00:00
Mozart - Requiem en ré mineur, K. 626
Daniel Harding dirige l’orchestre et le chœur du Maggio Musicale Fiorentino et quatre chanteurs solistes dans une performance majestueuse du Requiem en ré mineur, K. 626, de Wolfgang Amadeus Mozart. Les solistes sont la soprano Christiane Karg, la mezzo-soprano Sara Mingardo, le ténor Matthew Swensen et la basse Gianluca Buratto. Le Requiem a été commandé à Mozart en juillet 1791 par le comte autrichien Walsegg, qui souhaitait rendre hommage à sa défunte conjointe, Anna. À l’époque, le compositeur était concentré sur l’écriture de ses opéras La clemenza di Tito et La Flûte enchantée. Lorsqu’il s’est finalement attelé au Requiem, à l’automne de la même année, sa santé était en déclin considérable. Il est finalement décédé en décembre, avant d’avoir pu terminer son chef-d’œuvre. Le Requiem a finalement été achevé sous la forme que l’on connaît aujourd’hui par son élève, Franz Xaver Süssmayr, qui s’est basé sur du matériel de composition qui n’existe plus et peut-être sur les instructions verbales de Mozart. Cette performance a été enregistrée au Teatro del Maggio Musicale Fiorentino de Florence, en Italie, en 2021.
00:55
Stravinsky, Webern and Debussy
Ce concert de l’Orchestre philharmonique de Bruxelles fait la part belle aux styles musicaux variés de la première moitié du XXe siècle. Le programme s’ouvre avec les Cinq pièces pour orchestre Op. 10 (1913) d’Anton Webern. Ces cinq compositions ultra-courtes ne sont pas liées d’un point de vue thématique, et ne comprennent pas de plan formel traditionnel ni de relations tonales. Tout un défi pour l’auditeur! Après l’impressionniste Jeux de Claude Debussy (1913), l’ensemble mené par le chef d’orchestre Michel Tabachnik se concentre sur l’œuvre de l’un des compositeurs les plus célébrés de la musique moderne : Igor Stravinsky. Son premier ballet, L’Oiseau de feu (1910) représente le clou du concert.
01:53
The Unanswered Ives
The Unanswered Ives est le premier documentaire sur le compositeur moderniste Charles Ives (1874-1954), considéré comme l’un des premiers Américains à avoir acquis une renommée internationale dans cette discipline. Né en 1874 à Danbury (Connecticut), Ives a commencé à prendre des leçons de musique dès son plus jeune âge, devenant organiste d’église à 14 ans. Après avoir étudié la musique à Yale, le jeune compositeur décide de choisir une autre voie professionnelle. Il commence à travailler dans le secteur des assurances et fonde avec un ami sa propre société, qui connaît un grand succès. Pendant son temps libre, Ives compose de la musique où il expérimente la polytonalité, le dodécaphonisme et les quarts de ton. Réalisé par Anne-Kathrin Peitz en 2018, ce film s’intéresse à la vie et à l’œuvre d’Ives sous toutes ses facettes : il explore son univers musical par le biais de performances dans des églises, des salles de concert, en plein air ou au cirque. On y découvre des entretiens avec des membres de la famille, des courtiers d’assurance, des musicologues et des musiciens, qui répondent à leur façon à une question : « Qui était Charles Ives? »
02:46
Donizetti - Lucia di Lammermoor
Le chef d’orchestre italien Speranza Scappucci dirige l’orchestre Philharmonia Zürich et le chœur de l’Opernhaus Zürich dans une performance de l’opéra tragique Lucia di Lammermoor (1835) de Gaetano Donizetti. Le libretto est signé Salvatore Cammarano d’après le roman La Fiancée de Lammermoor de Sir Walter Scott. Campé dans l’Écosse du 17e siècle, l’opéra suit l’histoire de Lucia, qui s’éprend d’Edgardo, l’ennemi juré de sa famille. Lucia se voit alors forcée par son frère Enrico d’épouser un homme qu’elle n’aime pas, ce qui mène la jeune femme à la folie. La célèbre « scène de folie » de Lucia, qui comprend l’aria hautement technique « Il dolce suono », est ici interprétée par la soprano colorature Irina Lungu, qui fait étalage de prouesses vocales exceptionnelles. Composée à l’origine par Donizetti, la scène de folie de Lucia est accompagnée par un harmonica de verres, plongeant la scène dans une atmosphère surnaturelle, d’une beauté entêtante. Les solistes de cette performance livrée en 2021 à l’Opernhaus de Zürich, en Suisse, comprennent Massimo Cavalletti (Enrico Ashton), Piotr Beczała (Edgardo di Ravenswood), Andrew Owens (Lord Arturo Bucklaw), Oleg Tsibulko (Raimondo Bidebent), Roswitha Christina Müller (Alisa) et Iain Milne (Normanno).
05:01
Mozart - Concerto pour piano nº 23, KV 488
Le pianiste italien Francesco Attesti (*1975) figure sans contredit parmi les plus grands interprètes du répertoire romantique. Attesti a donné son premier concert à 11 ans, et s’est vu décerner les plus hautes notes par le Conservatorio Luigi Cherubini de Florence à 23 ans. Dans cet enregistrement capté lors de la tournée Deeply Mozart en 2016, Attesti interprète les concertos pour piano KV 449 et KV 488 de Mozart en compagnie de l’orchestre italien OIDA, sous la direction du chef d’orchestre Paolo Belloli.
05:47
Beethoven - Symphonies et concerto pour piano no 4
Iván Fischer leads his Budapest Festival Orchestra (BFO) in a concert program dedicated to the music of Ludwig van Beethoven. The program opens with the composer’s Symphony No. 1 in C major, Op. 21. Afterward, Fischer conducts Beethoven’s Piano Concerto No. 4 in G major, Op. 58, in which Richard Goode features as the soloist. The acclaimed American pianist (1943) is known for his interpretations of the Beethoven repertoire. Goode recorded all five Beethoven piano concertos with the BFO and Fischer, earning him exceptional critical acclaim and a Grammy Award nomination. As an encore, Goode performs the Sarabande from J. S. Bach’s Partita in B-flat major, BWV 825. The program closes with Beethoven’s famous Symphony No. 5 in C minor, Op. 67. This performance was recorded at the Béla Bartók National Concert Hall in Budapest, Hungary, on January 29, 2017.
06:00
In Rehearsal: Zubin Mehta
Le chef d’orchestre indien Zubin Mehta est devenu directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Israël en 1977, puis directeur artistique à vie en 1981. Le 18 juillet 1996, l’ensemble a livré sa toute première performance du poème symphonique Till Eulenspiegels lustige Streiche, op. 28, de Richard Strauss sous la baguette de Mehta. Éminent interprète de la grande littérature symphonique et spécialiste des œuvres romantiques d’Anton Bruckner, de Gustav Mahler et de Richard Strauss en particulier, Mehta a dirigé ce chef-d’œuvre immensément populaire à d’innombrables reprises, mais il s’agit ici de sa première répétition intégrale avec l’Orchestre philharmonique d’Israël. Cet épisode de la série In Rehearsal offre une perspective intimiste sur le dialogue qui se développe entre Mehta et les musiciens lors des répétitions du poème symphonique de Strauss.
06:56
Œuvres pour violoncelle et piano de Schumann e.a.
À Genève, la ville où elle a passé la majeure partie de sa vie, la pianiste argentine Martha Argerich invite son partenaire musical de toujours, le violoncelliste Mischa Maisky, à prendre part à un concert de musique de chambre exclusif. Entre chaque pièce, Argerich s’ouvre à sa fille Annie Dutoit dans le cadre d’une entrevue intimiste traitant de leur relation et de musique. Le programme du concert comprend sept variations tirées de La Flûte enchantée de Ludwig van Beethoven; Fantasiestücke, op. 73, de Robert Schumann; Introduction et Polonaise brillante, op. 3, de Frédéric Chopin; « Lerchengesang » (no 2) tirée de Quatre chants sérieux, op. 70, de Johannes Brahms; et le largo tiré de la Sonate pour violoncelle en sol mineur, op. 65, de Chopin. Ce concert a été enregistré les 12 et 13 novembre 2020 à Genève, en Suisse.
07:50
Misha Fomin au Concertgebouw (2020)
Le pianiste Misha Fomin présente un récital regroupant diverses œuvres romantiques pour piano. Le concert s’ouvre avec la Sonate pour piano no 10, op. 14/2 et la Sonate no 15, op. 28 (« Pastorale ») de Beethoven, et se poursuit avec une performance de la Nocturne, op. 9/1, et de l’Étude, op. 25/7 de Chopin. Le programme se termine avec les Variations sur un thème de Paganini, op. 35 (Livre II), une œuvre de Brahms réputée être particulièrement exigeante d’un point de vue technique. En rappel, Fomin livre Chant polonais no 5 (« Meine Freunden ») de Chopin/Liszt. Enregistré au Concertgebouw d’Amsterdam, en novembre 2020.
09:00
Mahler - Symphonie n°1 pour orchestre de chambre
Ce concert de musique de chambre s’inscrit dans la série Da Camera, présentée par l’école de musique Reina Sofía de Madrid. Le programme comprend la Symphonie no 1 en ré majeur de Gustav Mahler, dans un arrangement pour orchestre de chambre signé Francisco Alonso Serena, qui dirige ici l’ensemble espagnol Grupo Fundación Mutua Madrileña. L’ouverture lente du premier mouvement dépeint le réveil de la nature au printemps. Avec ses sonorités rustiques, le deuxième mouvement est basé sur le ländler, une danse traditionnelle autrichienne. Le troisième mouvement est une marche funèbre, tandis que le mouvement final boucle la boucle de façon grandiose en évoquant plusieurs éléments du premier mouvement. Cette performance a été enregistrée à l’Auditorio Sony de l’école de musique Reina Sofía de Madrid, en Espagne, le 30 mai 2023.
09:57
CMIM Piano 2024 - Demi-finales I: J. Izik-Dzurko
Le pianiste Jaeden Izik-Dzurko (Canada, 1999) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
10:06
Mahler - Symphony No. 4
Ce programme est introduit par un court documentaire sur Pelléas et Mélisande de Schönberg, basé sur un texte de Claudio Abbado. Chaque thème musical est associé à une couleur spéciale qui apparaît à l’écran. Ce qui est le plus remarquable au sein des performances de Malher par Abbado est que leur impact sans égal n’a jamais mis de côté la sensibilité, la subtilité et l’extrême sophistication des œuvres du compositeur. Avec le plus important orchestre de jeunes musiciens au monde, le Gustav Mahler Jugendorchester (GMJO), Abbado interprète la Symphonie no 4 de Gustav Malher et Pelléas et Mélisande, op. 5 d’Arnold Schönberg. Le Gustav Malher Jugendorchester a été fondé à Vienne en 1986, par Abbado. La qualité artistique élevée et le succès international de cet orchestre ont incité plusieurs chefs d’orchestre et solistes de renom à collaborer avec lui.
11:06
In Rehearsal: Mariss Jansons
Mariss Jansons était l’un des plus importants chefs d’orchestre de sa génération. À titre de directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Oslo de 1979 à 2000, le maestro letton a fait de l’ensemble un orchestre de premier plan se produisant aux quatre coins du monde et un favori du circuit international des festivals reconnu pour ses sonorités rafraîchissantes. Sous le bâton passionné de Jansons, l’orchestre a interprété des œuvres de Dimitri Chostakovitch, de Richard Strauss, de Piotr Ilitch Tchaïkovski et de Béla Bartók. Dans cet épisode de la série In Rehearsal, Jansons et l’Orchestre philharmonique d’Oslo répètent la puissante Suite tirée du ballet-pantomime Le Mandarin merveilleux de Bartók. Les images filmées en répétition sont suivies de l’interprétation de la pièce sur les planches de l’Oslo Concert Hall.
12:02
Tchaïkovski - Symphonie no 2, op. 17
Le chef d’orchestre américain Michael Tilson Thomas dirige le London Symphony Orchestra (LSO) dans une performance des plus plaisantes de la Symphonie no 2 en do mineur, op. 17, de Tchaïkovski. Composée en 1872, cette œuvre est surnommée « Petite-russienne » en raison de la présence de plusieurs airs folkloriques de l’Ukraine, jadis appelée la « Petite-Russie ». Cette performance a été enregistrée à LSO St. Luke’s, à Londres, le 31 mai 2021.
12:39
Œuvres de Beethoven et de Saint-Saëns
En mai et en juin 2021, la pianiste argentine vedette Martha Argerich a célébré son 80e anniversaire au Château de Chantilly, en France. Pour ce concert, qui s’inscrit dans le cadre du festival Les Coups de Cœur de Chantilly, Argerich est accompagnée par trois musiciens qui lui sont proches : le violoncelliste Mischa Maisky, le violoniste Maxim Vengerov et le pianiste Iddo Bar-Shaï. Les quatre musiciens de talent se produisent en compagnie de l’orchestre Les Siècles, sous la direction du maestro austro-roumain Ion Marin. Le programme s’ouvre avec le Triple concerto en do majeur, op. 56, de Ludwig van Beethoven, mettant en vedette Argerich, Vengerov et Maisky comme solistes. Composée en 1803, cette œuvre est le seul concerto de Beethoven comprenant plus d’un instrument solo. Le programme se poursuit avec Le carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, interprété par Argerich et Bar-Shaï au piano. Composée en 1886, cette suite comprend 14 mouvements qui représentent chacun un animal différent. L’œuvre a été publiée en 1922, un an après le décès de Saint-Saëns, puisque le compositeur craignait que cette pièce remplie d’humour porte atteinte à sa réputation de compositeur sérieux. Cette performance a été enregistrée au Château de Chantilly, le 4 mai 2021.
13:44
Brahms - l’Ouverture tragique en ré mineur, op. 81
Le Maggio Musicale Fiorentino (Mai musical de Florence) est le plus ancien festival italien consacré à l’opéra et à la musique. Il a été créé en 1933 pour présenter des opéras contemporains et oubliés, mais au fil des ans, sa portée s’est élargie pour inclure des concerts orchestraux. Dans le cadre de l’édition 2021 du festival, maestro Daniel Harding a dirigé l’Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino dans une interprétation de l’Ouverture tragique en ré mineur, op. 81, de Johannes Brahms. Composée pendant l’été 1880, l’ouverture de Brahms affiche un caractère sombre et tumultueux qui pourrait être considéré comme le pendant sérieux de la plus joyeuse Ouverture pour une fête académique, op. 80. Cette performance a été enregistrée au Teatro del Maggio Musicale Fiorentino de Florence, en Italie, en 2021.
14:07
Europakonzert 2013 : Prague
Chaque 1er mai depuis 1991, l'Orchestre philharmonique de Berlin donne un concert dans une ville européenne différente ; une ville revêtant une importance culturelle particulière. Les concerts ont une double fonction : commémorer l'anniversaire de la fondation de l'orchestre (le 1er mai 1882) et célébrer l'héritage commun du vieux continent. En 1991, peu après la chute du bloc de l'Est, le premier Europakonzert a eu lieu à Prague. Ce choix délibéré exprimait la volonté de supporter la démocratisation et de faire avancer les changements politiques et sociaux nécessaires, surtout dans le domaine culturel. En 1996, l'Europakonzert a de nouveau eu lieu à Prague, au Théâtre national. Pour honorer cette tradition, l'édition de 2013 a été célébrée au Château de Prague, dans la Salle espagnole. Chef d'orchestre: Sir Simon Rattle. Soliste: Magdalena Kozená. Œuvres: Ralph Vaughan Williams, Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis, Antonín Dvořák, Ten Biblical Songs, Opus 99. Ludwig van Beethoven, Symphonie No. 6 en fa major, Opus. 68.
15:43
Debussy - La Mer
Dans ses « Trois esquisses symphoniques pour orchestre » (ou simplement « La Mer »), Claude Debussy donne sa vision abstraite sur la mer. Les trois parties dépeignent chacune une scène maritime différente. Le premier mouvement s’intitule « De l’aube à midi sur la mer », le deuxième « Jeux de vagues » et le troisième « Dialogue du vent et de la mer ». La mer de Debussy, c’est la mer Méditerranée : il la connaissait de ses visites à Cannes dans sa jeunesse et de ses voyages en Italie plus tard dans sa vie.