00:00
Grands succès de Gershwin
Le chef d’orchestre belge Jos van Immerseel dirige l’ensemble Anima Eterna Brugge dans un programme hommage au compositeur américain George Gershwin. Le concert s’ouvre avec la suite symphonique Catfish Row (arr. Steven D. Bowen), basée sur la musique de son célèbre opéra Porgy and Bess (1935). Le programme se poursuit avec le populaire poème symphonique An American in Paris (1928), après quoi la soprano Claron McFadden se joint à l’orchestre pour interpréter une série de pièces jazz, dont « The man I love » (1924-27), « I got rhythm » (1930) et « By Strauss » (1936), ainsi que « My man’s gone now » et « Summertime » tirées de Porgy and Bess. Le concert se termine avec la célèbre Rhapsody in Blue, mettant en vedette Bart Van Caenegem au piano. Cette performance a été enregistrée au Concertzaal du Concertgebouw de Bruges, en Belgique, le 3 mars 2017.
01:37
Galaxymphony Strikes Back
L’Orchestre symphonique national du Danemark nous convie à un spectaculaire périple symphonique dans l’espace. Sous la direction du chef d’orchestre néerlandais Antony Hermus, l’orchestre propose une sélection musicale tirée des meilleurs films de science-fiction, tels qu’Avatar, Gravity, Interstellar et La Guerre des étoiles, signée par de grands compositeurs tels que John Williams, Hans Zimmer et James Horner. Les solistes de ce concert sont Tuva Semmingsen, Christine Nonbo Andersen, Steffen Bruun et David Bateson. Cette performance a été enregistrée au DR Koncerthuset de Copenhague, au Danemark, en août 2021.
03:04
In the Organ's Stomach
Olivier Latry, organiste titulaire actuel du Grand Orgue de Notre-Dame, présente les rouages de son instrument unique aux spectateurs dans le cadre d’un voyage stationnaire à travers paysages, histoire et aventures incroyables. Au-delà de sa fonction religieuse originelle, le grand orgue conçu par Cavaillé-Coll a captivé les compositeurs de toutes les époques et témoigne d’une modernité absolue. Olivier Latry est considéré comme l’un des plus grands organistes de sa génération, tant en France qu’à l’étranger. Il se considère comme un ambassadeur de la musique française du 17e au 20e siècle, ainsi qu’un défenseur de l’art de l’improvisation. Ce documentaire comprend le Boléro de Pierre Cochereau, Carillon de Westminster et le scherzo de la Symphonie no 2 de Louis Vierne, la Sonate no 1 d’Alexandre Guilmant, la Symphonie gothique de Charles-Marie Widor, Cortège et Litanie de Marcel Dupré et Passacaille et Fugue de Jean-Sébastien Bach.
03:57
Œuvres pour violon et piano: Mozart, Falla et al.
Pour souligner la Journée internationale des femmes, la violoniste italienne Laura Marzadori et le pianiste italien Andrea Bacchetti livrent un magnifique concert sur les planches du Teatro Sociale di Camogli, en Italie. Au programme se trouvent la Sonate no 18 en sol majeur, K. 301, de Wolfgang Amadeus Mozart; la Sonate no 5 en fa majeur, op. 24, de Ludwig van Beethoven; la Suite populaire espagnole de Manuel de Falla (transcription de Paul Kochaniski); Introduction et Rondo capriccioso en la mineur, op. 28, de Camille Saint-Saëns; et « Méditation » tirée de l’opéra Thaïs de Jules Massenet. Cette performance a été enregistrée le 8 mars 2022.
05:09
Schumann - Sonate pour piano no 2, op. 22
Après avoir enregistré l’ensemble des 32 sonates pour piano de Ludwig van Beethoven pour souligner le 250e anniversaire du compositeur, Riccardo Schwartz a décidé de se concentrer sur les œuvres pour piano solo de Robert Schumann. Dans cette performance, il interprète la Sonate pour piano no 2 en sol mineur, op. 22. Cette œuvre achevée en 1838 est la plus souvent interprétée et enregistrée des trois sonates de Schumann. Elle s’ouvre sur un premier mouvement énergique, suivi d’un magnifique andantino langoureux basé sur la pièce « Im Herbste » (1828) du compositeur. Le troisième mouvement est un court scherzo. À la demande de sa future épouse, Clara, Schumann a remplacé le mouvement final d’origine par une version moins complexe. Le réputé pianiste italien Riccardo Schwartz (1986) a eu le privilège d’être dirigé comme soliste par plusieurs chefs d’orchestre de renommée mondiale, dont Gustav Kuhn et Yuri Temirkanov. Ses performances célébrées par la critique comprennent des récitals et des concertos pour piano et orchestre livrés sur diverses scènes prestigieuses.
06:00
Qui a volé le Boléro de Ravel?
L’une des œuvres classiques les plus populaires de tous les temps, le Boléro (1928) de Maurice Ravel est entré dans le domaine public le 1er mai 2016. Avant cette date, l’œuvre a rendu le compositeur et ses héritiers plusieurs fois millionnaires. Lorsque Ravel est décédé, en 1937, il a fait de son frère Édouard son seul héritier. Le décès de ce dernier, en 1960, a déclenché une guerre juridique complexe au sujet des droits de l’œuvre, impliquant entre autres l’infirmière d’Édouard et son mari. Ce documentaire de 2017 relate l’histoire romanesque du legs de cette pièce emblématique du répertoire classique, qui s’est déroulée sous les yeux mêmes du public. Le cinéaste Fabien Caux-Lahalle étaye cette série documentaire d’extraits du Boléro sous diverses formes.
06:54
Arias, solos et duos de J. S. Bach
Le baryton Matthias Goerne s’est associé au violoniste Vilde Frang, au violoncelliste Nicolas Altstaedt, au flûtiste Stathis Karapanos et à la claveciniste Michaela Hasselt pour présenter un programme consacré à la musique de J. S. Bach. Ils ont interprété des arias pour baryton tirées de ses plus belles cantates, ainsi que des morceaux en solo ou en duo. Au programme, la Sonate no 3 en do majeur pour violon solo (BWV 1005); « Hier, in meines Vaters Stätte » (BWV 32); « Die Welt mit allen Königreichen » (BWV 59); la Suite no 5 en do mineur pour violoncelle solo (BWV 1011); « Wenn Trost und Hülf ermangeln muß » (BWV 117); « Ja, ja, ich halte Jesum fest » (BWV 157); l’Invention no 7 en mi mineur (BWV 778); l’Invention no 12 en la majeur (BWV 783); et « Welt ade, ich bin dein müde » (BWV 158). Cette performance a été captée à l’église St. Mary’s de Wittenberg, en Allemagne.
07:53
Mahler - Symphonie n°1 en ré majeur
Le chef d'orchestre mexicain Carlos Miguel Prieto dirige l'Orquesta Sinfónica de Minería dans une interprétation de la Symphonie n° 1 en ré majeur, « Titan », de Gustav Mahler. Composée entre 1887 et 1888, cette symphonie marie la forme traditionnelle à des idées novatrices telles que des mélodies folkloriques, des rythmes de marche et des motifs de fanfare. L'œuvre contraste des scènes naturelles idylliques avec des moments de profonde mélancolie, des fanfares militaires et une marche funèbre pour une « créature des bois » utilisant une célèbre comptine folklorique en tonalité mineure. Elle se caractérise par son utilisation audacieuse de l'harmonie, ses juxtapositions mélodiques inattendues et une forme expansive ancrée dans un cadre classique. Cette performance a été enregistrée à la Sala Nezahualcóyotl du Centro Cultural Universitario à Mexico, en 2012.
08:54
Bach – Partita no 2 et Sonate no 3
L’illustre violoniste allemande Isabelle Faust interprète deux compositions remarquables de J. S. Bach pour violon seul : la Partita no 2 en ré mineur (BWV 1004) et la Sonate no 3 en do majeur (BWV 1005). Les deux œuvres font partie des célèbres Sonates et partitas pour violon seul du compositeur (BWV 1001-1006). La Partita no 2 comprend quatre mouvements de danse, suivis du célèbre mouvement final intitulé Chaconne, une pièce monumentale du répertoire pour violon. Dans cette Chaconne, Bach présente un thème sur lequel il développe en continu une série de variations, explorant une gamme complexe de possibilités harmoniques. La Sonate no 3 comprend une longue fugue dans laquelle Bach emploie de nombreuses techniques contrapuntiques. Démontrant sa maîtrise technique de ces œuvres difficiles de Bach, Faust livre une merveilleuse performance captée à l’église Saint-Thomas de Leipzig, en Allemagne, en 2020.
09:57
CMIM Piano 2024, Demi-finales I: Michelle Candotti
La pianiste Michelle Candotti (Italie, 1996) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
10:06
Mahler - Symphonie no 4
Kirill Karabits dirige le London Symphony Orchestra dans une interprétation de la Symphonie n° 4 de Mahler. La soliste est la soprano Lucy Crowe. Gustav Mahler n’est pas toujours monumental, et sa Quatrième Symphonie débute par des grelots, des chants d’oiseaux et une mélodie tout droit sortie de Mozart. Tout semble délicieusement simple. Mais c’est du Mahler, après tout, et entre cette ouverture enjouée et la représentation finale du paradis vu par un enfant, se déploie tout un univers de drame, d’émotion et de beauté poignante. Avec la soprano Lucy Crowe apportant toute sa sensibilité et son éclat vocal à ce final extraordinaire, cette œuvre sonnera plus merveilleuse et radieuse que jamais. Enregistré le 8 décembre 2021.
11:11
Duos au piano - Mozart, Rachmaninov et autres
Dans ce concert splendide, Nikolay Lugansky et Vadim Rudenko s’associent pour livrer en duo des œuvres signées Wolfgang Amadeus Mozart, Maurice Ravel, Anton Arensky, Sergueï Rachmaninov, and Nikolaï Kapoustine. Ces pianistes russes d’exception ont tous deux remporté le prestigieux Concours international Tchaïkovski en 1994, prix qui a lancé leur carrière internationale. Lugansky et Rudenko se produisent régulièrement en duo. Ici, ils interprètent la Sonate pour deux pianos en ré majeur, K. 448/375 A, de Mozart; la Valse (arr. pour deux pianos) de Ravel; la Suite n° 1 pour deux pianos, op. 15, d’Arensky; et la Suite n° 1 (Fantaisie) pour deux pianos, op. 5, de Rachmaninov. En rappel, le duo propose la romance tirée de la Suite n° 2 pour deux pianos, op. 17, de Rachmaninov, suivie de l’ouverture de Sinfonietta, op. 49, de Nikolaï Kapoustine. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, le 25 novembre 2021.
12:40
Misha Enzovoort
Misha Mengelberg, l’oubli a commencé son œuvre. Il attend un taxi qu’il n’a pas commandé pour aller à un concert qu’il n’aura pas lieu. Dans ce film, le documentariste Cherry Duyns suit le pianiste Misha Mengelberg lors de sa dernière tournée internationale avec son ensemble ICP (Instant Composers Pool). Depuis quelques années, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste est en proie à la démence. Duyns suit cette icône du jazz européen lors d’une semaine de concerts données au club de jazz londonien Vortex : en raison de sa santé déclinante, il s’agit sans doute de ses derniers concerts à l’étranger. Les membres du groupe se préparent à dire adieu à Mengelberg, avec qui ils ont joué pendant des décennies. Faire de la musique, c’est comme respirer pour Mengelberg, mais maintenant qu’il est à couteaux tirés avec son cerveau, la question se pose de savoir jusqu'à quand il pourra continuer à jouer avec son ensemble ICP. Duyns se renseigne discrètement sur cette question auprès des membres du groupe : Misha, ne doit-il pas être protégé contre lui-même ? L’un d’entre eux répond résolument : non. Le fait que Mengelberg est toujours sur scène avec son ensemble, malgré sa maladie, correspond à son esthétique : tous peuvent participer. Il aime le chaos et la folie. Dans des éclairs de lucidité, Mengelberg dit vertement ce qu’il pense de ses confrères compositeurs comme John Cage (« de la musique assez hostile » et Chopin (« terriblement ennuyeux »). Dans un moment ludique, il joue du piano avec sa canne. Pourtant, une question importante se pose : l’ensemble pourra-t-il continuer à exister sans son pivot ?
13:45
Bach - Concerto brandebourgeois no 4
Composés vers 1711-1720, les six concertos brandebourgeois de J. S. Bach figurent parmi ses œuvres les plus connues. En 1721, il les a dédiés à Christian Ludwig, le margrave de Brandebourg. Pour célébrer leur 300e anniversaire en 2021, le claveciniste et chef d’orchestre tchèque Václav Luks et le célèbre ensemble baroque Collegium 1704 ont enregistré les six concertos brandebourgeois sur des instruments anciens. Ils sont basés sur la forme italienne du concerto grosso, dans lequel un groupe d’instruments solistes est opposé à un grand ensemble. Les concertos brandebourgeois de Bach présentent de remarquables combinaisons d’instruments solistes et de solos virtuoses. Lors de cette représentation à la galerie des Glaces du château de Köthen (Allemagne), Luks et son Collegium 1704 présentent le Concerto brandebourgeois no 4 en sol majeur (BWV 1049) de Bach, avec deux flûtes à bec et un violon en guise d’instruments solistes. Les flûtes à bec jouent un rôle de premier plan dans le deuxième mouvement du concerto, tandis que le violon domine dans les premier et troisième mouvements rapides.
14:01
Beethoven - Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125
Le chef d’orchestre suisse Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont enregistré le cycle complet des symphonies de Ludwig van Beethoven entre 2014 et 2015. Dans le cadre de ce concert enregistré à l’Opéra Bastille de Paris, en France, en 2015, Jordan dirige l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Paris, ainsi que quatre chanteurs, dans une performance de la Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125, de Beethoven. Les solistes sont la soprano Ricarda Merbeth, la mezzo-soprano Daniela Sindram, le ténor Robert Dean Smith et la basse Günther Groissböck. Beethoven a composé son ultime symphonie entre 1822 et 1824, alors qu’il était presque entièrement sourd. Plus longue des symphonies de Beethoven, la Neuvième symphonie est sans doute également la plus grandiose, notamment en raison de son mouvement final, lors duquel un chœur et quatre solistes chantent le poème An die Freude (Ode à la joie) de Friedrich von Schiller.
15:16
Beethoven - Quatuor à cordes n° 6, opus 18, n° 6
Le réputé quatuor à cordes français Quatuor Ébène a souligné le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827) avec un projet remarquable : l’enregistrement de l’ensemble de ses seize quatuors à cordes. Pendant cinq ans, les violonistes Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, l’altiste Marie Chilemme et le violoncelliste Raphaël Merlin ont plongé corps et âme dans ces 650 pages de musique en feuille, couvrant trois décennies de la prolifique carrière de Beethoven. Cet effort a culminé en six concerts captivants présentés à la Philharmonie de Paris à l’automne 2020. Le Quatuor Ébène a exploré toutes les facettes des quatuors à cordes de Beethoven, du dynamisme des quatuors à cordes de l’opus 18 aux quatuors Razumovsky, Les Harpes et Quartetto Serioso (opus 59, 74 et 95) de sa période intermédiaire, jusqu’à la profondeur de ses quatuors tardifs (opus 127 à 135). Dans ce programme, le Quatuor Ébène interprète le Quatuor à cordes no 6 en si bémol majeur, op. 18, no 6; et le Quatuor à cordes no 15 en la mineur, op. 132. Ce concert a été enregistré à la Philharmonie de Paris, le 24 novembre 2020.
15:44
Haendel - Le Messie, HWV 56
Le Messie (HWV 56) de Georg Frederich Haendel, également appelée Nouvel oratorio sacré, raconte la vie et la souffrance du Christ : une histoire de passion, de feu et de sacrifice. Il s’agit de l’une des œuvres les plus connues d’Haendel, qui a mis seulement trois semaines pour composer cet oratorio et sa célèbre « Hallelujah ». L’œuvre connaît une immense popularité depuis sa première à Dublin, en 1742, et est souvent présentée à Pâques. Cette performance de l’ensemble néerlandais Ribattuta Musica sous la direction du chef d’orchestre Dick Duijst a été filmée dans la grande église de la ville d’Ermelo, aux Pays-Bas, en 2016. Les solistes sont Elvire Beekhuizen (soprano), Rosina Fabius (alto), Oscar Verhaar (contre-ténor) Satriya Krisna (ténor) et Hans Voschezang (basse). Ribattuta Musica est un ensemble professionnel qui livre des performances authentiques basées sur les pratiques musicales en cours au temps des compositeurs.
17:12
Chostakovitch - Vingt-quatre préludes et fugues
Le pianiste franco-anglais David Levy interprète les Vingt-quatre préludes et fugues, op. 87, de Dmitri Chostakovitch. Cette œuvre est une série de 24 pièces pour piano, déclinées dans toutes les tonalités majeures et mineures de l’échelle chromatique. Chaque pièce compte deux parties : un prélude suivi d’une fugue. Le compositeur s’est sans doute inspiré du célèbre Clavier bien tempéré (BWV 846-893) de J. S. Bach, une collection de 48 préludes et fugues publiée en deux livres. Chostakovitch a amorcé son œuvre à l’automne 1950, après avoir assisté au concours Bach à Leipzig en tant que membre du jury. Il y a été profondément impressionné par l’interprétation des 48 préludes et fugues de Bach par la pianiste russe Tatiana Nikolayeva. Une fois l’œuvre achevée, en février 1951, le compositeur l’a dédiée à cette dernière, qui en a interprété la première à Leningrad, en décembre 1952. Cette performance a été enregistrée au Budapest Music Center, en Hongrie, en septembre 2023.