00:00
Handel - Agrippina
La petite ville allemande de Schwetzingen, située à proximité de Heidelberg, possède un célèbre palais doté de magnifiques jardins, qui ne sont pas sans rappeler ceux de Versailles. Tous les printemps, le palais accueille le festival de Schwetzingen, qui commande chaque année la création d’un opéra à petite échelle pour son splendide théâtre rococo, construit en 1752. Agrippina est un brillant opéra composé par George Frideric Händel en début de carrière, alors qu’il n’avait que 24 ans. Premier grand succès d’Händel, Agrippina est une œuvre rafraîchissante, exubérante et inventive, dont le livret a été conçu par le cardinal Vincenzo Grimani, l’un des meilleurs librettistes avec lesquels Händel a travaillé. La mise en scène de cette version d’Agrippina présentée sur les ondes de Stingray Brava est dirigée par le chef d’orchestre Arnold Östman, un éminent spécialiste de la musique des 17e et 18e siècles. L’ensemble London Baroque accompagne Barbara Daniels, Janice Hall et David Kuebler dans cette production élégante et colorée signée Michael Hampe, qui met magnifiquement en scène les intrigues perfides et la soif de pouvoir d’Agrippina la Jeune, et les luttes intestines de la Rome classique.
02:35
Mozart - Messe en ut mineur, K. 427
Cette interprétation de la Messe en ut mineur, KV 427, de Mozart par le Gächinger Kantorei Stuttgart, le Bach-Collegium Stuttgart et le chef d’orchestre Helmuth Rilling a été enregistrée à la Salle des chevaliers du château de Wolfegg. Les solistes sont Ibolya Verebics, Andrea Rost, Uwe Heilmann et Daniel Lichti. Lorsque Mozart a épousé Constance Weber, le 4 août 1782, il lui a promis de composer une messe en son honneur, qu’il avait l’intention de célébrer lors de la visite des jeunes mariés au père de Mozart à Salzbourg. En janvier 1783, Mozart a écrit à son père que sa messe en ut mineur était à moitié composée, mais à son arrivée à Salzbourg en juillet de la même année, la pièce n’était pas encore terminée. Les parties de la messe achevées par Mozart – le Kyrie et le Gloria – ont été inaugurées le 26 octobre 1783 à Salzbourg, avec Constance dans le rôle de la soprano solo.
03:37
Le LSO interprète Dvořák et Tchaïkovski
Sir Simon Rattle dirige le London Symphony Orchestra (LSO) dans un concert regroupant le Scherzo-caprice en ré bémol majeur, op. 66, d’Antonín Dvořák et des extraits de l’acte II du célèbre ballet Casse-noisette (1892) de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Le Scherzo-caprice (1883) laisse transparaître la crise traversée par Dvořák lors de sa composition : l’œuvre trahit les humeurs variables et la grande fébrilité vécues à l’époque par le compositeur. Dans Casse-noisette, Tchaïkovski a combiné des mélodies mémorables à une orchestration colorée, qui fait le bonheur des mélomanes depuis des décennies. Ce concert a été enregistré à LSO St Luke’s, à Londres, au Royaume-Uni, le 18 mars 2021.
04:35
Haydn - Symphonie no 94 « La Surprise »
Au programme de cet Europakonzert : la Symphonie n° 94 en sol majeur « Roulement de timbales » de Joseph Haydn. L'Orchestre Philharmonique de Berlin étant dirigé par Mariss Jansons. Les Europakonzert de l'Orchestre philharmonique de Berlin sont une contribution de la célèbre formation à l'Union Européenne. Ils ont lieu le 1er mai, date anniversaire de la création de l'Orchestre en 1882 et, à chaque fois, dans une ville différente. En 2012, l'Europakonzert se déroula dans l'église byzantine Hagia Eirene d'Istanbul.
05:54
CMIM Piano 2024 - Demi-finales I: Antonio C. Guang
Le pianiste Antonio Chen Guang (Chine, 1994) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
06:00
l’Octuor de Beethoven et la Sérénade de Dvořák
Le Berliner Philharmoniker – l’Orchestre philharmonique de Berlin – est régulièrement nommé parmi les meilleurs orchestres au monde. En 1990, ses membres se sont réunis pour interpréter une série de splendides pièces de musique de chambre, notamment l’Octuor en mi bémol majeur de Beethoven et la Sérénade en ré mineur de Dvořák. Ces deux œuvres ont été composées pour instruments à vent, bien que Beethoven ait remanié et étendu son Quatuor à cordes no 1 pour cette composition. Cette performance a été enregistrée au célèbre Jaspis-Hall, salle située directement à côté de Sanssouci, le palais d’été de Frédéric le Grand.
06:54
Von Biber - Missa Salisburgensis
En guise de commémoration de la Première Guerre mondiale, la France et la République tchèque ont offert au Pape un concert à la Basilique de Saint-Jean-de-Latran de Rome, le 25 octobre 2018. Le musicologue tchèque Václav Luks y dirige le chœur et l’orchestre de son ensemble Collegium 1704, qui interprètent des œuvres vocales sacrées de divers compositeurs baroques du 17e siècle. Le programme comprend « Te Deum » de Jean-Baptiste Lully (1632-1687) et « Missa Salisburgensis » d’Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704). De son vivant, Von Biber, l’un des plus grands compositeurs pour violon solo, était connu et imité à travers l’Europe. Il ne s’est pourtant pas limité au violon, et a également composé nombre d’œuvres de musique sacrée vocale, dont la « Missa Salisburgensis » est un excellent exemple.
08:25
Musique de Beethoven
Trois des plus grandes vedettes de la musique classique sont rassemblées le temps d’un concert entièrement consacré à la musique de Beethoven, enregistré en 1995 à la Berliner Philharmonie par Barrie Gavin. Daniel Barenboim (piano), Yo-Yo Ma (violoncelle) et Itzhak Perlman (violon) interprètent le Triple Concerto, op. 56 et la Fantaisie chorale, op. 80. Daniel Barenboim prend ensuite le bâton pour diriger le Berliner Philharmoniker, le Chœur du Staatsoper et les solistes Carola Höhn, Katharina Kammerloher, Andrea Bönig, Endrik Wottrich, Pär Lindskog et René Pape.
09:27
CMIM Piano 2024 - Finale: Anthony Ratinov
Le pianiste Anthony Ratinov (États-Unis, 1997) interprète le Concerto pour piano n° 3 en do majeur, op. 26, de Sergueï Prokofiev, dans le cadre de la finale de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM). Il est accompagné par l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Xian Zhang. Cette performance a été enregistrée à la Maison symphonique de Montréal.
10:05
Couperin - Premier Livre: « Masterly Mix English »
Nous devons à François Couperin certaines des plus impressionnantes pages du 18e siècle consacrées au clavecin. Rassemblant plus de 220 morceaux en solo, ses quatre livres de pièces pour le clavecin renferment la majeure partie de ses plus grandes œuvres. Nous avons trouvé quatre prodiges des claviers et leur avons laissé la liberté de parcourir l’œuvre pour choisir leurs volumes préférés. Aujourd’hui, Aurélien Delage s’attaque à l’encyclopédique premier volume : la carte de visite d’un musicien polyvalent.
11:08
Clara Haskil - Le mystère de l’interprète
Le documentaire Clara Haskil – Le mystère de l’interprète (2017) relate le parcours remarquable de la pianiste roumaine Clara Haskil (1895-1960). Née à Bucarest dans une famille juive, Haskil était une enfant prodige qui a fait son entrée au Conservatoire de Bucarest à un très jeune âge, avant de poursuivre ses études à Vienne et à Paris. Malheureusement, la carrière de Haskil a été freinée par de graves problèmes de santé de même que par les deux grandes guerres. À l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, Haskil a finalement trouvé la reconnaissance mondiale qu’elle méritait, et s’est produite comme soliste à travers le monde aux côtés des plus grands orchestres et de musiciens de renom, notamment Eugène Ysaÿe, George Enesco et Pablo Casals.
12:04
Beethoven - Symphonie nº 2
En septembre 2016, nous avons célébré l’anniversaire de l’un des chefs d’orchestre les plus réputés du Japon : Seiji Ozawa. Ardent défenseur des compositeurs modernes, Ozawa a fondé en 1992 le Saito Kinen Festival Matsumoto, mieux connu sous le nom de Seiji Ozawa Festival depuis 2015. Dans cette performance, Ozawa dirige avec passion les 63 membres de l’orchestre Saito Kinen dans une interprétation des deuxième et septième symphonies de Beethoven. La Symphonie no 2 a été principalement composée lors du séjour de Beethoven à Heiligenstadt, alors que sa surdité commençait à s’accentuer. La première de la pièce a été présentée au Theater an der Wien de Vienne, le 5 avril 1803. La première de la Symphonie no 2 a quant à elle été dirigée par Beethoven lui-même à Vienne, en 1813, dans le cadre d’un concert caritatif pour les soldats blessés au front. À l’époque, le public en liesse a exigé un rappel de l’Allegretto, le mouvement le plus populaire de l’œuvre.
12:41
PIAM - Finale: Beethoven, Chopin et Prokofiev
En 2019-2021, la première édition du Prix international Antonio Mormone (Premio Internazionale Antonio Mormone) a eu lieu dans la ville italienne de Milan. Ce concours international a été créé par Enrica Ciccarelli, présidente de la fondation La Società dei Concerti, en mémoire du célèbre découvreur de talents Antonio Mormone (1930-2017). La première édition était consacrée au piano. Lors de la finale de ce concours, Ying Li (Chine, 1997) interprète la Sonate no 28 en la majeur (op. 101) de Ludwig van Beethoven; la Fantaisie en fa mineur (op. 49) de Frédéric Chopin; et la Sonate no 7 en si bémol majeur (op. 83) de Sergei Prokofiev. Cette performance a été captée à la Sala Verdi du Conservatoire de Milan en juillet 2021.
13:38
Bach - Cantata "Ich habe genug", BWV 82
Le documentaire Jaroussky chante Bach et Telemann dresse le portrait d’un chanteur très spécial et de deux compositeurs d’exception. Quand Philippe Jaroussky chante des œuvres de Telemann et de Bach de sa voix angélique presque intemporelle, n’appartenant à aucune époque, il est évident que la force émotionnelle et la puissance purificatrice de la musique des deux compositeurs n’ont pas été perdues au cours des siècles. Les œuvres interprétées dans ce film sont Jesus liegt in letzten Zügen, la sinfonia tirée de Brockes-Passion, et Der am Ölberg zagende Jesus de Telemann, et la sinfonia tirée de Ich hatte viel Bekümmernis et Ich habe genug de Bach.
14:02
Debussy - Pelléas et Melisande
Alain Altinoglu dirige Philharmonia Zürich, Zusatzchor Opernhaus Zürich et SoprAlti der Oper Zürich lors d’une performance de Pelléas et Mélisande, un opéra de Debussy en cinq actes dont le livret en français est signé par Maurice Maeterlinck. Sa première s’est tenue à l’Opéra Comique de Paris en 1902. L’intrigue porte sur un triangle amoureux. Le prince Golaud trouve Mélisande, une mystérieuse jeune femme qu’il épouse et ramène au château de son grand-père, le roi Arkel. Mélisande s’éprend alors du jeune demi-frère de Golaud, Pelléas. Les solistes principaux sont Brindley Sherratt (Arkel), Jacques Imbrailo (Pelléas), Kyle Ketelsen (Golaud) et Corinne Winters (Mélisande). Réalisé par Dmitri Tcherniakov et enregistré à l’Opéra de Zurich en 2016.
16:51
Pièces pour clarinette : Brahms, Stravinsky e.a.
18:35
Ravel - Concerto pour piano en sol majeur
Mikhail Pletnev dirige l’Orchestre national de Russie dans une performance du Concerto pour piano en sol majeur de Maurice Ravel, mettant en vedette Lucas Debargue comme soliste. Le compositeur a achevé ce concerto dynamique en trois mouvements en 1931, auquel il a intégré plusieurs éléments tirés du jazz, tout particulièrement dans les mouvements d’ouverture et de clôture. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, dans le cadre de la neuvième édition du RNO Grand Festival, en 2017.
19:00
Schubert - Symphonie no 8 en si mineur, D. 759
Les Dissonances est un collectif artistique créé par le violoniste David Grimal en 2004. L’ensemble sans chef d’orchestre est composé de musiciens issus des plus grandes scènes européennes, de solistes internationaux et de jeunes talents prometteurs. Ici, Les Dissonances présente la Symphonie no 8 en si mineur, D. 759, de Franz Schubert. Schubert a commencé cette œuvre en 1822, mais en a seulement achevé les deux premiers mouvements, d’où son surnom de Symphonie inachevée. Le premier mouvement, l’allegro moderato, affiche des couleurs sombres et mystérieuses, qui offrent un contraste saisissant au magnifique deuxième mouvement, l’andante con moto en mi majeur. Schubert n’a composé que quelques mesures du troisième mouvement, un scherzo, en partition complète. Nul ne sait pourquoi le compositeur n’a jamais terminé cette symphonie, mais plusieurs théories circulent. Malgré tout, cette pièce figure parmi les compositions les plus populaires de Schubert. Cette performance a été enregistrée à la Cité de la musique de Paris, en France, en 2013.