00:00
Tchaïkovski - Iolanta
L’opéra « Iolanta », une œuvre tardive de Tchaïkovski, a été créé en 1892. L’opéra regroupe tous les éléments de l’art du compositeur russe : de belles mélodies, une structure claire et une passion sincère sous toutes sortes de formes. Cette production du Teatro Real de Madrid (2012) faisait partie d’un double programme, présentant « Iolanta » de Tchaïkovski et « Perséphone » de Stravinsky. Les deux œuvres représentent un idéal de beauté, de poésie et d’espoir. La progression de l’obscurité à la lumière sert de rite de passage, transformant l’attitude existentielle des personnages principaux. Chef d'orchestre: Teodor Currentzis. Solistes: Ekaterina Scherbachenko (Iolanta), Alexej Markov (Robert), Pavel Cernoch (Vaudémont), Dmitry Ulianov (King René), Willard White (Ibn-Hakia), Vasily Efimov (Alméric), Pavel Kudinov (Bertrand), Ekaterina Semenchuk (Marta), Irina Churilova (Brigita) & Letitia Singleton (Irina Churilova) Interprètes: Pequeños Cantores et Chœurs et Orchestre de Teatro Real.
01:48
Bach - Passion selon saint Jean
Sir Simon Rattle dirige le merveilleux Berliner Philharmoniker dans une interprétation de la splendide Passion selon saint Jean de Jean-Sébastien Bach. Les solos sont interprétés par les chanteurs de renommée mondiale Juliane Banse, Michael Chance, Ian Bostridge, Rainer Trost et Thomas Quasthoff, qui sont accompagnés pour l’occasion du célèbre ensemble RIAS Kammerchor. Cette œuvre basée sur l’Évangile de Jean a été composée par Bach lors de sa première année à titre de cantor de Leipzig, et a été présentée pour la première fois le Vendredi saint de l’année 1724. Cette pièce se distingue par ses majestueux chœurs d’ouverture et de clôture, et par le magnifique acte réservé à la mort de Jésus. La musique de Bach déborde d’émotions en raison du contraste entre la délicatesse des solos et l’intensité des chœurs.
03:55
Œuvres de Mozart et de Sarti
Le chef d’orchestre italien Mattia Rondelli dirige l’Orchestra dell’Opera Carlo Felice Genova et la soprano Barbara Massaro dans un concert composé d’œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart et de Giuseppe Sarti. Le programme regroupe la Symphonie no 5 en si bémol majeur, K. 22, de Mozart; « Domine Deus » tirée de Gloria in excelsis de Sarti (révision de Stefano Squarzina); « Sinfonia » et l’aria « Sull’altare del Suo sdegno » tirées de l’oratorio La sconfitta de’ Cananei de Sarti (révision de S. Squarzina); la Symphonie no 27 en sol majeur, K. 199, de Mozart; l’aria « Fra le oscure ombre funeste » de la cantate Davide Penitente, K. 469, de Mozart; et la Symphonie no 24 en si bémol majeur, K. 182, de Mozart. Cette performance a été enregistrée à la Basilica dei Santi Gervasio e Protasio de Rapallo, en Italie, en 2023.
04:59
Stravinsky - Jeu de cartes
Iván Fischer dirige le Budapest Festival Orchestra lors d’un concert enregistré à la salle de concert nationale Béla Bartók de Budapest, en 2015. Le concert commence avec l’« Ouverture sur des thèmes juifs », op. 34, de Prokofiev. Ensuite, Thomas Zehetmair est le violoniste soliste dans le Concerto pour violon no 2, op. 63, de Prokofiev. La deuxième partie du concert est consacrée à la musique de Stravinsky. Au programme, la musique composée pour le ballet Jeu de cartes (1937) et la suite no 2 de L’oiseau de feu (1919). Jeu de cartes, l’une des œuvres néoclassiques de Stravinsky, est composée de trois parties (« donnes »). La suite no 2 de L’oiseau de feu est basée sur la musique du ballet du même nom, composé pour les Ballets russes de Sergei Diaghilev et dont la première s’est tenue à Paris en 1910.
06:00
Mahler - Rückert-Lieder
La soprano galloise Margaret Price interprète les Rückert-Lieder de Gustav Mahler, accompagnée par l’Orchester der Ludwigsburger Schloßfestspiele, sous la direction de Wolfgang Gönnenwein. Les Rückert-Lieder de Mahler sont composés de cinq chants basés sur des poèmes de Friedrich Rückert (1788-1866). Les quatre premiers ont été achevés au cours de l’été 1901 sous deux versions : pour piano et pour orchestre, tandis que le cinquième chant, « Liebst du um Schönheit » (Je t’aime pour la beauté), n’a jamais été orchestré par le compositeur lui-même. Mahler a écrit cette dernière afin d’exprimer son amour pour sa fiancée, Alma Schindler. Cette performance a été captée au Ludwigsburger Schloßfestspiele en 1988.
06:24
Rossini - Petite Messe solennelle
Gioachino Rossini l’avait déjà dit lui-même : Il est né pour écrire des opéras comiques. Pourtant cette composition ultérieure est aussi très bien. Il a appelé sa ‘Petite messe solennelle’ son dernier “péché de vieillesse”, et il l’a écrite à l’origine pour chœur, deux pianos et harmonium. Riccardo Chailly dirige l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, le Gewandhauschor et le Chor der Oper Leipzig dans la version pour orchestre au Gewandhaus de Leipzig en 2008.
07:50
Misha Fomin au Concertgebouw (2020)
Le pianiste Misha Fomin présente un récital regroupant diverses œuvres romantiques pour piano. Le concert s’ouvre avec la Sonate pour piano no 10, op. 14/2 et la Sonate no 15, op. 28 (« Pastorale ») de Beethoven, et se poursuit avec une performance de la Nocturne, op. 9/1, et de l’Étude, op. 25/7 de Chopin. Le programme se termine avec les Variations sur un thème de Paganini, op. 35 (Livre II), une œuvre de Brahms réputée être particulièrement exigeante d’un point de vue technique. En rappel, Fomin livre Chant polonais no 5 (« Meine Freunden ») de Chopin/Liszt. Enregistré au Concertgebouw d’Amsterdam, en novembre 2020.
09:00
CMIM Piano 2024, Demi-finales II: Antonio C. Guang
Le pianiste Antonio Chen Guang (Chine, 1994) interprète « Reflets dans l’eau » tirée des Images (livre I) de Claude Debussy; Mzizaakok Miiniwaa Mzizaakoonsak (Taons et mouches à chevreuil) de Barbara Assiginaak; la Sonate n° 31 en la bémol majeur, op. 110, de Ludwig van Beethoven; la transcription de Ferruccio Busoni de Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ, BWV 639, de J. S. Bach, et la Mephisto-Valse n° 1, S. 514 (Der Tanz in der Dorfschenke), de Franz Liszt dans le cadre du récital solo des demi-finales de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM). Cette performance a été enregistrée à la Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
10:00
Giovanni Maria Trabaci - Passion selon Marcus
Pour la première fois, cette passion du début de l’ère baroque peut maintenant être réentendue à l’époque moderne. Giovanni Maria Trabaci, un pionnier du style ayant rompu avec la tradition de l’unisson napolitain, a été le premier compositeur à écrire un cycle complet de passions. Grâce au grand flair de Jean-Marc Aymes pour la qualité, cette performance figurera en tête de votre liste de concerts préférés.
10:51
Misha Enzovoort
Misha Mengelberg, l’oubli a commencé son œuvre. Il attend un taxi qu’il n’a pas commandé pour aller à un concert qu’il n’aura pas lieu. Dans ce film, le documentariste Cherry Duyns suit le pianiste Misha Mengelberg lors de sa dernière tournée internationale avec son ensemble ICP (Instant Composers Pool). Depuis quelques années, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste est en proie à la démence. Duyns suit cette icône du jazz européen lors d’une semaine de concerts données au club de jazz londonien Vortex : en raison de sa santé déclinante, il s’agit sans doute de ses derniers concerts à l’étranger. Les membres du groupe se préparent à dire adieu à Mengelberg, avec qui ils ont joué pendant des décennies. Faire de la musique, c’est comme respirer pour Mengelberg, mais maintenant qu’il est à couteaux tirés avec son cerveau, la question se pose de savoir jusqu'à quand il pourra continuer à jouer avec son ensemble ICP. Duyns se renseigne discrètement sur cette question auprès des membres du groupe : Misha, ne doit-il pas être protégé contre lui-même ? L’un d’entre eux répond résolument : non. Le fait que Mengelberg est toujours sur scène avec son ensemble, malgré sa maladie, correspond à son esthétique : tous peuvent participer. Il aime le chaos et la folie. Dans des éclairs de lucidité, Mengelberg dit vertement ce qu’il pense de ses confrères compositeurs comme John Cage (« de la musique assez hostile » et Chopin (« terriblement ennuyeux »). Dans un moment ludique, il joue du piano avec sa canne. Pourtant, une question importante se pose : l’ensemble pourra-t-il continuer à exister sans son pivot ?
11:57
Brahms - Symphonie no 1 en ut mineur, Opus 68
Depuis plus de deux décennies, l’Orchestre philharmonique de Berlin célèbre la journée de sa formation le 1er mai avec la tenue du concours annuel Europakonzert. En 2010, l’Europakonzert a eu lieu à Oxford. L’orchestre, dirigé par Daniel Barenboim, y a livré un programme exceptionnel comprenant notamment la Symphonie no 1 de Johannes Brahms.
12:45
Œuvres pour piano de Scriabine, Berg et Beethoven
Le pianiste italien Roberto Prosseda (*1975) est d’abord et avant tout connu pour ses interprétations d’œuvres récemment découvertes de Felix Mendelssohn, mais est également réputé pour ses versions d’œuvres signées Mozart, Schubert, Schumann et Chopin. Prosseda a remporté plusieurs prix prestigieux dans le cadre de grands concours internationaux, et a accompagné certains des plus grands orchestres au monde, notamment le London Philharmonic Orchestra, le New Japan Philharmonic et le Leipzig Gewandhaus Orchestra. Dans ce récital enregistré en 2015 au Teatro alle Vigne de Lodi, en Italie, Prosseda interprète Nocturne, op. 9 no 2, d’Alexander Scriabin, la Sonate pour piano, op. 1, d’Alan Berg, et la Sonate pour piano, op. 111 no 32, de Ludwig van Beethoven.
13:29
IVC 2019 - Finale: Schubert, Wolf et al.
La soprano Erika Baikoff (États-Unis, 1994) et le pianiste Gary Beecher (Irlande, 1993) interprètent « Suleika I, Was bedeutet die Bewegung » (op. 14, no 1 – D. 720) et Die Blumensprache (op. 173, no 5 – D. 519) et Die Gebüsche (D. 646) de Franz Schubert; « Lied vom Winde » et « Der Knabe und das Immlein », tirés des Mörike-Lieder de Hugo Wolf; « Fleur jetée » des Quatre mélodies (op. 39) de Gabriel Fauré; « C », extrait des Deux poèmes de Louis Aragon (FP 122) par Francis Poulenc; « Les lilas qui avaient fleuri », tiré de Clairières dans le ciel par Lili Boulanger; « Oranje may-lied » de Johanna Bordewijk-Roepman; et « Eti letniye nochi » (Ces nuits d’été) des Douze romances (op. 14) de Sergei Rachmaninoff, lors de la finale du Concours vocal international 2019 – Duo de lied. Cette performance a été captée au Theater aan de Parade à Bois-le-Duc (‘s-Hertogenbosch), aux Pays-Bas.
14:00
Bizet - Carmen
Le paysage sauvage à couper le souffle de l’ancienne carrière romaine de St. Margarethen, en Autriche, offre le cadre tout désigné pour cette performance unique et colorée de l’opéra Carmen (1875) de Georges Bizet. Rassemblant plus de 400 participants, cette mise en scène opulente du célèbre opéra de Bizet – l’une des œuvres les plus populaires de l’histoire de cette forme d’art – est un véritable festin pour les sens. Le Festival d’opéra St. Margarethen, qui figure parmi les festivals extérieurs les plus courus d’Europe, est fréquenté par quelque 220 000 amateurs d’opéra chaque année. Chef d’orchestre est Ernst Märzendorfer. Solistes: Nadia Krasteva, Russi Nikov, Alexandrs Antonenko. Chorégraphe: Marieta Romero.
16:42
Beethoven - Quatuors à cordes nos 2, 14 et 16
Le réputé quatuor à cordes français Quatuor Ébène a souligné le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827) avec un projet remarquable : l’enregistrement de l’ensemble de ses seize quatuors à cordes. Pendant cinq ans, les violonistes Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, l’altiste Marie Chilemme et le violoncelliste Raphaël Merlin ont plongé corps et âme dans ces 650 pages de musique en feuille, couvrant trois décennies de la prolifique carrière de Beethoven. Cet effort a culminé en six concerts captivants présentés à la Philharmonie de Paris à l’automne 2020. Le Quatuor Ébène a exploré toutes les facettes des quatuors à cordes de Beethoven, du dynamisme des quatuors à cordes de l’opus 18 aux quatuors Razumovsky, Les Harpes et Quartetto Serioso (opus 59, 74 et 95) de sa période intermédiaire, jusqu’à la profondeur de ses quatuors tardifs (opus 127 à 135). Dans ce programme, le Quatuor Ébène interprète le Quatuor à cordes no 2 en sol majeur, op. 18, no 2; le Quatuor à cordes no 16 en fa majeur, op. 135; et le Quatuor à cordes no 14 en do dièse mineur, op. 131. Ce concert a été enregistré à la Philharmonie de Paris, le 16 décembre 2020.