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Gluck - Iphigénie en Tauride
Iphigénie en Tauride est un opéra tragique du compositeur allemand Christoph Willibald Gluck. Écrite pour la scène française, l’œuvre est présentée pour la première fois en 1779 à l’Académie royale de musique à Paris où elle connaît un vif succès. Il s’agit de l’un des « opéras réformés » de Gluck, dans lesquels le compositeur visait à ce que la musique entre au service des textes dramatiques et de leur expression. Le livret, conçu par Nicolas-François Guillard, est écrit d’après la tragédie éponyme de Claude Guimond de La Touche, elle-même inspirée du dramaturge de la Grèce antique Euripide. Après la guerre de Troie, Iphigénie, qui devait être sacrifiée par son père Agamemnon, est enlevée par Diane et emmenée à Tauride, où elle devient haute prêtresse de la déesse. Dans cette production, Diego Fasolis dirige l’Orchestre National des Pays de la Loire et le Chœur d’Angers Nantes Opéra. Parmi les solistes, comptons notamment Marie-Adeline Henry, Charles Rice, Sébastien Droy, Jean-Luc Ballestra et Élodie Hache. Cette prestation a été enregistrée au Grand Théâtre d’Angers, en France, en 2020.
01:50
Hearing the Silence
Âgé de soixante-dix ans, Claudio Abbado est l’un des chefs d’orchestre les meilleurs et les plus respectés au monde. Il a occupé le poste de directeur musical de La Scala de Milan de 1968 à 1986, celui de l’Opéra de Vienne de 1986 à 1991, et du Berlin Philharmonic de 1989 à 2002. Ardent défenseur du développement des jeunes talents musicaux, il a joué un rôle clé dans la création du Chamber Orchestra of Europe, de l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne et du Gustav Mahler Youth Orchestra. Après une grave maladie, il entreprend une nouvelle étape de sa carrière en fondant l’Orchestre du Festival de Lucerne. Le réalisateur Paul Smaczny a suivi sa carrière au fil des ans, et l’a régulièrement filmé et interviewé. Dans ce profil, Abbado parle de sa vie et de son travail, de sa conception de la musique et de ses compositions préférées. Des entrevues inédites sont associées à des images du chef d’orchestre en répétition et en concert, des entrevues avec des amis et collègues, et des documents d’archives. Ce portrait présente le « penseur silencieux » sous un jour nouveau et inattendu.
02:58
Memory of a Concert
En 2006, Gidon Kremer et Martha Argerich ont entrepris une tournée où ils interprétaient des solos et des duos signés Bartók et Schumann. Le documentaire Memory of a Concert capture le dernier concert de la série, présenté à la Philharmonie de Berlin. On y retrouve une performance solo rare d’Argerich ainsi que les commentaires personnels et touchants de Kremer. Le programme du concert comprend notamment la Sonate pour violon no 1, op. 10, la Sonate pour violon no 2, op. 121, et Kinderszenen, op. 15 de Schumann, et la Sonate pour violon no 1, Sz 75, et la Sonate pour violon no 2, Sz 76 de Bartók.
03:54
Sibelius – Symphonie No. 6
En 2013, Hannu Lintu a été nommé premier chef de l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise. Lintu a étudié le piano et le violoncelle au Conservatoire de Turku, dans le Sud-Ouest de la Finlande, et à l’Académie Sibelius, où il a également commencé la direction d’orchestre. En 2012, il a donné plusieurs concerts avec l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise, s’avérant un successeur logique de Sakari Oramo, qui s’est démis de ses fonctions en 2012 après de nombreuses années de service comme chef d’orchestre et premier violon. L’orchestre s’est spécialisé dans l’interprétation de musique finnoise, mais interprète également les grandes œuvres d’entre autres Gustav Mahler et Béla Bartók. Le Finnois Jean Sibelius est le compositeur préféré de l’orchestre et de son chef. En coopération avec la radio-télévision publique nationale de Finlande (Yle), l’orchestre a enregistré les sept symphonies de Sibelius. L’exécution de chaque symphonie est précédée d’une brève introduction. En composant sa Cinquième Symphonie, Sibelius a mis de côté certains passages qui n’étaient pas compatibles avec cette symphonie et il les a utilisés dans sa Sixième Symphonie. La musique de sa Sixième Symphonie est basée sur des lignes modales, qui sont souvent utilisées dans la musique religieuse. Cette symphonie contient peu de lignes mélodiques et a un caractère plutôt sombre ; de là le surnom « Quand les ombres s’allongent ».
04:52
Grieg - Concerto pour piano en la mineur, op. 16
Le chef d’orchestre Jan Latham-Koenig dirige l’Orchestre symphonique de Flandre dans une performance du Concerto pour piano en la mineur, op. 16, d’Edvard Grieg mettant en vedette le pianiste français Pascal Amoyel comme soliste. Grieg a composé cette pièce – son seul concerto – en 1868 en s’inspirant de la musique folklorique norvégienne. D’abord présentée le 3 avril 1869 à Copenhague, au Danemark, avec Edmund Neupert comme soliste, l’œuvre a été reçue avec enthousiasme par le public. La première norvégienne a eu lieu quelques mois plus tard. Cette performance a été enregistrée au Concertgebouw de Bruges, en Belgique, le 21 avril 2016.
06:00
Mozart - Symphonie no 41, K. 551
Jeffrey Tate dirige l’English Chamber Orchestra dans une performance de la Symphonie no 41 (K. 551), dite « Jupiter », de Mozart. Cette symphonie est la dernière d’une série de trois composée par Mozart en succession rapide à l’été 1788. Elle est reconnue pour son humour, son énergie exubérante et sa portée impressionnante pour une œuvre de cette période, d’où son surnom de « Jupiter ». Mozart composait généralement ses pièces selon les commandes, mais les spécialistes du compositeur n’ont trouvé aucune indication à cet effet pour cette 41e symphonie, de sorte qu’on pense qu’il l’aurait composée dans l’espoir de la vendre ou de la présenter en concert à Vienne. Mise en scène : János Darvos.
06:38
Smetana – Vltava (La Moldau) de Má vlast
La violoniste géorgienne Lisa Batiashvili et le chef d’orchestre québécois Yannick Nézet-Séguin se joignent au Berliner Philharmoniker le temps d’un magnifique concert entièrement consacré à la musique tchèque à la Waldbühne de Berlin, en 2016. Si l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie ont donné naissance à un nombre incalculable de grands compositeurs classiques, on oublie souvent que la République tchèque a aussi été un terreau fertile pour le genre, nous ayant notamment donné Antonin Dvořák, Bedřich Smetana, Leoš Janáček et Bohuslav Martinů. Ce concert débute par le célèbre Má Vlast de Smetana, se poursuit avec le Concerto pour violon en la mineur de Dvořák, interprété par Lisa Batiashvili, et se termine par la pièce maîtresse, la Symphonie no 6 de Dvořák.
06:51
Œuvres de Mendelssohn, Grieg et Beethoven
Le chef d’orchestre Jan Latham-Koenig dirige l’Orchestre symphonique de Flandres dans un concert enregistré au Concertgebouw de Bruges, en Belgique, le 21 avril 2016. Le programme débute avec l’ouverture Die Hebriden (Les Hébrides), op. 26, de Felix Mendelssohn, une œuvre inspirée par la nature de l’île écossaise de Staffa, dans l’archipel des Hébrides, qui a fortement impressionné le compositeur lors d’un de ses voyages dans les îles Britanniques. Le programme se poursuit avec le Concerto pour piano en la mineur, op. 16, d’Edvard Grieg, mettant en vedette le soliste Pascal Amoyel. Cette pièce, le seul concerto signé Grieg, a été achevée en 1868, et s’inspire de la musique folklorique norvégienne. Le concert se termine avec la Symphonie no 7 en la majeur, op. 92, de Ludwig van Beethoven. Cette pièce est très populaire, notamment en raison de son deuxième mouvement, un allegretto très émouvant, qui a suscité une demande de rappel immédiate lors de la première de l’œuvre, en 1813.