00:00
Donizetti – L’elisir d’amore
Si la présentation de l’opéra L’elisir d’amore en 2012 à Baden-Baden a créé un incroyable engouement mondial, c’est sans contredit grâce à la signature unique du célébré ténor mexicain Rolando Villazón. Pour faire suite à sa première mise en scène (Werther, à Lyon en 2011), Villazòn est allé encore plus loin en mettant en scène l’opéra-comique de Donizetti en plus d’y jouer le rôle de Nemorino. Ce documentaire raconte cette « histoire dans une histoire » et dévoile le processus créatif derrière la mise en scène de l’opéra en deux actes au palais des festivals de Baden-Baden aux mois d’avril et de mai 2012. Nous y suivons Rolando Villazón lors des répétitions avec les chanteurs et les acteurs, et de ses échanges avec le jeune chef d’orchestre Pablo Heras-Casado en amont de cette performance hautement personnelle.
02:18
Mahler - Das Lied von der Erde
Le chef d’orchestre russe Semyon Bychkov dirige le Sinfonieorchester Köln dans une interprétation de Das Lied von der Erde (Le chant de la terre, 1908) de Gustav Mahler. La mezzo-soprano Waltraud Meier et le ténor Torsten Kerl sont les solistes de cette performance captée à la Philharmonie de Cologne, en Allemagne, en 2001. Das Lied von der Erde est un cycle de chant orchestral écrit pour deux voix et un grand orchestre. Le cycle comprend six mouvements où les deux solistes sont présentés en alternance. Les mouvements sont composés d’anciens poèmes chinois tirés de Die chinesische Flöte (La flûte chinoise), paraphrasés par Hans Bethge (1876-1946). Mahler était fasciné par la façon dont ces poèmes expriment la beauté terrestre et son caractère éphémère.
03:29
House of Dreams
House of Dreams est un concert original conçu par Alison Mackay. Il propose un voyage magique vers des lieux où se rencontrent l’art baroque et la musique : cinq maisons d’Europe où des œuvres de Bach, Händel, Vivaldi, Purcell et Marais sont jouées devant des toiles de Vermeer, Canaletto et Watteau. La scène est dirigée par Marshall Pynkoski et la narration, assurée par Blair Williams. Le Tafelmusik Baroque Orchestra, aussi surnommé Tafelmusik, est un orchestre baroque canadien de Toronto spécialisé en musiques anciennes. Fondé en 1979, il possède 19 membres qui se consacrent à plein temps à des performances et techniques historiques, ainsi que certains musiciens invités lorsque nécessaire. L’orchestre est dirigé par la violoniste Jeanne Lamon.
04:59
Mozart - Symphonie no 34, K. 338
Maestro Iván Fischer dirige l’Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino dans un merveilleux programme composé d’œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart et d’Antonín Dvořák. Le concert débute par la Symphonie no 34 en do majeur, K. 338, de Mozart. Achevée à l’été 1780, cette œuvre est la dernière symphonie composée par Mozart à Salzbourg, où il était musicien de la cour. La symphonie compte trois mouvements : le premier et le dernier sont énergiques et entraînants, tandis que le deuxième, composé pour cordes seules, est plutôt calme. Le programme se poursuit avec la Symphonie no 7 en ré mineur, op. 70, de Dvořák. Achevée en mars 1885, cette pièce a été présentée pour la première fois à Londres un mois plus tard, sous la baguette du compositeur lui-même. Comme c’est généralement le cas pour les œuvres de cette période, la symphonie présente un style sombre et dramatique, qui crée un contraste notable avec l’œuvre du compositeur. Cette performance a été enregistrée au Teatro del Maggio Musicale Fiorentino de Florence, en Italie, le 29 janvier 2021.
05:34
Dvořák - From the Bohemian Woods - V. Silent Woods
Pour ce récital exceptionnel, enregistré en 2019 au Théâtre des Champs-Élysées, les sœurs Camille (violoncelle) et Julie Berthollet (violon) sont accompagnées par le pianiste Guillaume Vincent et l’Ensemble Appassionato, sous la baguette de Mathieu Herzog. Pour explorer tout l’éventail expressif du violon et du violoncelle, les sœurs ont choisi un répertoire qui fait le pont entre les styles musicaux et les époques, des airs baroques de Vivaldi aux notes jazz de Django Reinhardt et de Stéphane Grapelli. Le programme comprend les Danses hongroises, no 5 et no 6 de Brahms, Palladio de Karl Jenkins, « Theme from Forrest Gump », d’Alan Silvestri, le Quintette pour piano, op. 44 de Schumann, « The Red Violin » de John Corigliano, Hungarian Rhapsody, op. 68 de David Popper, « Minor Swing » de Reinhardt et Grappeli, et Csárdás de Vittorio Monti.
05:54
Beethoven - 7 Variations: 'Bei Männern..', WoO 46
À Genève, la ville où elle a passé la majeure partie de sa vie, la pianiste argentine Martha Argerich invite son partenaire musical de toujours, le violoncelliste Mischa Maisky, à prendre part à un concert de musique de chambre exclusif. Entre chaque pièce, Argerich s’ouvre à sa fille Annie Dutoit dans le cadre d’une entrevue intimiste traitant de leur relation et de musique. Le programme du concert comprend sept variations tirées de La Flûte enchantée de Ludwig van Beethoven; Fantasiestücke, op. 73, de Robert Schumann; Introduction et Polonaise brillante, op. 3, de Frédéric Chopin; « Lerchengesang » (no 2) tirée de Quatre chants sérieux, op. 70, de Johannes Brahms; et le largo tiré de la Sonate pour violoncelle en sol mineur, op. 65, de Chopin. Ce concert a été enregistré les 12 et 13 novembre 2020 à Genève, en Suisse.
06:00
Beethoven - Concerto pour violon, Op. 61
Le violoniste israélien Itzhak Perlman et l’Orchestre philharmonique de Berlin interprètent le Concerto pour violon, op. 61 de Ludwig van Beethoven sous la direction de Daniel Barenboim. Beethoven a dédié son Concerto pour violon à son collègue Franz Clement, un important violoniste de l’époque. La première de la pièce a été présentée à Vienne en 1806. N’ayant malheureusement pas connu le succès escompté, la pièce a seulement été interprétée à une poignée de reprises au cours des décennies suivantes. Cependant, l’œuvre a connu un second souffle en 1844, lorsque le jeune violoniste Joseph Joachim, alors âgé d’à peine 12 ans, l’a interprétée avec la London Philharmonic Society, sous la direction de Mendelssohn. Depuis, le Concerto pour violon de Beethoven figure parmi les concertos les plus importants du répertoire classique. Cette œuvre réputée pour sa vaste gamme de cadenzas pose un grand défi technique et intellectuel, relevé avec brio par Perlman et l’Orchestre philharmonique de Berlin.
06:51
Brahms - Un requiem allemand, op 45
Dans ce concert enregistré en novembre 2016 à la magnifique basilique baroque de Sankt Florian, en Autriche – de laquelle Anton Bruckner a déjà été titulaire de l’orgue – le Wiener Singverein, le Cleveland Orchestra et son chef d’orchestre principal, Franz Welser-Möst, modèrent toute trace de grandiloquence là où l’émotion aurait aisément pu prendre le dessus. Ein Deutsches Requiem, op. 45, a pour effet de réconforter l’auditeur par des textes religieux qui ne sont pas traditionnellement associés à la messe de Requiem. En résulte une œuvre d’une grande intensité qui s’adresse à tous, peu importe leur foi, qu’ils soient croyants ou non. Les deux solistes au programme, Hanna-Elisabeth Müller et Simon Keenlyside, ont l’habitude des grandes scènes internationales. Müller s’est taillé une réputation enviable non seulement comme chanteuse d’opéra, mais également à titre de musicienne de concert. Keenlyside, natif de Londres, a bâti son impressionnante carrière sur les participations prestigieuses qu’il a faites tout au long de la dernière décennie.
08:03
Divas and Diamonds
Les musiciens de l’Orchestre symphonique national du Danemark, du DR Big Band et de l’Ensemble vocal national du Danemark unissent leurs voix sous la direction de Klaus Tönshoff dans ce concert éblouissant qui rend hommage au cinéma en noir et blanc. La mezzo-soprano norvégienne Tuva Semmingsen y interprète « Diamond Are A Girl’s Best Friend », « My Favorite Things », « Over the Rainbow » et plusieurs autres succès inoubliables. Ce concert a été enregistré au DR Koncerthuset de Copenhague, au Danemark, en juin 2020.
08:52
Schubert - Quatuor à cordes no 15 en sol majeur
Les Dissonances est un collectif artistique fondé par le violoniste David Grimal en 2004. L’ensemble sans chef d’orchestre est composé de musiciens issus des plus grandes scènes européennes, de solistes internationaux et de jeunes talents prometteurs. Dans cette performance, le quatuor Les Dissonances – composé de David Grimal (violon), d’Hans Peter Hofmann (violon), de David Gaillard (alto) et de Xavier Phillips (violoncelle) – interprète le Quatuor à cordes no 15 en sol majeur, D. 887, op. 161, de Franz Schubert. Le compositeur a achevé son ultime quatuor à cordes en dix jours, au mois de juin 1826, mais l’œuvre n’a été publiée qu’en 1851, à titre posthume. Elle est caractérisée par une modulation incessante, qui alterne constamment entre notes majeures et mineures. Cette performance a été enregistrée à la Cité de la Musique de Paris, en France, en 2014.
10:04
Josquin - Missa L'homme armé sexti toni
« Gare à l’homme armé! » Cet avertissement paraît deux fois plus puissant lorsqu’il provient de Josquin Desprez, qui a employé deux fois cette populaire mélodie médiévale pour composer des messes. Plus tôt lors de ce festival, la Missa super voces musicales a été interprétée par Marco Mencoboni et Katharina Bäuml. Aujourd’hui, Lionel Meunier dirige la splendide Missa Sexti toni, dans laquelle la mélodie continue de refaire surface.
11:13
Beethoven’s Hair
Beethoven’s Hair retrace le parcours inusité d’une mèche de cheveux coupée sur la tête du cadavre de Ludwig van Beethoven pour tenter d’élucider le mystère entourant la vie torturée et la mort du célèbre compositeur. Le film s’ouvre à l’époque actuelle, où des passionnés de Beethoven achètent la mèche de cheveux lors d’une vente aux enchères dirigée par la maison Sotheby’s. Le film s’intéresse ensuite aux anciens propriétaires de cette étrange relique, puis tente de révéler par la science le « secret médical » de Beethoven. Accompagné d’une splendide trame sonore regroupant les œuvres les plus mémorables du compositeur, Beethoven’s Hair crée un parallèle fascinant entre l’univers de l’analyse médico-légale, le cadre romantique du Vienne du 19e siècle et les horreurs de l’Allemagne nazie.
12:34
Brahms - Symphonie no 2, Op. 73
Franz Welser-Möst dirige l’Orchestre de Cleveland, qui interprète la Symphonie no 2 de Johannes Brahms. Sachant que le compositeur avait consacré 15 ans à sa première symphonie, il n’est pas étonnant que sa seconde soit une œuvre plus légère et lumineuse, qui intègre avec maîtrise les prouesses de la première. Avec plus d’envergure et moins d’empressement, elle charme l’oreille avec son lyrisme et ses tutti passionnés. Elle figure parmi les œuvres orchestrales les plus acclamées de Brahms depuis sa première, présentée à la fin de 1876. Welser-Möst dirige ses « musiciens dévoués et d’une précision exemplaire » (Die Presse) lors de cette version qui polit chacun des petits détails pour les faire briller de l’intérieur. Grâce à ses nombreuses années à la tête de l’Orchestre de Cleveland, Welser-Möst façonne avec subtilité des sonorités parmi les plus complexes. Cette performance a été captée au Musikverein de Vienne, en Autriche, en 2014.
13:15
Schumann - Kreisleriana, op. 16
Après avoir enregistré l’ensemble des 32 sonates pour piano de Ludwig van Beethoven pour souligner le 250e anniversaire du compositeur, Riccardo Schwartz a décidé de se concentrer sur les œuvres pour piano solo de Robert Schumann. Dans cette performance, il interprète Kreisleriana, op. 16, de Schumann, pièce que le compositeur prétend avoir achevée en tout juste quatre jours, en 1838. Le titre de cette œuvre dédiée à Frédéric Chopin, contemporain de Brahms, fait référence au personnage de Johannes Kreisler, un musicien fictif tiré des écrits d’E.T.A. Hoffmann. Brahms considérait cette pièce comme l’une de ses compositions les plus abouties. Kreisleriana est une œuvre dramatique composée de huit mouvements, et de sections contrastées évoquant les importantes sautes d’humeur du musicien imaginaire, de même que les deux personnages fictifs imaginés par Schumann, Florestan et Eusebius. Le réputé pianiste italien Riccardo Schwartz (1986) a eu le privilège d’être dirigé comme soliste par plusieurs chefs d’orchestre de renommée mondiale, dont Gustav Kuhn et Yuri Temirkanov. Ses performances célébrées par la critique comprennent des récitals et des concertos pour piano et orchestre livrés sur diverses scènes prestigieuses.
13:46
Dvořák - Othello - Concert Overture, Op. 93
Andris Nelsons et sa femme, la grande soprano Kristine Opolais, et le Gewandhausorchester de Leipzig présentent un concert consacré à Antonin Dvořák, dans lequel les mélodies cachées par le compositeur dans toutes les couches de sa musique se déploient avec des nuances tendres, chaudes et douces. Les tempos de Nelsons demeurent calmes et décontractés, permettant à la beauté omniprésente de la musique de Dvořák d’inonder le Gewandhaus. Le programme du concert débute par l’ouverture pour orchestre Othello, op. 93. Opolais interprète ensuite le « Chant à la lune » tirée de Roussalka et « Chansons que ma mère m’a apprises » tirée des Mélodies gitanes, op. 55/4, suivies par la Polonaise, « O, marno, marno to je » de Roussalka et « Dobrá! Já mu je dám!... Jak je mi? » de l’opéra Dalibor de Smetana. Le concert se termine par une performance de la Symphonie no 9 en mi mineur, op. 95 (« Du Nouveau Monde »). Enregistré au Gewandhaus de Leipzig en mai 2017.
14:00
Shusha Renaissance (2023)
“Shusha, the Renaissance” is a musical journey featuring pianist Murad Huseynov. The city of Shusha is often considered the cradle of Azerbaijan's music and poetry and one of the leading centres of the Azerbaijani culture, having been declared the cultural capital of Azerbaijan in January 2021. On the program are the following works: Fikret Amirov’s (1922-1984) Twelve Miniatures for Piano Solo: I. Ballade - II. Ashigsayagi – III. Nocturne – IV. Humoresque – V. Lyrical Dance – VI. Hunting - VII. Lullaby – VIII. Waltz – IX. Barcarolle – X. Toccata – XI. Elegy – XII. March; Adil Babirov’s (1934-2021) ‘s Prelude & Scherzo; Gara Garayev’s (1918-1982) Sonatine: I. Allegro – II. Moderato assai – III. Vivo ; Tofik Kouliyev’s (1917-2000) ‘Gaytagi’ and F. Amirov’s Romantic Sonata: I. Allegro energico - II. Andante espressivo - III. Allegro non troppo). This performance is filmed in Shusha in October 2023 and in the Heydar Aliyev Center, Baku, in December 2023. Written and directed by Michel Swierczewski.
14:54
Bach - Sonate no 2 BWV 1015
La Sonate pour violon et clavecin No. 2 BWV 1015 est la deuxième des sonates que Jean-Sébastien Bach a composées avant 1725, probablement alors qu’il travaillait comme maître de chapelle à Köthen. On croit qu’il a écrit les sonates pour le prince Léopold et que, plus tard, il a adapté ces morceaux pour son usage personnel à Leipzig. C’est peut-être pour cette raison que les sonates sont bien jouables pour des amateurs mais qu’elles contiennent également beaucoup de finesse, constituant aussi un défi pour les musiciens professionnels. Comme les «concertos brandebourgeois », ces œuvres ont été écrites pour former une série.