00:00
Verdi - Messa da Requiem
Roberto Abbado dirige le Filarmonica Arturo Toscanini, le Coro del Teatro Regio di Parma et quatre chanteurs solistes dans une performance exceptionnelle de la Messa da Requiem de Giuseppe Verdi sur les planches du Parco Ducale di Parma, en Italie, dans le cadre du Festival Verdi 2020. Les solistes sont la soprano Eleonora Buratto, la mezzo-soprano Anita Rachvelishvili, le ténor Giorgio Berrugi et la basse Roberto Tagliavini. Lorsque son contemporain Gioachino Rossini est décédé en 1868, Verdi a proposé de composer, en collaboration avec plusieurs autres compositeurs italiens, un requiem en son honneur. Verdi en a signé le dernier mouvement, intitulé « Libera me ». La première de l’œuvre ainsi produite, Messa per Rossini, a cependant été annulée et la pièce est tombée dans l’oubli. Moins de cinq ans plus tard, le poète italien Alessandro Manzoni est décédé. Profondément ému, Verdi a relancé son idée de composer un requiem, cette fois en l’honneur du poète qu’il admirait énormément. Le compositeur y a inclus « Libera me », dans une version révisée. En tant que compositeur d’opéra, Verdi savait mieux que quiconque comment infuser une bonne dose de théâtralité à ses œuvres, comme le prouve la célèbre et puissante « Dies Irae », qui illustre les horreurs du jugement dernier.
01:33
J. S. Bach : Messe en si mineur, BWV 232
Dans ce concert, Herbert Blomstedt dirige l’orchestre et le chœur du Gewandhaus pour la dernière fois à titre de directeur musical des ensembles, dans le cadre du Bachfest de Leipzig, en 2005. Après sept merveilleuses années, le maestro fait ses adieux à Leipzig en dirigeant la Messe en si mineur (BWV 232) de Bach, l’une des plus grandes œuvres de musique sacrée jamais composées. Les solistes sont Ruth Ziesak (soprano), Anna Larsson (alto), Christoph Genz (ténor) et Dietrich Henschel (basse). Cette messe, qui forme le cadre musical de l’Ordinarium Missae – ou Ordinaire de la Messe latine –, est l’une des dernières pièces achevées par Bach avant sa mort, en 1750. Blomstedt signe une exécution de l’œuvre de haut niveau, qui déborde de vie. Depuis 1999, le Bachfest de Leipzig est considéré comme le plus important festival international célébrant la musique de Bach.
03:31
Duos au piano - Mozart, Rachmaninov et autres
Dans ce concert splendide, Nikolay Lugansky et Vadim Rudenko s’associent pour livrer en duo des œuvres signées Wolfgang Amadeus Mozart, Maurice Ravel, Anton Arensky, Sergueï Rachmaninov, and Nikolaï Kapoustine. Ces pianistes russes d’exception ont tous deux remporté le prestigieux Concours international Tchaïkovski en 1994, prix qui a lancé leur carrière internationale. Lugansky et Rudenko se produisent régulièrement en duo. Ici, ils interprètent la Sonate pour deux pianos en ré majeur, K. 448/375 A, de Mozart; la Valse (arr. pour deux pianos) de Ravel; la Suite n° 1 pour deux pianos, op. 15, d’Arensky; et la Suite n° 1 (Fantaisie) pour deux pianos, op. 5, de Rachmaninov. En rappel, le duo propose la romance tirée de la Suite n° 2 pour deux pianos, op. 17, de Rachmaninov, suivie de l’ouverture de Sinfonietta, op. 49, de Nikolaï Kapoustine. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, le 25 novembre 2021.
04:59
Martinů - Concertino pour trois pianos et cordes
L’ensemble italo-suisse Trio des Alpes, composé d’Hana Kotková (violon), de Claude Hauri (violoncelle) et de Corrado Greco (piano), et l’Orchestra da Camera di Mantova font équipe le temps d’une performance du Concertino pour trois pianos et orchestre à cordes, H. 232, du compositeur tchèque Bohuslav Martinů (1890-1959). Martinů était un artiste prolifique, qui nous a laissé plus de 400 pièces. Ce Concertino en quatre mouvements a été achevé 1933 et interprété pour la première fois par le Basler Kammerorchester, sous la baguette de Paul Sacher, en 1936. Entre 1931 et 1943, Martinů a composé plusieurs œuvres concertantes plus ou moins influencées par le « concerto grosso », forme musicale baroque dans laquelle un groupe de solistes dialogue avec un orchestre. Cette performance a été enregistrée au Teatro Bibiena de Mantua, en Italie, le 21 janvier 2016.
06:00
Mozart - Eine kleine Nachtmusik
Depuis le château de Rammenau, le Gewandhaus-Quartett interprète Eine kleine Nachtmusik, K. 525 (Sérénade no 13 pour cordes en sol majeur) de Mozart. Cette sérénade a été achevée à Vienne le 10 août 1787, tandis que Mozart travaillait au deuxième acte de l’opéra Don Giovanni, et n’a été publiée que vers 1827, longtemps après la mort du compositeur. Le nom de l’œuvre traditionnellement utilisé – Une petite musique de nuit – provient des notes du catalogue personnel de Mozart. Fondé en 1808, le Gewandhaus-Quartett est le plus ancien quatuor au monde, se produisant sans interruption depuis plus de 200 ans. Il est formé de membres du Gewandhausorchester Leipzig et a accueilli plus de 200 musiciens à ce jour. Le Gewandhaus-Quartett est actuellement composé de Frank Michael Erben (premier violon), Conrad Suske (deuxième violon), Volker Metz (alto), Jürnjakob Timm (violoncelle) et Steffen Adelmann (contrebasse).
06:22
Bach - Partitas pour violon seul (BWV 1001-1006)
Le retour de Gidon Kremer aux partitas de J. S. Bach est un événement majeur. Kremer a enregistré ces œuvres pour la première fois il y a près d’un quart de siècle. Dans cet enregistrement de 2006, Kremer relève une fois de plus le plus grand défi pour tout violoniste : interpréter les magnifiques Sonates et partitas pour violon seul (BWV 1001-1006) de Bach, qu’il qualifie lui-même « d’Himalaya » de la musique pour violon. Avec ces pièces, Bach a fermement établi la capacité technique du violon comme instrument solo. Les partitas ont servi d’archétypes aux pièces pour violon solo produites par des générations de compositeurs. Cette interprétation de la collection met en lumière la spontanéité et le goût du risque de Kremer, mais elle est aussi marquée par la conscience structurelle d’un musicien d’exception qui, d’une manière unique, rend parfaitement justice à la richesse polyphonique des compositions et à leur grande profondeur.
07:37
Franz à Vienne : Mozart et Schoenberg
Le chef d’orchestre autrichien Franz Welser-Möst dirige l’Orchestre de Cleveland dans une performance du Divertimento no 2 en ré majeur, KV 131, de Wolfgang Amadeus Mozart et des Variations pour orchestre, op. 31, d’Arnold Schoenberg sur les planches du Severance Hall de Cleveland, aux États-Unis. Welser-Möst convie ensuite les téléspectateurs à une promenade captivante dans les rues de Vienne, capitale de la musique ayant accueilli Mozart et Schoenberg, et met en lumière les contrastes intéressants entre Divertimento no 2, composée par un jeune Mozart âgé d’à peine 16 ans, et la maturité des Variations pour orchestre de Schoenberg.
08:46
Ouverture d’Egmont de Beethoven & Tchaïkovski no 4
Le chef d’orchestre Nicolás Pasquet dirige l’Orquesta Sinfónica Freixenet de l’école de musique Reina Sofía de Madrid dans un concert regroupant l’ouverture de la musique de scène Egmont, op. 84, de Ludwig van Beethoven, et la Symphonie no 4 en fa mineur, op. 36, de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Ce concert a été enregistré à la Sala Sinfónica de l’Auditorio Nacional de Música de Madrid, en Espagne, le 3 octobre 2024.
09:46
CMIM Piano 2024 - Demi-finales I: Antonio C. Guang
Le pianiste Antonio Chen Guang (Chine, 1994) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
10:00
À la découverte de chefs-d’œuvre – Beethoven No. 5
Les vingt volets de la série « À la découverte de chefs-d’œuvre » constituent des introductions audiovisuelles aux chefs-d’œuvre de la musique classique. Les introductions permettent au téléspectateur d’apprécier les plus belles compositions, depuis le baroque jusqu’à l’époque moderne, sous un jour totalement nouveau. Des extraits de partitions et des explications d'experts aident le téléspectateur à suivre les motifs et rythmes et à comprendre la structure de l’œuvre. Ce volet présente une œuvre passionnante : la Cinquième Symphonie de Ludwig van Beethoven. Dès les premières secondes, le fameux motif à quatre notes jette littéralement un sort sur celui qui écoute. Wulf Konold, spécialiste allemand de Beethoven, illustre au piano toutes les variations ingénieuses de ce motif. Avec un grand sens de la pédagogie, il présente également les autres caractéristiques de cette œuvre extraordinaire, dont les références non-musicales ont inspiré bon nombre de spéculations, et explique comment le compositeur allemand a su y instaurer du suspense. Le musicologue allemand Armin Koch apporte lui aussi son analyse.
10:31
Concours de piano Rina Sala Gallo 2022: Finalistes
Créé en 1947 par la pianiste Rina Sala Gallo et Arturo Benedetti Michelangeli, le concours de piano international Rina Sala Gallo se déroule tous les deux ans à Monza, et est aujourd’hui l’un des événements culturels les plus prestigieux de la ville italienne. Cette diffusion présente les performances des trois finalistes de la 26e édition du concours, enregistrées à la Villa Reale di Monza, en octobre 2022. Young Sun Choi (Corée du Sud, 1991) interprète la Sonate pour piano no 30 en mi majeur, op. 106, de Ludwig van Beethoven; Seunghyuk Na (Corée du Sud, 1997) propose « Oiseaux tristes » et « Alborada del gracioso », tirées de la suite en cinq mouvements Miroirs de Maurice Ravel; et Ivan Bašić (Serbie, 1996) présente la Mephisto-Valse no 1 de Franz Liszt. Choi conclut le programme au son d’Images (Livre I) de Claude Debussy.
11:32
Stravinsky - Jeu de cartes
Iván Fischer dirige le Budapest Festival Orchestra lors d’un concert enregistré à la salle de concert nationale Béla Bartók de Budapest, en 2015. Le concert commence avec l’« Ouverture sur des thèmes juifs », op. 34, de Prokofiev. Ensuite, Thomas Zehetmair est le violoniste soliste dans le Concerto pour violon no 2, op. 63, de Prokofiev. La deuxième partie du concert est consacrée à la musique de Stravinsky. Au programme, la musique composée pour le ballet Jeu de cartes (1937) et la suite no 2 de L’oiseau de feu (1919). Jeu de cartes, l’une des œuvres néoclassiques de Stravinsky, est composée de trois parties (« donnes »). La suite no 2 de L’oiseau de feu est basée sur la musique du ballet du même nom, composé pour les Ballets russes de Sergei Diaghilev et dont la première s’est tenue à Paris en 1910.
11:58
Monteverdi - Madrigaux, Livre III
Le compositeur italien Claudio Monteverdi (1567-1643) a composé neuf livres de madrigaux en cinq décennies, et a ainsi grandement contribué à la transformer de ce style musical, des pièces polyphoniques a cappella de la fin de la Renaissance aux madrigaux « concertato » du début de la période baroque, en misant sur la capacité de la musique à exprimer les émotions prévues au texte. En 2011, le ténor britannique Paul Agnew et le réputé ensemble de musique baroque Les Arts Florissants ont entamé l’enregistrement de huit livres de madrigaux de Monteverdi. Dans ce programme, Les Arts Florissant, sous la direction d’Agnew, interprète les madrigaux tirés du troisième livre. Publié en 1592, ce livre compte 20 madrigaux pour cinq voix. Cette performance a été enregistrée à la Cité de la musique de Paris, en France, en 2012.