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Les bains macabres
Le compositeur français Guillaume Connesson (*1970) bâtit une œuvre musicale impressionnante, à laquelle il a récemment ajouté un opéra : Les bains macabres. Pour créer cet opéra romantique contemporain aux allures de thriller, Connesson a travaillé en étroite collaboration avec le librettiste Olivier Bleys (*1970), un auteur français prolifique dont la bibliographie compte plus d’une douzaine de romans. En résulte un récit énigmatique accompagné d’une trame sonore digne d’un film noir traitant des macabres « Bains Terminus » : un établissement thermal qui accueille les malades… mais ne les laisse jamais partir. Lorsque la police des bains enquête sur ces morts mystérieuses, la frontière entre la vie et la mort s’avère beaucoup plus trouble que prévu. Cette production de février 2020, mise en scène par Florent Siaud, la soprano Sandrine Buendia et le baryton Romain Dayez interprètent respectivement Célia et Mathéo. Arie van Beek y dirige l’Orchestre des Frivolités Parisiennes.
02:06
Waldbühne 1993: Russian Night
Chaque année, le Berliner Philharmoniker livre un concert remarquable à la Waldbühne de Berlin. Cet amphithéâtre extérieur peut accueillir 22 000 spectateurs et une variété d’événements, des projections de cinéma aux matchs de boxe, en passant par les concerts de musique classique. Ce concert du Berliner Philharmoniker présenté en 1993 propose un programme entièrement consacré à la musique russe sous la direction du chef d’orchestre japonais Seiji Ozawa. Le concert débute par l’ouverture de La Grande Pâque russe, op. 36 de Nikolaï Rimski-Korsakov, suivi de trois œuvres signées Tchaïkovski : le célébrissime Casse-noisette, l’Ouverture solennelle 1812 et l’élégie tirée de la Sérénade pour cordes. Le programme se poursuit avec la Danse polovtsienne no 17 d’Alexandre Borodine, l’Oiseau de feu de Stravinski et la Danse du sabre d’Aram Khatchatourian, et se termine par la Marche de Radetzky de Johann Strauss père.
03:45
Haendel au Château de Chambord
Ce concert enregistré en 2016 au Château de Chambord, en France, sous la direction d’Hervé Niquet met en scène 70 musiciens, qui livrent une performance spectaculaire de Musique sur l’eau et Musique pour les feux d’artifice royaux de Georg Friedrich Haendel. L’ensemble Le Concert Spirituel interprète également les Concertos Grossos no 4 et no 5 du même compositeur. Le programme comprend également Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, une pièce désormais universellement connue comme la mélodie du concours Eurovision. La musique de ce concert évoque la splendeur de la cour du roi Louis XIV, qui a séjourné à Chambord à plusieurs occasions.
05:09
Ravel - Boléro
Le chef d’orchestre français Adrien Perruchon dirige l’Orchestre symphonique de Flandres dans une performance du célèbre Boléro de Maurice Ravel. Le Boléro est sans conteste l’une des œuvres les plus populaires du répertoire classique mondial. Elle a été commandée par la danseuse russe Ida Rubinstein, qui a demandé au compositeur de créer un ballet de caractère espagnol. L’œuvre composée par Ravel en 1928 est inspirée du boléro, une danse espagnole à trois temps datant du 18e siècle. L’œuvre est caractérisée par un motif rythmique principal, donné par la caisse claire sans aucune variation tout au long de la pièce. Cette performance a été enregistrée au Concertgebouw de Bruges, en Belgique, le 1er mars 2017.
05:25
Œuvres pour piano de Rachmaninov, Beethoven et al.
Le pianiste russe Nikolay Lugansky a été encensé à l’échelle mondiale pour son interprétation du répertoire de Sergueï Rachmaninov. Dans ce fabuleux récital, l’éminent pianiste présente une sélection de pièces du compositeur romantique russe, ainsi que des œuvres de Ludwig van Beethoven et d’Alexander Glazunov. Le programme débute par la Sonate pour piano n° 14 en do dièse mineur, op. 27 no 2, dite « Clair de lune » de Beethoven, suivie de la Sonate pour piano n° 2 en mi mineur, op. 75, d’Alexander Glazunov. Lugansky interprète ensuite une sélection d’œuvres de Rachmaninov : sa transcription pour piano de la Partita n° 3 en mi majeur de J. S. Bach; une sélection des Études-Tableaux (nos 1, 2, 4 et 8, op, 33; et nos 5 et 6, op. 39); Lilas (op. 21, no 5); Prélude en do mineur, op. 23 no 7; et sa transcription de la Berceuse (op. 16 n° 1) de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, le 4 juin 2021.
05:42
CMIM Piano 2024, Demi-finales I: Michelle Candotti
La pianiste Michelle Candotti (Italie, 1996) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
06:00
Mozart - Concerto pour piano no 19, KV 459
Radu Lupu interprète le Concerto pour piano no 19, KV 459 de Mozart en compagnie de la Deutsche Kammerphilharmonie, sous la direction de David Zinman. Cette performance a été filmée dans la salle impériale de la résidence de Munich. Lorsque Léopold II, empereur d’Autriche, s’est rendu à Francfort pour être nommé empereur du Saint-Empire en 1790, Mozart l’a suivi en espérant se voir confier la composition de l’œuvre de couronnement. Or, cette entreprise s’est révélé être désastreuse, et c’est plutôt à Antonio Salieri qu’est incombé la tâche. Mozart, frustré de cet échec, a cependant été invité à composer et à interpréter un concerto en marge des cérémonies de couronnement. Bien qu’ignorée à l’époque de sa création, cette œuvre n’en demeure pas moins un chef d’œuvre.
06:31
Karl Jenkins - The Armed Man: A Mass for Peace
Dans le cadre de ce concert historique, Sir Karl Jenkins dirige le World Orchestra for Peace et quelque 2 000 chanteurs provenant de près de 30 pays à l’aréna Mercedes Benz de Berlin, le 2 novembre 2018. Les solistes sont Leah-Marian Jones, Yumeji Matsufuji, Pauline Rathmann, Amir Aziz, Krzysztof Wisniewski (violon) et Valentino Worlitzsch (violoncelle). The Armed Man: A Mass for Peace du compositeur gallois Sir Karl Jenkins est l’œuvre la plus souvent interprétée de tout compositeur vivant. Dans le cadre de la plus imposante mise en scène de l’œuvre jamais produite, la musique de Jenkins est superposée à des images d’archives qui renforcent la trame narrative de l’œuvre en décrivant la rumeur précédant le conflit, la guerre et ses conséquences. Projeté sur cinq écrans géants, le film crée une toile de fond poignante à la narration musicale, et offre au public une expérience multimédia puissante et riche en émotions.
07:41
Brahms Ouverture tragique & Mahler Symphonie no 1
Le Maggio Musicale Fiorentino (Mai musical de Florence) est le plus ancien festival italien consacré à l’opéra et à la musique. Il a été créé en 1933 pour présenter des opéras contemporains et oubliés, mais au fil des ans, sa portée s’est élargie pour inclure des concerts orchestraux. Dans le cadre de l’édition 2021 du festival, maestro Daniel Harding a dirigé l’Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino dans un programme merveilleux comprenant l’Ouverture tragique en ré mineur, op. 81, de Johannes Brahms, et la Symphonie no 1 en ré majeur, dite « Titan » de Gustav Mahler. Composée pendant l’été 1880, l’ouverture de Brahms affiche un caractère sombre et tumultueux qui pourrait être considéré comme le pendant sérieux de la plus joyeuse Ouverture pour une fête académique, op. 80. Mahler a achevé sa première symphonie huit ans plus tard. À l’origine, elle comptait cinq mouvements, mais le compositeur a décidé d’éliminer le deuxième, intitulé « Blumine », quelques années plus tard pour nous laisser la version en quatre mouvements que nous connaissons aujourd’hui. Cette performance a été enregistrée au Teatro del Maggio Musicale Fiorentino de Florence, en Italie, en 2021.
08:56
CMIM Piano 2024 Demi-finales II: Michelle Candotti
La pianiste Michelle Candotti (Italie, 1996) interprète Mzizaakok Miiniwaa Mzizaakoonsak (Taons et mouches à chevreuil) de Barbara Assiginaak; Après une lecture du Dante, fantasia quasi sonata (Années de pèlerinage, deuxième année, S. 161: no 7) de Franz Liszt; « Pavane » tirée de la Suite no 2 en ré majeur, op. 10, de George Enescu; « étude no 111 en sol mineur » tirée des Études d’Hélène de Montgeroult; et la Sonate no 7 en si bémol majeur, op. 83, de Sergueï Prokofiev dans le cadre du récital solo des demi-finales de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM). Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
10:03
Mahler - Symphonie no 4
Kirill Karabits dirige le London Symphony Orchestra dans une interprétation de la Symphonie n° 4 de Mahler. La soliste est la soprano Lucy Crowe. Gustav Mahler n’est pas toujours monumental, et sa Quatrième Symphonie débute par des grelots, des chants d’oiseaux et une mélodie tout droit sortie de Mozart. Tout semble délicieusement simple. Mais c’est du Mahler, après tout, et entre cette ouverture enjouée et la représentation finale du paradis vu par un enfant, se déploie tout un univers de drame, d’émotion et de beauté poignante. Avec la soprano Lucy Crowe apportant toute sa sensibilité et son éclat vocal à ce final extraordinaire, cette œuvre sonnera plus merveilleuse et radieuse que jamais. Enregistré le 8 décembre 2021.