00:00
Franck - Stradella
Le 19 septembre 2012, Liège, le centre économique et culturel de la Wallonie, a rouvert son opéra, ancrant l’un des plus importants opéras européens dans la modernité. La saison s’est ouverte avec l’opéra Stradella de César Franck, un compositeur natif de Liège. Le manuscrit de cette œuvre inachevée datant de 1842 a été retrouvé à la Bibliothèque nationale de France en 1984. La première production mondiale a été présentée à l’Opéra royal de Wallonie, dans une orchestration de Luc Van Hove mise en scène par le cinéaste Jaco Van Dormael. Stradella raconte l’histoire du duc de Pesaro, qui ordonne à son lieutenant Spadoni d’enlever la belle Leonor pendant le carnaval de Venise. Après l’avoir enfermée dans son manoir, le duc tente de gagner son cœur en employant le célèbre chanteur Stradella pour la courtiser, sans savoir que Stradella et Leonor sont déjà amoureux. Musique de César Franck. Libretto d’Émile Deschamps et Émilien Pacini.
01:58
Waldbühne 2004 - Nuit avec Tchaïkovski
The Berliner Philharmoniker and Lang Lang under the baton of Sir Simon Rattle
03:36
Stingray Originals - Seljan Nasibli
Originaire d’Azerbaïdjan, Seljan Nasibli a commencé à jouer du piano et du violon à tout juste cinq ans. Après être déménagée en Angleterre à un jeune âge, elle a été encouragée à poursuivre ses aspirations musicales et a choisi de chanter du jazz. Or, ses professeurs à l’Université d’Oxford ont décelé chez la jeune femme une tendance opératique certaine, et l’ont invitée à suivre une formation classique. Nasibli a terminé ses études au Royal College of Music, où elle a décroché une maîtrise en performance vocale. Dans cet épisode de Stingray Originals, Nasibli interprète « Signore, ascolta! » et « Tu, che di gel sei cinta » tirées de Turandot de Puccini, et « Quando m’en vo’ » (La Valse de Musette) de La Bohème, du même compositeur.
03:59
Dvořák - Concerto pour violoncelle, op. 104
Emmanuel Krivine dirige l’Orchestre philharmonique du Luxembourg et le violoncelliste Aleksandr Khramouchin dans une performance du Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104, d’Antonin Dvořák. Faisant partie des concertos pour violoncelle les plus populaires du répertoire classique, le Concerto pour violoncelle en si mineur a été composé par Dvořák pendant les trois années qu’il a passées à la barre du National Conservatory of Music de New York. Achevée en 1895, l’œuvre a été dédiée à Hanuš Wihan, ami de Dvořák et violoncelliste tchèque de renom. Wihan a d’ailleurs fait plusieurs suggestions d’améliorations à la pièce, notamment l’ajout de deux cadences, parmi lesquelles Dvořák n’a accepté que quelques changements mineurs. Fait intéressant, le deuxième mouvement du concerto comprend une mélodie tirée de « Lasst mich allein » (Laissez-moi seule), composition de Dvořák adorée de sa belle-sœur Josefina Čermáková, qui était alors malade et décéda peu après. Cette performance a été enregistrée en mai 2011.
04:46
CMIM Voix 2022 - Demi-finale: Meredith Wohlgemuth
La soprano Meredith Wohlgemuth (États-Unis, 1995) interprète « Shadowinnower », tiré de Two Poems of Agueda Pizarro par Joseph Schwantner; « Erwartung » and « Erhebung » des 4 Lieder (op. 2) d’Arnold Schoenberg; « Lied der Delphine », extrait de Zwei Szenen aus dem Schauspiel 'Lacrimas' (D. 857) par Franz Schubert; Trois poèmes de Louise Lalanne (FP. 57) de Francis Poulenc; ainsi que « Rose », « Gris » et « Mauve », du cycle Fantaisie dans tous les tons de Lionel Daunais, lors des demi-finales du volet Mélodie du Concours musical international de Montréal 2022 (CMIM). Cette performance a été captée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
05:14
Rachmaninov - Concerto pour piano n° 4, op. 40
Fabio Luisi dirige l’Orchestre symphonique national du Danemark lors d’une puissante performance tirée des célébrations en l’honneur du 150e anniversaire du compositeur national du Danemark, Carl Nielsen. Aux côtés de l’ironique Symphonie no 6 de Nielsen, le concert présente la pianiste française de renommée mondiale Lise de la Salle en tant que soliste du Concerto pour piano no 4 de Rachmaninov. Ce concerto méconnu a disposé de trois versions distinctes pendant que le compositeur était encore vivant, et il est caractérisé par son mouvement chromatique audacieux et ses qualités évoquant le jazz. Luisi et de la Salle possédaient déjà de l’expérience avec ce morceau, car ils l’avaient interprété et enregistré ensemble auparavant. Cette performance a été captée au DR Koncerthuset de Copenhague, au Danemark, en 2017.
06:00
Beethoven - Concerto pour violon, Op. 61
Le violoniste israélien Itzhak Perlman et l’Orchestre philharmonique de Berlin interprètent le Concerto pour violon, op. 61 de Ludwig van Beethoven sous la direction de Daniel Barenboim. Beethoven a dédié son Concerto pour violon à son collègue Franz Clement, un important violoniste de l’époque. La première de la pièce a été présentée à Vienne en 1806. N’ayant malheureusement pas connu le succès escompté, la pièce a seulement été interprétée à une poignée de reprises au cours des décennies suivantes. Cependant, l’œuvre a connu un second souffle en 1844, lorsque le jeune violoniste Joseph Joachim, alors âgé d’à peine 12 ans, l’a interprétée avec la London Philharmonic Society, sous la direction de Mendelssohn. Depuis, le Concerto pour violon de Beethoven figure parmi les concertos les plus importants du répertoire classique. Cette œuvre réputée pour sa vaste gamme de cadenzas pose un grand défi technique et intellectuel, relevé avec brio par Perlman et l’Orchestre philharmonique de Berlin.
06:50
Glass - Concerto pour deux pianos
Dans le cadre d’une nouvelle collaboration avec Philip Glass, célèbre compositeur de « pièces aux structures répétitives », les pianistes françaises Katia et Marielle Labèque interprètent la première européenne du Concerto pour deux pianos de Glass, en compagnie de l’Orchestre de Paris. Ce concert est dirigé par Jaap van Zweden, directeur musical du New York Philharmonic.
07:18
Symphonies en ré de Mozart et Voríšek
Dans ce concert présenté en 2020 au Gewandhaus de Leipzig, en Allemagne, Herbert Blomstedt dirige le Gewandhausorchester le temps d’une virée musicale en République tchèque. Le programme s’ouvre avec la Symphonie en ré majeur, op. 23, du compositeur bohémien Jan Václav Hugo Voríšek (1791-1825). Cette pièce écrite en 1821 est la seule symphonie du compositeur. Bien qu’elle n’ait jamais été interprétée de son vivant, elle est aujourd’hui l’une de ses œuvres les plus populaires. Le programme se poursuit avec la Symphonie no 38 en ré majeur, K. 504, de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette œuvre a été présentée pour la première fois dans la capitale tchèque en 1787 lors d’une visite du compositeur, et est donc fréquemment surnommée Symphonie de Prague.
08:36
Telemann - Der am Ölberg zagende Jesus, TWV 1: 364
Le documentaire Jaroussky chante Bach et Telemann dresse le portrait d’un chanteur très spécial et de deux compositeurs d’exception. Quand Philippe Jaroussky chante des œuvres de Telemann et de Bach de sa voix angélique presque intemporelle, n’appartenant à aucune époque, il est évident que la force émotionnelle et la puissance purificatrice de la musique des deux compositeurs n’ont pas été perdues au cours des siècles. Les œuvres interprétées dans ce film sont Jesus liegt in letzten Zügen, la sinfonia tirée de Brockes-Passion, et Der am Ölberg zagende Jesus de Telemann, et la sinfonia tirée de Ich hatte viel Bekümmernis et Ich habe genug de Bach.
08:49
Villa-Lobos: Musique pour violoncelle et piano IV
Dans ce documentaire en six parties sur la vie et l’œuvre d’Heitor Villa-Lobos, la réalisatrice Liloye Boubli convie les téléspectateurs à la rencontre de ce monument de la musique classique brésilienne. Ce compositeur, chef d’orchestre, violoncelliste et guitariste classique est né en 1887 à Rio de Janeiro et a grandi dans un Brésil aux prises avec d’immenses changements sociaux – notamment la révolution sociale et la modernisation, et l’abolition de l’esclavage en 1888 – pour devenir l’un des compositeurs sud-américains les plus connus de tous les temps. Dans le quatrième épisode de cette minisérie, un groupe de musiciens explorent les œuvres influentes que sont les Bachianas brasileiras de Villa-Lobos, tout particulièrement « Ária (Cantilena) », l’une des œuvres les plus connues du compositeur.
09:14
Beethoven - Sonate pour piano no 31, op. 110
Comment pouvons-nous pénétrer dans l’esprit créatif de Beethoven, tout particulièrement pour comprendre ce que signifiait la perte considérable de son ouïe lors des dernières années de sa vie? Le plus récent enregistrement des Sonates pour piano, opus 109, 110 et 111, de Beethoven par le pianiste Tom Beghin constitue une exploration artistique de la façon dont la musique du compositeur a été façonnée par l’environnement de travail qu’il a créé avec ses collègues et amis. Beghin interprète non seulement la trilogie de chefs-d’œuvre pianistiques sur une magnifique nouvelle réplique du piano Broadwood de Beethoven, mais il utilise également une reconstruction de la Gehörmaschine, soit la prothèse auditive qui était installée sur le piano du compositeur pour lui permettre de continuer de créer de la musique malgré le déclin de son audition. « Tu entends mieux lorsque tu places ta tête sous cette machine, n’est-ce pas? », a jadis demandé André Stein à Beethoven. Deux siècles plus tard, nous pouvons nous aussi placer notre tête sous la machine et nous demander : « Entendez-nous Beethoven différemment? » Beghin nous invite à pénétrer dans la machine, pour ressentir et entendre l’essence des vibrations exubérantes et irrésistiblement poétiques de Beethoven. Inside the Hearing Machine est une invitation au cœur du terrain de jeu multisensoriel d’un compositeur sourd pour qui la machine était plus qu’une prothèse auditive, et qui interagissait avec son instrument à l’aide de bien plus que le simple son.
10:04
Arvo Pärt - Kanon Pokajanen
Arvo Pärt a basé son Kanon Pokajanen sur le Canon de la repentance à notre Seigneur Jésus-Christ, tiré des premiers manuscrits catholiques en langue slave datant du VIe siècle. Le canon symbolise le changement, le passage du jour à la nuit, la transition de l’Ancien au Nouveau Testament, la prophétie et sa réalisation, le monde terrestre et l’au-delà. Il juxtapose l’humain et le divin, la faiblesse et la force, la souffrance et la rédemption, la mortalité et l’immortalité. La version du Kanon Pokajanen présentée sur les ondes de Stingray Brava est livrée par le chœur de chambre Aquarius, un ensemble vocal flamand reconnu pour son inventivité et son audace. Son interprétation du Kanon Pokajanen est un excellent exemple de la vision unique de ce chœur : les chanteurs sont positionnés en cercle au centre de l’église sombre, uniquement éclairée à la chandelle, et se produisent pendant près de deux heures.