00:00
Tchaïkovski - Iolanta
L’opéra « Iolanta », une œuvre tardive de Tchaïkovski, a été créé en 1892. L’opéra regroupe tous les éléments de l’art du compositeur russe : de belles mélodies, une structure claire et une passion sincère sous toutes sortes de formes. Cette production du Teatro Real de Madrid (2012) faisait partie d’un double programme, présentant « Iolanta » de Tchaïkovski et « Perséphone » de Stravinsky. Les deux œuvres représentent un idéal de beauté, de poésie et d’espoir. La progression de l’obscurité à la lumière sert de rite de passage, transformant l’attitude existentielle des personnages principaux. Chef d'orchestre: Teodor Currentzis. Solistes: Ekaterina Scherbachenko (Iolanta), Alexej Markov (Robert), Pavel Cernoch (Vaudémont), Dmitry Ulianov (King René), Willard White (Ibn-Hakia), Vasily Efimov (Alméric), Pavel Kudinov (Bertrand), Ekaterina Semenchuk (Marta), Irina Churilova (Brigita) & Letitia Singleton (Irina Churilova) Interprètes: Pequeños Cantores et Chœurs et Orchestre de Teatro Real.
01:48
Waldbühne 1993: Russian Night
Chaque année, le Berliner Philharmoniker livre un concert remarquable à la Waldbühne de Berlin. Cet amphithéâtre extérieur peut accueillir 22 000 spectateurs et une variété d’événements, des projections de cinéma aux matchs de boxe, en passant par les concerts de musique classique. Ce concert du Berliner Philharmoniker présenté en 1993 propose un programme entièrement consacré à la musique russe sous la direction du chef d’orchestre japonais Seiji Ozawa. Le concert débute par l’ouverture de La Grande Pâque russe, op. 36 de Nikolaï Rimski-Korsakov, suivi de trois œuvres signées Tchaïkovski : le célébrissime Casse-noisette, l’Ouverture solennelle 1812 et l’élégie tirée de la Sérénade pour cordes. Le programme se poursuit avec la Danse polovtsienne no 17 d’Alexandre Borodine, l’Oiseau de feu de Stravinski et la Danse du sabre d’Aram Khatchatourian, et se termine par la Marche de Radetzky de Johann Strauss père.
03:28
Gala Mozart à Prague
Présenté au somptueux théâtre des États de Prague, ce gala hommage est sans contredit l’un des moments forts de l’année Mozart, célébrée en 2006. Dirigé par Manfred Honeck, l’orchestre philharmonique de la République tchèque y interprète de splendides compositions de Mozart, qui présentent toutes un lien avec la ville de Prague en général, ou avec théâtre des États en particulier. Parmi ces compositions se trouve une version du Concerto pour clarinette, dont la première a été présentée dans la capitale tchèque en 1791, mettant en vedette la clarinettiste Sharon Kam. Bien entendu, la Symphonie de Prague est également au programme, tout comme l’ouverture de Don Giovanni, opéra dirigé par Mozart sur les planches de ce théâtre en 1787.
04:34
Mozart - Symphonie no 29 en la majeur, KV. 201
L’Orchestre philharmonique de Berlin, sous la baguette de maestro Claudio Abbado, présente la toute première édition de l’Europakonzert à Prague, en 1991. Ce concert marque le début d’une tradition visant à célébrer la création de l’orchestre, le 1er mai 1882, par un concert annuel présenté dans une ville européenne qui revêt une certaine importance culturelle. Les solistes de cette première édition sont la soprano Cheryl Studer et le pianiste Bruno Canino, et le programme comprend plusieurs œuvres de Mozart, notamment l’ouverture et différents arias tirés de l’opéra Don Giovanni, sa Symphonie no 29 (K. 201), l’aria de concert pour soprano, piano obligato et orchestre Ch'io mi scordi di te? (K. 505) et la Symphonie no 35 (K. 385), surnommée Haffner.
06:00
Mozart - Symphonie no 39, K. 543
David Zinman dirige le Deutsche Kammerphilharmonie dans une performance de la Symphonie no 39, K. 543, de W. A. Mozart (1756-1791). Ce concert présenté à la Sophiensaal de Munich en 1991 est mis en scène par János Darvas. Cette œuvre est la première d’une série de trois symphonies composées en succession rapide à l’été 1788, qui seront les dernières de Mozart. Le premier mouvement débute par une introduction majestueuse dans laquelle on peut entendre des fanfares dans la section des cuivres. La pièce est également composée d’un menuet et un trio, qui comprend la danse folk autrichienne « Ländler », de même que d’un solo pour clarinette.
06:33
Bach - Variations Goldberg (BWV 988)
Zhu Xiao-Mei interprète les Variations Goldberg (BWV 988) de J. S. Bach dans le cadre du Festival Bach de Leipzig, en juin 2014. Le concert a été enregistré dans l’église Saint-Thomas, où Bach a passé la majeure partie de sa carrière à titre de Thomaskantor, soit le directeur musical du chœur de l’église. Composées d’une aria et d’une série de 30 variations, les Variations Goldberg ont d’abord été publiées en 1741 et sont nommées d’après Johann Gottlieb Goldberg. Contrairement aux variations mélodiques sur un même thème, les Variations Goldberg ne suivent pas la mélodie, mais sont plutôt fondées sur le motif de basse de l’aria et la progression des cordes. Chaque troisième mouvement est un canon, suivant un motif ascendant. Les Variations Goldberg sont au rang des œuvres les plus célèbres de Bach, et ont été popularisées plus récemment grâce aux enregistrements légendaires de Glenn Gould, en 1955 et en 1981.
08:00
Glass - Concerto pour deux pianos
Dans le cadre d’une nouvelle collaboration avec Philip Glass, célèbre compositeur de « pièces aux structures répétitives », les pianistes françaises Katia et Marielle Labèque interprètent la première européenne du Concerto pour deux pianos de Glass, suivie de la Symphonie no 5 de Chostakovitch en compagnie de l’Orchestre de Paris. Ce concert est dirigé par Jaap van Zweden, directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Hong Kong et prochain directeur musical du New York Philharmonic.
09:21
CMIM Piano 2024 – Première épreuve: Dina Ivanova
La pianiste Dina Ivanova (Russie, 1994) interprète la Sonate en fa majeur, Hob. XVI:23, de Joseph Haydn, et Gaspard de la nuit de Maurice Ravel dans le cadre de la première ronde de l’édition 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM), entièrement consacrée au piano. Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
10:04
In Rehearsal: Esa-Pekka Salonen
Le compositeur et chef d’orchestre finlandais Esa-Pekka Salonen a été directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles de 1992 à 2009. Sous son leadership dynamique, l’ensemble s’est classé parmi les orchestres les plus exceptionnels au monde. Le partenariat hors normes développé entre Salonen et ses musiciens a été largement salué dans la presse internationale. La lucidité, l’efficacité et l’absence de prétention de Salonen lui ont permis de bâtir une relation conviviale avec les musiciens, qui s’avère particulièrement évidente en répétition. Dans cet épisode de la série In Rehearsal, Salonen et l’Orchestre philharmonique de Los Angeles répètent la pièce impressionniste La mer de Claude Debussy au pavillon Dorothy Chandler du Music Center of Los Angeles County. L’épisode offre une perspective fascinante sur le lien chaleureux que Salonen entretient avec ses musiciens, ainsi que sur le chef-d’œuvre de Debussy.
11:03
Gara Garayev : Sonates d'automne
Pianist Vadim Repin and Violist Murad Hüseynov perform Gara Garayev's Violin Sonata and 24 Preludes for Piano. Recorded at La Grange au Lac. Written and directed by Juliette Swierczewski and recorded at La Grange au Lac. Although Garayev is a 20th century composer, his music nonetheless carries allusions to romantic music. Murad, the main actor, will represent one of those characters carried by solitude that can be found in the romantic paintings of Friedrich. The overall atmosphere of the musical program is rather melancholic, tending either towards a certain musical lightness, or, on the contrary, towards drama. The production is a cinematographic accompaniment of the music and its performers.
12:09
Mendelssohn - Concerto pour violon numéro, Op. 64
Sir Simon Rattle dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin dans le cadre de l’édition 2016 de l’Europakonzert, qui se déroule dans la magnifique église baroque de Røros, une ville minière norvégienne pittoresque figurant au patrimoine mondial de l’UNESCO. La pièce est suivie du Concerto pour violon, op. 64 de Mendelssohn, interprété avec chaleur, élégance et virtuosité par violoniste norvégien de talent Vilde Frang.
12:38
IVC 2021 - Finale: Wolf, De Falla et autres
La soprano Sophia Burgos (États-Unis, 1991) et le pianiste Daniel Gerzenberg (Allemagne, 1991) interprètent « Ich esse nun mein Brod nicht trocken mehr », « Wer rief dich den? », « Schweig’ einmal still, du garst’ger Schwätzer dort! » et « Wenn du, mein Liebster, steigst zum Himmel auf », tirées de Italienisches Liederbuch de Hugo Wolf; « El paño moruno » et « Nana », tirées de Siete canciones populares españolas de Manuel de Falla; « D’Anne jouant de l’espinette », tirée des Deux épigrammes de Clément Marot, M. 10, de Maurice Ravel; The owl and the pussy-cat d’Igor Stravinsky; « Agnes », tirée de Fünf Gedichte, op. 11, de Gerrit Isaac van Eijken; « Die tote Braut », tirée de Italienisches Liederbuch de Joseph Marx; « Herzeleid », tirée de Sechs Gesänge, op. 107, de Robert Schumann; « Mon cadavre est doux comme un gant », tirée des Fiançailles pour rire, FP 101, de Francis Poulenc; et « Pause of the clock », tirée de The yellow moon of Andalusia (Spanish songbook III) de George Crumb dans le cadre de la ronde finale de l’édition 2021 du concours de chant annuel International Vocal Competition ’s-Hertogenbosch, consacrée aux lieder en duo. Cette performance a été enregistrée sur les planches du théâtre Verkadefabriek de ’s-Hertogenbosch, aux Pays-Bas.
13:10
Concert mexicain – Première partie
Anabel de la Mora est accompagnée par l’Orquesta Sinfonica de Minería sous la direction de Raúl Delgado dans un programme entièrement consacré aux compositeurs mexicains. La première partie du concert comprend Angelus de Miguel Bernal Jiménez, Dime que sí d’Alfonso Esparza, Munequita Lina de María Grever, Intermezzo de Atzimba de Ricardo Castro, Besos robados de Jorge del Moral et Bésame mucho de Consuelo Velázquez. Enregistré à l’Academia de Música del Palacio de Minería, Mexico, 2019.
14:05
Ça vient du coeur: Chansonnier Cordiforme
Composé de trois artistes vocaux et de trois instrumentistes, l’Ensemble Leones était prêt à interpréter l’un des plus beaux joyaux de l’ère bourguignonne : le Chansonnier cordiforme, un manuscrit en forme de cœur rassemblant des chansons d’amour italiennes et françaises. Il contient des œuvres des polyphonistes les plus célèbres du 15e siècle – Dufay, Morton, Binchois, Ockeghem – et constitue une source très riche de musique de cour de grande qualité.
15:01
Musique chorale baroque de Bach, Schütz et al.
L’ensemble à cinq voix Amarcord est rejoint par un alto supplémentaire et deux sopranos le temps d’un extraordinaire concert à l’église Saint-Thomas de Leipzig. Sous le nom d’Amarcordplus, les artistes vocaux offrent un programme axé sur la ville de Leipzig, qui comprend des madrigaux sacrés de Johann Hermann Schein, des motets de la collection Geistliche Chor-Music de Heinrich Schütz, ainsi que deux motets du plus célèbre des Thomaskantor, Johann Sebastian Bach. Ils interprètent aussi certaines œuvres sacrées de compositeurs contemporains moins connus, tels Philipp Heinrich Erlebach et Liebhold, ainsi que des compositions d’autres membres de la famille Bach, notamment Johann Michael et Johann Christoph. Cette performance a été captée le 1er mai 2020.
16:16
Penderecki - Symphonie: Sept portes de Jérusalem
L’édition 2017 du festival de musique classique Printemps de Prague a connu une conclusion puissante grâce à la performance de Krzysztof Penderecki, qui a dirigé l’Orchestre symphonique de la radio de Prague et le chœur de l’Orchestre philharmonique slovaque lors de l’interprétation de sa monumentale septième symphonie, Les sept portes de Jérusalem. Cette œuvre témoignant de réflexions introspectives sur la foi a été composée, en l’honneur de Jérusalem, pour des solistes, un chœur et un orchestre, avec un libretto tiré du Vieux Testament. Pour s’exprimer, Penderecki emploie des instruments précis : le tubophone, des objets de percussion qu’il a lui-même conçus et le schofar, un instrument liturgique juif ancien. Les solistes de cette performance incluent Iwona Hossa (soprano), Karolina Sikora (soprano), Anna Lubanska (mezzo-soprano), Adam Zdunikowsk (ténor), Piotr Nowacki (basse) et David Švehlík (narrateur). Le programme dévoile aussi une interprétation de Serenade for Orchestra, du compositeur tchèque Isa Krejci. Capté au Smetana Hall de Prague, en République tchèque.
17:47
Œuvres baroques vocales de Cavalli, Strozzi, Bembo
Le chef d’orchestre et claveciniste argentin Leonardo García Alarcón dirige son ensemble Cappella Mediterranea lors de ce programme de musique baroque italienne. L’ensemble interprète quelques-unes des plus belles pièces baroques composées par Francesco Cavalli, un célèbre compositeur vénitien du XVIIe siècle, et deux de ses élèves de renom, Barbara Strozzi et Antonia Bembo. La soprano argentine Mariana Flores interprète les œuvres vocales. Au programme : « Mira questi due lumi » de Le nozze di Teti e di Peleo de Cavalli, « Dimmi, Amor, che farò » de L’Oristeo, « Sinfonia della notte » de L’Egisto et « E vuol dunque Ciprigna » d’Ercole Amante; « M'ingannasti in verità » de Produzioni armoniche consacrate a Luigi XIV de Bembo; « Sino alla morte », « Che si può fare », « Lagrime mie », « L’amante segreto » et « è Pazzo il moi core » de Strozzi; La Romanesca de Biagio Marini; Aria Sopra La Ciaccona de Tarquinio Merula; et Sonata Seconda de Dario Castello.
19:02
Concours de piano Rina Sala Gallo 2022: Finalistes
Créé en 1947 par la pianiste Rina Sala Gallo et Arturo Benedetti Michelangeli, le concours de piano international Rina Sala Gallo se déroule tous les deux ans à Monza, et est aujourd’hui l’un des événements culturels les plus prestigieux de la ville italienne. Cette diffusion présente les performances des trois finalistes de la 26e édition du concours, enregistrées à la Villa Reale di Monza, en octobre 2022. Young Sun Choi (Corée du Sud, 1991) interprète la Sonate pour piano no 30 en mi majeur, op. 106, de Ludwig van Beethoven; Seunghyuk Na (Corée du Sud, 1997) propose « Oiseaux tristes » et « Alborada del gracioso », tirées de la suite en cinq mouvements Miroirs de Maurice Ravel; et Ivan Bašić (Serbie, 1996) présente la Mephisto-Valse no 1 de Franz Liszt. Choi conclut le programme au son d’Images (Livre I) de Claude Debussy.
20:03
Mozart - Quintette pour piano et vents, K. 452
Luca Vignali (hautbois), Angelo De Angelis (clarinette), Carmine Pinto (cor), Eliseo Smordoni (basson) et Linda Di Carlo (piano) interprètent le Quintette pour piano et vents en mi bémol majeur, K. 452, de Wolfgang Amadeus Mozart. La première de l’œuvre a été présentée le 1er avril 1784 au Burgtheater de Vienne, mettant en vedette le compositeur lui-même au piano. Quelques jours après la première, Mozart écrivait à son père, Léopold : « Moi-même, je le tiens pour ce que j’ai encore fait de mieux dans ma vie. ». Le quintette se distingue par son instrumentation inhabituelle, qui a posé un défi au compositeur, car « le recours aux vents seuls, par opposition à une utilisation en paire, pose des problèmes d’harmonie ». Mozart a donc exploré de nombreuses combinaisons d’instruments pour produire différentes sonorités et utilisé des phrases et des motifs courts pour dynamiser l’œuvre. Cette performance a été enregistrée à l’Auditorium Santa Cecilia de Pérouse, le 23 juin 2022.
20:31
Le Sacre: A ballet in two parts by Uwe Scholz
Uwe Scholz, l’un des plus importants chorégraphes du 20e siècle, a imaginé deux versions du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky pour le Ballet de Leipzig. Sacre I est un solo sombre et oppressif qui peut être perçu comme une mise en abîme de la vie de Scholz. Cette pièce unique est interprétée par Giovanni Di Palma au son de la version pour piano à quatre mains de l’œuvre de Stravinsky. La puissante Sacre II met en scène la soliste Kiyoko Kimura, l’une des muses de Scholz, et près de 60 danseurs accompagnés par l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. La version intégrale du ballet a été filmée en février 2003 dans le cadre de la création d’un portrait de Scholz. À la demande populaire, ce document unique du talent exceptionnel du chorégraphe est finalement accessible au public.