00:00
Mariken in the Garden of Earthly Delights
L’opéra Mariken in the Garden of Earthly Delights, mis en musique par Calliope Tsoupaki, est basé sur la pièce Mariken van Nieumeghen (vers 1515). En cinq siècles, cette histoire ancienne n’a rien perdu de son pouvoir et fait incontestablement partie du canon de la culture néerlandaise. Cet opéra suit Mariken, jeune femme curieuse, mais vulnérable, dans son voyage vers un monde obscur. En chemin, elle rencontre des personnages intrigants, notamment une tante aux allures de sorcière, un diable séducteur et un pape inquisitorial. Cette version de l’opéra met en scène les ensembles ASKO|Schönberg et Tetraktys et les solistes Hannah Hoekstra (Mariken), Harry van der Kamp (l’oncle), Jill Feldman (la tante), Julian Podger (Moenen) et Michael Chance (le Pape), sous la direction musicale de Hernán Schvartzman. Mise en scène de Serge van Veggel et réalisation de Sonia Herman Dolz. Enregistré au Théâtre Royal de La Haye, en 2015.
02:03
Mahler - Symphonie No. 7
Le chef d’orchestre néerlandais Bernard Haitink dirige le Berliner Philharmoniker dans cette interprétation de la Symphonie no 7 de Gustav Mahler, enregistrée à la Berliner Filharmonie en 1993. Cette symphonie pour orchestre a été présentée pour la première fois en 1908 à Prague, sous la direction de Mahler lui-même. Quelques semaines plus tard à peine, la pièce avait déjà été interprétée aux Pays-Bas et en Allemagne, mais le public n’est pas tombé immédiatement sous le charme de ses mélodies. Composée de cinq mouvements, cette œuvre présente un plan tonal plus complexe que celui des symphonies précédentes de Mahler. Les deux premières parties de la symphonie, appelées « Nachtmusik », ou musique de nuit, sont inspirées de la toile La Ronde de nuit de Rembrandt. La finale, sans doute le passage le plus exubérant composé par Mahler, conclut la symphonie d’une façon aussi étrange que somptueuse.
03:26
Behind the Scenes at the Zurich Opera House
L’Opéra de Zurich figure parmi les opéras les plus réputés d’Europe. Quinze premières y sont présentées chaque année, ce qui représente un accomplissement majeur compte tenu du travail impressionnant mis dans chacune des productions. Ce documentaire captivant offre un regard privilégié dans les coulisses de l’Opéra de Zurich et suit la création intensive d’une nouvelle production, Il Barbiere di Siviglia de Gioachino Rossini, mettant en scène Vesselina Kasarova dans le rôle de Rosina. Le film présente également la préparation d’autres productions, notamment un atelier de création de Siegfried de Richard Wagner, mis en scène par Robert Wilson, et une répétition du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky, chorégraphié par Heinz Spoerli. Ce documentaire lève le rideau sur plusieurs facettes captivantes de la vie d’un opéra.
04:20
Beethoven - Symphonie no 6 en fa majeur, op. 68
Le chef d’orchestre suisse Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont enregistré le cycle complet des symphonies de Ludwig van Beethoven entre 2014 et 2015. Dans cette performance, Jordan dirige la Symphonie no 6 en fa majeur, op. 68, également connue sous le nom de Symphonie pastorale, de Beethoven. L’œuvre a été composée immédiatement après que Beethoven ait achevé sa Symphonie no 5, et les deux œuvres ont été présentées en première dans le cadre d’un même concert, en décembre 1808. La Symphonie no 6 est composée de cinq mouvements, bien que les trois derniers se succèdent sans interruption, qui portent tous un titre évoquant une scène de la vie à la campagne. L’ambiance joyeuse et insouciante des trois premiers mouvements est interrompue par la violence du quatrième mouvement, intitulé « Orage », incarnée par les piccolos, les cuivres et les timbales. La tempête se calme à la fin du mouvement, et la tranquillité revient pour le mouvement final. Cette performance a été enregistrée à l’Opéra Bastille de Paris, en France, en 2015.
05:06
Schumann - Grande Humoresque, op. 20
Après avoir enregistré l’ensemble des 32 sonates pour piano de Ludwig van Beethoven pour souligner le 250e anniversaire du compositeur, Riccardo Schwartz a décidé de se concentrer sur les œuvres pour piano solo de Robert Schumann. Dans cette performance, il interprète Humoreske en si bémol majeur, op. 20, œuvre composée par Schumann en 1839 et dédiée à Julie von Webenau. Le titre de l’œuvre fait référence au sens plus ancien du mot humour, qui désignait jadis un état émotif. Schumann s’est inspiré de l’auteur romantique allemand Jean Paul, qui définit l’humour comme « une infinité de contrastes » et « la juxtaposition de la banalité et de la grandeur de l’univers », qui donne lieu à « une sorte de rire qui contient à la fois douleur et splendeur ». Humoreske n’est pas divisée en mouvements distincts, mais consiste plutôt en une pièce continue aux sections contrastantes. Le réputé pianiste italien Riccardo Schwartz (1986) a eu le privilège d’être dirigé comme soliste par plusieurs chefs d’orchestre de renommée mondiale, dont Gustav Kuhn et Yuri Temirkanov. Ses performances célébrées par la critique comprennent des récitals et des concertos pour piano et orchestre livrés sur diverses scènes prestigieuses.
06:00
Mozart - Symphonie no 38, K. 504
Gerd Albrecht dirige le Deutsche Kammerphilharmonie dans une performance de la Symphonie no 38 (K. 504), dite « Prague », de Mozart, une œuvre composée à la fin de l’année 1786 et présentée pour la première fois en janvier 1787, dans le cadre de la première visite du compositeur à Prague. L’une des caractéristiques les plus étonnantes de cette symphonie est qu’elle est composée de seulement trois mouvements, ce qui en fait la seule œuvre symphonique majeure de la période classique sans menuet ni scherzo. La symphonie s’ouvre par un adagio, suivi d’un allegro incroyablement puissant dont les qualités dramatiques présagent l’opéra Don Giovanni de Mozart. Mise en scène : János Darvas.
06:29
Tchaïkovski - Ouverture fantaisie Roméo & Juliette
Au programme de ce concert de l'Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Bernard Haitink avec, en soliste, le violoniste Frank Peter Zimmermann : l'Ouverture-Fantaisie Roméo et Juliette de Tchaïkovski, le Concerto pour violon n° 3 en sol majeur K. 216 de Mozart et le Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky. Les Europakonzert de l'Orchestre philharmonique de Berlin sont une contribution de la célèbre formation à l'Union Européenne. Ils ont lieu toujours le 1er mai, date anniversaire de la création de l'Orchestre en 1882 et, à chaque fois, dans une ville différente. En 1993, ce fut à Londres, au Royal Albert Hall.
06:50
House of Dreams
House of Dreams est un concert original conçu par Alison Mackay. Il propose un voyage magique vers des lieux où se rencontrent l’art baroque et la musique : cinq maisons d’Europe où des œuvres de Bach, Händel, Vivaldi, Purcell et Marais sont jouées devant des toiles de Vermeer, Canaletto et Watteau. La scène est dirigée par Marshall Pynkoski et la narration, assurée par Blair Williams. Le Tafelmusik Baroque Orchestra, aussi surnommé Tafelmusik, est un orchestre baroque canadien de Toronto spécialisé en musiques anciennes. Fondé en 1979, il possède 19 membres qui se consacrent à plein temps à des performances et techniques historiques, ainsi que certains musiciens invités lorsque nécessaire. L’orchestre est dirigé par la violoniste Jeanne Lamon.
08:21
Trios de Rachmaninoff et de Dvořák
L’Ensemble Valerius, composé d’Eeva Koskinen (violon), René Geesing (violoncelle) et Ingo Lulofs (piano), interprète le Trio élégiaque n° 1 de Rachmaninov et la finale du Trio pour piano n° 3, op. 65, de Dvořák. Rachmaninov a composé son Trio en 1892, à l’âge de 19 ans. L’œuvre n’est pas désignée par un opus, et comprend un seul mouvement, ce qui est hautement inhabituel pour un trio avec piano. Ce concert a été enregistré au Muziekcentrum d’Enschede, aux Pays-Bas, le 18 mars 2018.
08:46
Teatro Regio behind the scenes
Peu de théâtres italiens peuvent se vanter d’être un point de référence absolu pour la culture nationale et mondiale. Pilier de la vie de Turin, le Teatro Regio est à la fois un symbole d’excellence de la tradition lyrique nationale et une scène prestigieuse accueillant des opéras, des ballets, des concerts et des comédies musicales d’une grande substance. Ce court documentaire offre une incursion dans les coulisses du Teatro Regio et témoigne de la réputation enviable qui le précède depuis son ouverture, en 1740.
09:16
Rachmaninov - Concerto pour piano n° 4, op. 40
Fabio Luisi dirige l’Orchestre symphonique national du Danemark lors d’une puissante performance tirée des célébrations en l’honneur du 150e anniversaire du compositeur national du Danemark, Carl Nielsen. Aux côtés de l’ironique Symphonie no 6 de Nielsen, le concert présente la pianiste française de renommée mondiale Lise de la Salle en tant que soliste du Concerto pour piano no 4 de Rachmaninov. Ce concerto méconnu a disposé de trois versions distinctes pendant que le compositeur était encore vivant, et il est caractérisé par son mouvement chromatique audacieux et ses qualités évoquant le jazz. Luisi et de la Salle possédaient déjà de l’expérience avec ce morceau, car ils l’avaient interprété et enregistré ensemble auparavant. Cette performance a été captée au DR Koncerthuset de Copenhague, au Danemark, en 2017.
10:00
Bruckner - Symphonie nº 9
La Symphonie n°9 d’Anton Bruckner peut être considérée comme un adieu à la vie. Alors qu’il entamait sa composition en 1887, sa santé commençait à décliner. Il a exprimé l’espoir que « Dieu [lui] accorde suffisamment de temps pour l’achever » et y a travaillé assidûment pendant les années suivantes. Mais à la fin de 1894, il n’avait achevé que les trois premiers mouvements. Lorsqu’il mourut le 11 octobre 1896, il laissa six versions différentes du mouvement final, toutes incomplètes. Malgré son caractère inachevé, cette œuvre monumentale évoque la grandeur d’une cathédrale majestueuse. Les détails de ce colosse architectural sont formés avec une étonnante transparence par Franz Welser-Möst et le Cleveland Orchestra. Cette performance puissante et pointue de l’orchestre a été enregistrée en direct fin octobre 2007 dans la magnifique « Salle dorée » du légendaire Musikverein de Vienne, où l’œuvre a été créée.
11:05
Mosaïque Project - Quatuor pour piano et cordes
Ce concert unique en son genre célèbre la diversité et la richesse du Canada à travers les yeux et les oreilles de ses gens. Le Projet Mosaïque d’Ensemble Made in Canada propose une suite de quatuors pour piano commandés à 14 compositeurs canadiens, dont chaque pièce est inspirée par une région de notre grand pays. L’ensemble composé d’Elissa Lee (violon) Sharon Wei (alto), Rachel Mercer (violoncelle) et Angela Park (piano) est en voie de s’établir au rang des quatuors les plus réputés de la musique classique canadienne. Voyez- le à l’œuvre sur la scène du magnifique Partridge Hall de St Catharines, dans le cadre du dernier concert d’une tournée de deux ans en soutien au Projet Mosaïque.
12:09
Mon coeur brûle
René Pape incarne parfaitement la nouvelle génération de chanteurs d’opéra : d’apparence actuelle et décontractée, il a soif de nouveaux défis et témoigne d’une ouverture à l’expérimentation ambitieuse. Dans le film musical My Heart Is Burning, René Pape chante et joue divers rôles qui font étalage de l’impressionnante polyvalence de sa voix et des nombreuses facettes de sa personnalité. Réalisé par Sibylle Muth.
12:52
Schubert - Quatuor à cordes no 15 en sol majeur
Les Dissonances est un collectif artistique fondé par le violoniste David Grimal en 2004. L’ensemble sans chef d’orchestre est composé de musiciens issus des plus grandes scènes européennes, de solistes internationaux et de jeunes talents prometteurs. Dans cette performance, le quatuor Les Dissonances – composé de David Grimal (violon), d’Hans Peter Hofmann (violon), de David Gaillard (alto) et de Xavier Phillips (violoncelle) – interprète le Quatuor à cordes no 15 en sol majeur, D. 887, op. 161, de Franz Schubert. Le compositeur a achevé son ultime quatuor à cordes en dix jours, au mois de juin 1826, mais l’œuvre n’a été publiée qu’en 1851, à titre posthume. Elle est caractérisée par une modulation incessante, qui alterne constamment entre notes majeures et mineures. Cette performance a été enregistrée à la Cité de la Musique de Paris, en France, en 2014.
13:40
Schumann - Concerto pour violoncelle, op. 129
Ce concert de Pâques présenté au Festspielhaus de Baden-Baden est une véritable rencontre au sommet : Manfred Honeck y dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin et le légendaire violoncelliste Yo-Yo Ma. Honeck, directeur musical de l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, a fait ses débuts avec le Berliner Philharmoniker en 2013, et Yo-Yo Ma joue régulièrement avec l’orchestre depuis 1978. Le concert débute par l’Ouverture tragique, op. 81, de Brahms, suivie du Concerto pour violoncelle, op 129, de Schumann. Le programme se termine par la Symphonie no 6, dite Pathétique, de Tchaïkovski. Le Concerto pour violoncelle de Schumann n’a jamais été joué du vivant de son compositeur, et Tchaïkovski est mort neuf jours seulement après la première de sa Sixième Symphonie.
14:04
Misha Fomin au Concertgebouw 2018
Les critiques d’Amérique du Nord, d’Europe et de Russie font l’éloge de la subtilité du jeu et du phrasé du pianiste Misha Fomin, originaire de Nalchik. Il a obtenu son diplôme avec mention à l’Académie russe de musique Gnessine, située à Moscou, où il a été formé avec Lina Bulatova, une ancienne élève de la professeure Helen Gnessina et du légendaire Heinrich Neuhaus. Fomin a ensuite poursuivi ses études à l’Université de musique Franz Liszt de Weimar. Aujourd’hui adoré par les spectateurs partout dans le monde pour ses prestations remarquables, il enseigne aussi régulièrement le piano aux jeunes musiciens par le biais de classes de maître et d’événements éducatifs. Lors de ce concert de 2018, il est de retour au Concertgebouw d’Amsterdam pour interpréter des sonates pour piano de Beethoven – no 8, op. 13 (Sonate pathétique), et no 14, op. 27 no 2 (Sonate au clair de lune) – ainsi que Les quatre saisons, op. 37b, de Tchaikovsky.
15:36
Stravinsky - Symphonie en trois mouvements
Sir Simon Rattle dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin dans le cadre de l’édition 2008 de l’Europakonzert, présentée dans la célèbre salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Depuis 1991, l’Europakonzert célèbre chaque année la fondation de la Philharmonie de Berlin, le 1er mai 1882, par un concert dans une ville européenne qui revêt une certaine importance culturelle. Ce concert débute par une interprétation exceptionnelle de la Symphonie en trois mouvements de Stravinsky.
15:59
Chostakovitch - Préludes et fugues
Dans le cadre de la 58e édition du Festival Stresa, l’ensemble Compagnia Simona Bucci présente Preludi e Fughe - Geografia antropica, un concert sous forme scénique inspiré de l’œuvre de Dmitri Chostakovitch. Sept danseurs y interprètent une chorégraphie signée Simona Bucci sur une sélection des Vingt-quatre préludes et fugues, op. 87, de Chostakovitch (nos 1, 5, 7, 12, 13, 14, 16 et 24), joués en direct par le pianiste italien Roberto Prosseda. Cette performance a été enregistrée au Teatro Il Maggiore de Verbania, en Italie, en août 2019.
16:58
Pianomania - Daniil Trifonov
Hannu Lintu dirige l’Orchestre Gulbenkian dans le cadre de ce concert à saveur finlandaise, mettant en vedette Cantus Articus, op. 61, d’Einojuhani Rautavaara et la Symphonie no 2 de Jean Sibelius. Le programme comprend également le Concerto pour piano, op. 54, de Schumann, une œuvre créée en 1841 par Clara Wieck, épouse du compositeur, et ici interprétée par Daniil Trifonov (1991). Trifonov, qui est devenu célèbre après avoir remporté le Concours international Tchaïkovski à Moscou et le Concours international de piano Chopin à Varsovie, a été qualifié de « plus grand virtuose classique contemporain » et de « pianiste le plus étonnant de notre époque ». Ce concert a été enregistré au grand auditorium de la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne, en 2018.