00:00
Rossini - La Cenerentola
L’opéra La Cenerentola de Gioachino Rossini, dont le libretto est signé Jacopo Ferretti, a été présenté pour la première fois en février 1816 en réponse au succès de la pièce Il Barbiere di Siviglia. Comme ce fut le cas pour son prédécesseur, cet opéra a reçu un accueil quelque peu hostile lors de sa première, mais a rapidement connu une popularité croissante dans les théâtres d’Italie et à l’étranger. Évoquant un certain esprit de fraîcheur et de légèreté, l’ouverture de La Cenerentola est l’un des airs les plus connus de Rossini. L’originalité de la pièce réside dans le contraste marqué entre la tendresse de l’héroïne et le côté sentimental de l’histoire, et la virtuosité incroyable et le sens de l’humour débridé de Rossini. Présentée en 2015, cette performance de La Cenerentola de Rossini met en scène l’orchestre de Bretagne et le chœur de l’Opéra des Rennes, sous la direction de Darrell Ang. Les solistes sont José Maria Lo Monaco, Daniele Zanfardino, Marc Scoffoni et Bruno Pratico.
02:53
Waldbühne 1997 - St. Petersburg White Night
L’édition 1997 du concert de la Waldbühne est dédiée aux compositeurs russes. Le Berliner Philharmoniker – dirigé par Zubin Mehta – entame la soirée au son de l’ouverture de l’opéra Ruslan et Ludmila de Mikhaïl Glinka, après quoi Daniel Barenboim prend l’avant-scène pour interpréter le Concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski et la Valse en ré bémol majeur, op. 64 no 1 de Chopin. La soirée rend ensuite hommage à Moussorgski avec le prélude de Khovanshchina et Gopak, tiré de La Foire de Sorotchinsky. L’orchestre interprète finalement Le Vol du bourdon et le Capriccio espagnol, op. 34 de Rimski-Korsakov. Fidèle à la tradition, le Berliner Philharmoniker clôt ce concert à la Waldbühne avec le Berliner Luft de Paul Lincke.
04:31
Brendel et Abbado au Festival de Lucerne
Alfred Brendel est le soliste du Concerto pour piano n° 3 en ut mineur op. 37 de Ludwig van Beethoven. Le programme est complété par la Symphonie n° 7 en mi majeur d'Anton Bruckner. L'Orchestre du Festival de Lucerne est dirigé par Claudio Abbado. Les semaines internationales de musique sont à l'origine du développement du festival de Lucerne, grâce à Arturo Toscanini, en 1938. Depuis 1966, Claudio Abbado était régulièrement invité au festival. En 2003, il en prit la direction, refondant l'Orchestre et gardant ce poste jusqu'à sa mort en 2014. L'Orchestre accueille des musiciens de l'Orchestre de chambre Mahler, de l'Orchestre philharmonique de Berlin et des solistes internationaux.
05:14
Stravinsky - Le Sacre - II: Le Sacrifice
Au programme de ce concert de l'Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Bernard Haitink avec, en soliste, le violoniste Frank Peter Zimmermann : l'Ouverture-Fantaisie Roméo et Juliette de Tchaïkovski, le Concerto pour violon n° 3 en sol majeur K. 216 de Mozart et le Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky. Les Europakonzert de l'Orchestre philharmonique de Berlin sont une contribution de la célèbre formation à l'Union Européenne. Ils ont lieu toujours le 1er mai, date anniversaire de la création de l'Orchestre en 1882 et, à chaque fois, dans une ville différente. En 1993, ce fut à Londres, au Royal Albert Hall.
06:00
Bach - Suite pour violoncelle no 5 en do mineur
En direct de l’église Saint-Barthélemy de Dornheim, en Allemagne, où Jean Sébastian Bach a épousé sa première femme Maria Barbara, le réputé violoncelliste néerlandais Anner Bylsma interprète la Suite pour violoncelle no 5 en do mineur, BWV 1011, du compositeur. Bach a probablement composé cette collection de six suites pour violoncelle solo entre 1717 et 1723. Ces œuvres sont considérées comme une partie intégrante du répertoire classique pour violoncelle, et mettent merveilleusement en lumière les possibilités polyphoniques de l’instrument. Comme c’est généralement le cas dans les suites baroques, chaque mouvement est basé sur un type de danse. Ainsi, la Suite no 5 s’ouvre par un prélude, et est suivie par six mouvements de danse, divisés en cinq sections : une allemande, une courante, une sarabande, deux gavottes et une gigue finale.
06:25
Bach – Le Clavier bien tempéré Livre 2 nos 13 à 24
En 1722, alors que Johann Sebastian Bach habitait à Köthen, en Allemagne, il a publié un recueil de préludes et de fugues dans chacune des 24 tonalités majeures et mineures. Cette collection a été appelée Le Clavier bien tempéré, livre un, BWV 846–869. Environ deux décennies plus tard, Bach a compilé un deuxième recueil du genre à Leipzig, qui a été appelé Le Clavier bien tempéré, livre deux, BWV 870-893. Bach a composé ces pièces pour un « clavier » générique, pouvant comprendre le clavecin, le clavicorde, ou l’orgue. Malgré cette imprécision, ces pièces sont généralement reconnues comme certaines des œuvres les plus importantes de l’histoire de la musique classique occidentale. Dans cette diffusion, Angela Hewitt joue les préludes et fugues nos 13 à 24 (BWV 882-893) du deuxième livre du Clavier bien tempéré de Bach, enregistrées à Wartburg in Eisenach, en Allemagne, en 2010.
07:44
Franz à Vienne : Mozart et Schoenberg
Le chef d’orchestre autrichien Franz Welser-Möst dirige l’Orchestre de Cleveland dans une performance du Divertimento no 2 en ré majeur, KV 131, de Wolfgang Amadeus Mozart et des Variations pour orchestre, op. 31, d’Arnold Schoenberg sur les planches du Severance Hall de Cleveland, aux États-Unis. Welser-Möst convie ensuite les téléspectateurs à une promenade captivante dans les rues de Vienne, capitale de la musique ayant accueilli Mozart et Schoenberg, et met en lumière les contrastes intéressants entre Divertimento no 2, composée par un jeune Mozart âgé d’à peine 16 ans, et la maturité des Variations pour orchestre de Schoenberg.
08:53
CMIM Piano 2024 - Demi-finales II: J. Izik-Dzurko
Le pianiste Jaeden Izik-Dzurko (Canada, 1999) interprète Mzizaakok Miiniwaa Mzizaakoonsak (Taons et mouches à chevreuil) de Barbara Assiginaak; Andante favori en fa majeur, WoO 57, de Ludwig van Beethoven; et la Sonate no 1 en ré mineur, op. 28, de Sergueï Rachmaninov dans le cadre du récital solo des demi-finales de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM). Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
10:05
À la découverte de chefs-d’œuvre – Beethoven No. 5
Les vingt volets de la série « À la découverte de chefs-d’œuvre » constituent des introductions audiovisuelles aux chefs-d’œuvre de la musique classique. Les introductions permettent au téléspectateur d’apprécier les plus belles compositions, depuis le baroque jusqu’à l’époque moderne, sous un jour totalement nouveau. Des extraits de partitions et des explications d'experts aident le téléspectateur à suivre les motifs et rythmes et à comprendre la structure de l’œuvre. Ce volet présente une œuvre passionnante : la Cinquième Symphonie de Ludwig van Beethoven. Dès les premières secondes, le fameux motif à quatre notes jette littéralement un sort sur celui qui écoute. Wulf Konold, spécialiste allemand de Beethoven, illustre au piano toutes les variations ingénieuses de ce motif. Avec un grand sens de la pédagogie, il présente également les autres caractéristiques de cette œuvre extraordinaire, dont les références non-musicales ont inspiré bon nombre de spéculations, et explique comment le compositeur allemand a su y instaurer du suspense. Le musicologue allemand Armin Koch apporte lui aussi son analyse.
10:35
Schubert - Winterreise
Le nombre impressionnant d’enregistrements et de monographies consacrés au Winterreise de Franz Schubert est un puissant témoignage de la magnificence de l’œuvre. Mais encore aujourd’hui, les spécialistes débattent à savoir si cette œuvre constitue bel et bien un cycle. En effet, ses 24 pièces – des mises en musique de poèmes de Wilhelm Müller – ont été publiées en deux phases : la première en février 1827, et la seconde en octobre 1827. Les poèmes de Müller relatent le parcours d’un jeune homme qui, après avec été rejeté, vagabonde sans destination au beau milieu de l’hiver. L’atmosphère musicale imaginée par Schubert est sombre et mélancolique. Le baryton Thomas Quasthoff interprète le cycle de Schubert, accompagné de Daniel Barenboim au piano. Cette performance a été enregistrée à la Philharmonie de Berlin, en Allemagne.
11:56
Schubert - Ouverture Rosamunde (D. 644)
Andreas Spering dirige la Philharmonie Zuidnederland dans cette interprétation de l’ouverture de Rosamunde (D. 644) de Franz Schubert (1797-1828) Le concert a été enregistré à Muziekgebouw Eindhoven aux Pays-Bas en 2015.
12:07
Nino Rota – I due timidi
Diffusée par le RAI à Milan en 1950, I due timidi est une œuvre qui a été présentée pour la première fois sur scène à Londres en 1952. Inspirée d’un texte du scénariste italien Suso Cecchi D’Amico, cette comédie d’erreurs ne possède pas de fin heureuse classique, mais le rythme de l’action musicale et le talent des jeunes chanteurs-acteurs rendent la performance particulièrement divertissante. « La cadence de la narration change sans arrêt : la frénésie rythmique laisse soudain place à de grandes déclamations vocales à la Puccini, avec des intermèdes évoquant le jazz ou l’opéra bouffe. Malgré la richesse et l’hétérogénéité des musiques, les chanteurs maintiennent toujours leur équilibre vocal, tout en démontrant leur grand talent pour le jeu. Le chef d’orchestre Gabriele Bonolis et son orchestre ont été applaudis au milieu de la performance pour leur interprétation énergique, rafraîchissante et brillante. » Cette version composée par Nino Rota a été interprétée en 2017 par le Reate Festival Orchestra.
13:11
Trios pour clarinette de Schumann et Mozart
Henk de Graaf (clarinette), Daniël Wayenberg (piano) et Itamar Shimon (alto) interprètent Märchenerzählungen (Contes de fées), op.132 de Robert Schumann et Kegelstatt Trio (Trio Les Quilles), K. 498 de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette prestation a été enregistrée à l’Hôtel de ville (Stadhuis) de Franeker, aux Pays-Bas.
13:56
Von Weber - Ouverture d’Oberon
Le Berliner Philharmoniker est l’un des orchestres philharmoniques les plus célébrés au monde, et sa réputation s’étend jusqu’au Japon. Ce concert enregistré en 2000 au majestueux Suntory Hall de Tokyo a connu un succès retentissant. Mariss Jansons y dirige un somptueux programme comprenant notamment la Symphonie no 8 d’Antonin Dvorák, l’ouverture de l’opéra Oberon de Carl Maria von Weber, et le Concerto pour violon de Dmitri Shostakovich, qui met en vedette la violoniste vedette Hilary Hahn (*1979).
14:06
Giaches de Wer: De Gand via Naples jusqu'au sommet
Palestrina et Monteverdi comptaient parmi ses admirateurs. Les Gonzagas et les d’Estes étaient ses employeurs. La Marquise de Padula était sa patronne napolitaine. Grâce à son immense talent, Giaches de Wert a quitté son Gand natal pour travailler dans certains des centres les plus importants de la musique polyphonique de la Renaissance, et s’est ainsi transformé en vedette internationale. L’ensemble vocal belge Utopia chante ses motets et sa Missa dominicalis.