00:00
Donizetti - Lucia di Lammermoor
Le chef d’orchestre italien Speranza Scappucci dirige l’orchestre Philharmonia Zürich et le chœur de l’Opernhaus Zürich dans une performance de l’opéra tragique Lucia di Lammermoor (1835) de Gaetano Donizetti. Le libretto est signé Salvatore Cammarano d’après le roman La Fiancée de Lammermoor de Sir Walter Scott. Campé dans l’Écosse du 17e siècle, l’opéra suit l’histoire de Lucia, qui s’éprend d’Edgardo, l’ennemi juré de sa famille. Lucia se voit alors forcée par son frère Enrico d’épouser un homme qu’elle n’aime pas, ce qui mène la jeune femme à la folie. La célèbre « scène de folie » de Lucia, qui comprend l’aria hautement technique « Il dolce suono », est ici interprétée par la soprano colorature Irina Lungu, qui fait étalage de prouesses vocales exceptionnelles. Composée à l’origine par Donizetti, la scène de folie de Lucia est accompagnée par un harmonica de verres, plongeant la scène dans une atmosphère surnaturelle, d’une beauté entêtante. Les solistes de cette performance livrée en 2021 à l’Opernhaus de Zürich, en Suisse, comprennent Massimo Cavalletti (Enrico Ashton), Piotr Beczała (Edgardo di Ravenswood), Andrew Owens (Lord Arturo Bucklaw), Oleg Tsibulko (Raimondo Bidebent), Roswitha Christina Müller (Alisa) et Iain Milne (Normanno).
02:16
Sir Neville Marriner - Mozart Concert from Lugano
Le réputé spécialiste de Mozart Sir Neville Marriner (1924-2016) dirige l’Orchestra della Svizzera italiana dans le cadre de cette performance enregistrée en novembre 2005 en direct du Palazzo di Congressi de Lugano, en Suisse. Le Concerto pour flûte, harpe et orchestre, K.299 (1778) de Mozart est l’une des pièces les plus populaires du compositeur autrichien en raison de sa mélodie légère et réjouissante. Les solistes Patrick Gallois (flûte) et Fabrice Pierre (harpe) ont longtemps travaillé leur interprétation conjointe de cette pièce et ajoutent une ornementation discrète aux solos effervescents de Mozart. L’ouverture de La flûte enchantée (1791) et la Symphonie no 39 en mi bémol majeur (1788), deux joyaux issus de la fin de la carrière du compositeur, concluent ce merveilleux programme enregistré à l’occasion de l’année Mozart, en 2006.
03:27
Modène - Ville de Belcanto
This documentary by Mark Perna shows the training and professional growth actions for opera singers, the promotion and enhancement of the cultural offer of the city and province of Modena and the maintenance and development of the Modenese musical tradition in the field of opera.
03:52
Berlioz - Symphonie fantastique, op. 14
Le chef d’orchestre Eduard Topchjan dirige l’Orchestre philharmonique national d’Arménie dans une performance de la Symphonie fantastique, op. 14, d’Hector Berlioz. Cette pièce de musique à programme a été achevée en 1830, alors que Berlioz était encore étudiant au conservatoire. Inspirée par l’amour non réciproque de Berlioz pour l’actrice irlandaise Harriet Smithson, cette symphonie en cinq mouvements raconte les rêves d’un jeune artiste qui, incapable de se remettre d’un échec amoureux, consomme une dose mortelle d’opium. Berlioz reprend la même mélodie dans chaque mouvement, pour illustrer l’obsession du jeune protagoniste pour sa bien-aimée. L’œuvre fait appel à un orchestre imposant et compte un éventail impressionnant d’instruments, notamment des cloches d’église, un hautbois présent en coulisses et des instruments à cordes jouant col legno, soit avec le bois de l’archet. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Aram Khachaturian de Yerevan, en Arménie, en 2021.
04:50
IVC 2019 - Finale: Schubert, Schumann et al.
La soprano Harriet Burns (Royaume-Uni, 1989) et le pianiste Ian Tindale (Royaume-Uni, 1990) interprètent Verklärung (D. 59) de Franz Schubert; Er ist gekommen in Sturm und Regen (op. 12, no 2) de Clara Schumann; « L’heure exquise », extrait des Chansons grises de Reynaldo Hahn; « Le printemps », des Douze rondels de Hahn; « Herzeleid », tiré des Sechs Gesänge (op. 107) de Robert Schumann; « Le corbeau et le renard », des Trois fables d’André Caplet; Die Liebende schreibt (RC 20) par Alphons Diepenbrock; « Seranilla de la zarzuela », de A Spanish liederbooklet par Judith Weir; Renouncement de Muriel Herbert; et « Waldmädchen », des Eichendorff-Lieder de Hugo Wolf, lors de la finale du Concours vocal international 2019 – Duo de lied. Cette performance a été captée au Theater aan de Parade à Bois-le-Duc (‘s-Hertogenbosch), aux Pays-Bas.
05:19
Beethoven - Sonate pour piano no 32, op. 111
Comment pouvons-nous pénétrer dans l’esprit créatif de Beethoven, tout particulièrement pour comprendre ce que signifiait la perte considérable de son ouïe lors des dernières années de sa vie? Le plus récent enregistrement des Sonates pour piano, opus 109, 110 et 111, de Beethoven par le pianiste Tom Beghin constitue une exploration artistique de la façon dont la musique du compositeur a été façonnée par l’environnement de travail qu’il a créé avec ses collègues et amis. Beghin interprète non seulement la trilogie de chefs-d’œuvre pianistiques sur une magnifique nouvelle réplique du piano Broadwood de Beethoven, mais il utilise également une reconstruction de la Gehörmaschine, soit la prothèse auditive qui était installée sur le piano du compositeur pour lui permettre de continuer de créer de la musique malgré le déclin de son audition. « Tu entends mieux lorsque tu places ta tête sous cette machine, n’est-ce pas? », a jadis demandé André Stein à Beethoven. Deux siècles plus tard, nous pouvons nous aussi placer notre tête sous la machine et nous demander : « Entendez-nous Beethoven différemment? » Beghin nous invite à pénétrer dans la machine, pour ressentir et entendre l’essence des vibrations exubérantes et irrésistiblement poétiques de Beethoven. Inside the Hearing Machine est une invitation au cœur du terrain de jeu multisensoriel d’un compositeur sourd pour qui la machine était plus qu’une prothèse auditive, et qui interagissait avec son instrument à l’aide de bien plus que le simple son.