonie no 8 est la plus courte des neuf symphonies de Beethoven, et ne présente pas de mouvement réellement lent. Plutôt, son deuxième mouvement, l’allegretto scherzando, affiche un « tic-tac » rythmique joué de manière régulière par les bois tout au long du mouvement, sans doute en référence à l’andante de la Symphonie no 101, dite « L’horloge », de Joseph Haydn. Cette performance a été enregistrée à l’Opéra Bastille de Paris, en France, en 2015.
15:02
Schubert - Winterreise
Le baryton Samuel Hasselhorn et le pianiste Daniel Heide interprètent le cycle de chansons de Franz Schubert, Winterreise (« Voyage d'hiver »). Schubert, alors âgé de 30 ans, a composé ce chef-d'œuvre en 1827, un an avant sa mort. À l'instar de son précédent cycle de lieder Die schöne Müllerin (1823), Winterreise met en musique les poèmes de Wilhelm Müller (1794-1827). À travers vingt-quatre lieder, nous suivons un jeune homme rejeté dans un voyage solitaire à travers un paysage glacé. Errant comme une âme en peine, tourmenté par ses souvenirs, il cherche la paix. Cette performance a été enregistrée au Schloss Wörlitz, partie du Jardin de Dessau-Wörlitz, près de Dessau, lieu de naissance et de repos final de Wilhelm Müller.