00:00
Meyerbeer - Les Huguenots
Le contexte de ce « grand opéra » de Giacomo Meyerbeer est le massacre de la Saint-Barthélemy. Raoul, un protestant, est amoureux de Valentine, une catholique : un amour impossible. Ce n’est pas que la question de religion qui éloigne les deux amoureux, car Valentine a été promise au Comte de Nevers, un catholique et l’ennemi de Raoul… Cette œuvre était très populaire juste après sa première représentation mais elle est tombée dans l’oubli après. Cette production de l’Opéra allemand de Berlin (1991) est un come-back triomphant pour cette œuvre intemporelle, présentée de façon contemporaine. Solistes: Angela Denning (Margarethe von Valois), Lucy Peacock (Valentine), Richard Leech (Raoul von Nangis), Hartmut Welker (Graf von Saint-Bris), Camille Capasso (Urban), Martin Blasius (Marcel). Chef d' orchestre: Stefan Soltesz.
02:41
Concert en direct de Genève
Pour transcender les clivages politiques et idéologiques entre leurs pays respectifs, Daniel Barenboim, juif argentin et plus célèbre pianiste et chef d’orchestre d’Israël, et Edward Said, philosophe palestinien et chrétien, ont créé le West-Eastern Divan Orchestra, un ensemble de jeunes musiciens âgés de 13 à 26 ans qui compte autant d’Israéliens que d’Arabes. Malgré ce grand symbolisme, les objectifs et les ambitions du West-Eastern Divan Orchestra sont d’abord et avant tout d’ordre musical : les divisions politiques du Moyen-Orient sont mises de côté le temps de l’union de ces jeunes talents musicaux, ce qui en dit long sur le pouvoir de l'interaction culturelle. Cette prestation livrée au Victoria Hall de Genève met en scène deux chefs-d’œuvre célèbres : le Concerto pour piano no 3 de Beethoven et la Symphonie no 5 de Tchaïkovski. Le concert se termine avec la Valse triste de Sibelius et l’ouverture de La Forza del Destino de Verdi.
04:26
Œuvres pour piano de Mendelssohn
Le pianiste italien Roberto Prosseda (*1975) est l’un des plus éminents interprètes actuels du répertoire pour piano de Felix Mendelssohn. La découverte par Prosseda de nouvelles œuvres du compositeur a fait les manchettes en Europe, et a donné suite à plusieurs parutions sur la réputée étiquette Decca. Dans ce récital, Prosseda livre une sélection d’œuvres de Felix Mendelssohn : Romances sans paroles (Lieder ohne Worte), op. 19 no 1, op. 38 no 2, op. 38 no 6, op. 53 no 2, op. 30 no 6, et op. 62 no 2; Variations sérieuses, op. 54; et Fantaisie, op. 28. Ce concert a été enregistré en 2015 au Teatro alle Vigne de Lodi, en Italie.
05:07
Stravinsky - Jeu de cartes
Iván Fischer dirige le Budapest Festival Orchestra lors d’un concert enregistré à la salle de concert nationale Béla Bartók de Budapest, en 2015. Le concert commence avec l’« Ouverture sur des thèmes juifs », op. 34, de Prokofiev. Ensuite, Thomas Zehetmair est le violoniste soliste dans le Concerto pour violon no 2, op. 63, de Prokofiev. La deuxième partie du concert est consacrée à la musique de Stravinsky. Au programme, la musique composée pour le ballet Jeu de cartes (1937) et la suite no 2 de L’oiseau de feu (1919). Jeu de cartes, l’une des œuvres néoclassiques de Stravinsky, est composée de trois parties (« donnes »). La suite no 2 de L’oiseau de feu est basée sur la musique du ballet du même nom, composé pour les Ballets russes de Sergei Diaghilev et dont la première s’est tenue à Paris en 1910.
06:00
Rolando Villazón - One Night in Berlin
Le ténor franco-mexicain Rolando Villazón (1972) et la Südwestdeutsche Kammerphilharmonie Konstanz livrent un concert haut en couleur à la Philharmonie de Berlin, en 2006. Villazón interprète divers airs d’opéra italien signés Verdi, Rossini, Donizetti, Cilea et Mascagni, ainsi que des œuvres françaises de Massenet, notamment Ô Souverain, ô Juge, ô père, tiré du Cid, et Toute mon âme est là! Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps, tiré de Werther. Ses interprétations fascinantes en compagnie d’opéras et d’orchestres de renommée mondiale ont permis à Villazón de s’imposer comme l’une des plus grandes vedettes de la musique classique et l’un des ténors les plus importants de notre époque. Le quotidien The Times a même qualifié Villazón de « plus charmant des divos d’aujourd’hui ».
07:00
Arias, solos et duos de J. S. Bach
Le baryton Matthias Goerne s’est associé au violoniste Vilde Frang, au violoncelliste Nicolas Altstaedt, au flûtiste Stathis Karapanos et à la claveciniste Michaela Hasselt pour présenter un programme consacré à la musique de J. S. Bach. Ils ont interprété des arias pour baryton tirées de ses plus belles cantates, ainsi que des morceaux en solo ou en duo. Au programme, la Sonate no 3 en do majeur pour violon solo (BWV 1005); « Hier, in meines Vaters Stätte » (BWV 32); « Die Welt mit allen Königreichen » (BWV 59); la Suite no 5 en do mineur pour violoncelle solo (BWV 1011); « Wenn Trost und Hülf ermangeln muß » (BWV 117); « Ja, ja, ich halte Jesum fest » (BWV 157); l’Invention no 7 en mi mineur (BWV 778); l’Invention no 12 en la majeur (BWV 783); et « Welt ade, ich bin dein müde » (BWV 158). Cette performance a été captée à l’église St. Mary’s de Wittenberg, en Allemagne.
07:59
Haendel au Château de Chambord
Ce concert enregistré en 2016 au Château de Chambord, en France, sous la direction d’Hervé Niquet met en scène 70 musiciens, qui livrent une performance spectaculaire de Musique sur l’eau et Musique pour les feux d’artifice royaux de Georg Friedrich Haendel. L’ensemble Le Concert Spirituel interprète également les Concertos Grossos no 4 et no 5 du même compositeur. Le programme comprend également Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, une pièce désormais universellement connue comme la mélodie du concours Eurovision. La musique de ce concert évoque la splendeur de la cour du roi Louis XIV, qui a séjourné à Chambord à plusieurs occasions.
09:23
Bach - Sonate no 3 BWV 1016
La Sonate pour violon et clavecin No. 3 BWV 1016 est la troisième des sonates que Jean-Sébastien Bach a composées avant 1725, probablement alors qu’il travaillait comme maître de chapelle à Köthen. On croit qu’il a écrit les sonates pour le prince Léopold et que, plus tard, il a adapté ces morceaux pour son usage personnel à Leipzig. C’est peut-être pour cette raison que les sonates sont bien jouables pour des amateurs mais qu’elles contiennent également beaucoup de finesse, constituant aussi un défi pour les musiciens professionnels. Comme les «concertos brandebourgeois », ces œuvres ont été écrites pour former une série. En ce qui concerne les mouvements, cette troisième sonate a une structure typiquement « italienne » : adagio - allegro - adagio - allegro.
10:05
Les Argonautes - La quête de la Toison d’or
En 1419, Philippe le Bon a hérité d’un royaume qui s’étendait de Dijon jusqu’aux Pays-Bas. En 1430, il a fondé son Ordre de la Toison d’or, lui permettant de mettre en pratique et de maintenir ses idéaux liés à la chevalerie et ses relations politiques. La fraternité légendaire a inspiré à Marnix De Cat et ses chanteurs ce programme : des trompettes annoncent l’arrivée du Duc et de sa suite, et des louanges sur l’amour sont chantées dans des compositions ravissantes.
11:10
Misha Enzovoort
Misha Mengelberg, l’oubli a commencé son œuvre. Il attend un taxi qu’il n’a pas commandé pour aller à un concert qu’il n’aura pas lieu. Dans ce film, le documentariste Cherry Duyns suit le pianiste Misha Mengelberg lors de sa dernière tournée internationale avec son ensemble ICP (Instant Composers Pool). Depuis quelques années, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste est en proie à la démence. Duyns suit cette icône du jazz européen lors d’une semaine de concerts données au club de jazz londonien Vortex : en raison de sa santé déclinante, il s’agit sans doute de ses derniers concerts à l’étranger. Les membres du groupe se préparent à dire adieu à Mengelberg, avec qui ils ont joué pendant des décennies. Faire de la musique, c’est comme respirer pour Mengelberg, mais maintenant qu’il est à couteaux tirés avec son cerveau, la question se pose de savoir jusqu'à quand il pourra continuer à jouer avec son ensemble ICP. Duyns se renseigne discrètement sur cette question auprès des membres du groupe : Misha, ne doit-il pas être protégé contre lui-même ? L’un d’entre eux répond résolument : non. Le fait que Mengelberg est toujours sur scène avec son ensemble, malgré sa maladie, correspond à son esthétique : tous peuvent participer. Il aime le chaos et la folie. Dans des éclairs de lucidité, Mengelberg dit vertement ce qu’il pense de ses confrères compositeurs comme John Cage (« de la musique assez hostile » et Chopin (« terriblement ennuyeux »). Dans un moment ludique, il joue du piano avec sa canne. Pourtant, une question importante se pose : l’ensemble pourra-t-il continuer à exister sans son pivot ?
12:16
Heyward dirige la Symphonie no 9 de Dvořák
Le chef d’orchestre américain Jonathon Heyward fait ses débuts à la tête du London Symphony Orchestra avec une performance de la Symphonie no 9 en mi mineur d’Antonín Dvořák. Composée pendant le séjour de Dvořák aux États-Unis, la « Symphonie du Nouveau Monde » marie avec brio la chaleur des rythmes de la Bohème et la tradition musicale américaine. Ce chef-d’œuvre hautement expressif et mélodique figure parmi les symphonies les plus populaires du répertoire classique. Cette performance a été enregistrée à LSO St. Luke’s, à Londres, le 30 septembre 2020.
13:01
PIAM - Demi-finale II: Liszt et Chopin
L’héritage du réputé dénicheur de talents italien Antonio Mormone (1930-2017) se perpétue grâce au Premio Internazionale Antonio Mormone (PIAM), un concours de musique classique consacré à la relève. La première édition du concours, qui s’est déroulée dans diverses salles de Milan entre 2019 et 2021, était consacrée au piano. Micah McLaurin (États-Unis, 1994) y interprète diverses œuvres de Franz Liszt : Liebestraum no 3 en la bémol majeur; ses arrangements de Widmung, S.566, de Robert Schumann; Funérailles, tirée du cycle Harmonies poétiques et religieuses; Sonetto 104 del Petrarca, tirée des Années de pèlerinage II; et la Mephisto-valse no 1. En rappel, McLaurin interprète les Nocturnes, op. 9, no 2, de Frédéric Chopin. Cette performance a été enregistrée à l’auditorium Giorgio Gaber de Milan, en janvier 2020.
13:48
Chopin - Ballade No. 1, Op. 23
Roberto Giordano interprète la Ballade no 1, op. 23 de Chopin. Les esquisses de l’œuvre remontent à 1831, durant le séjour de huit mois de Chopin à Vienne. La première ballade a été achevée en 1835, après le déménagement à Paris du compositeur. Sa section principale est constituée de deux thèmes principaux qui se répètent dans diverses tonalités, suivis d’un accord tonitruant introduisant le presto con fuoco, qui termine le morceau avec une brûlante gamme de deux octaves. L’œuvre a acquis de la notoriété après avoir figuré sur la trame musicale du film Le pianiste (2002), de Roman Polanski, où elle est interprétée par Janusz Olejniczak.
14:00
Verdi - La forza del destino
Renato Palumbo dirige l’orchestre et le chœur de l’Opéra royal de Wallonie-Liège dans une performance de La forza del destino (La force du destin) de Giuseppe Verdi. Verdi et son librettiste Francesco Maria Piave ont basé cette œuvre sur un drame musical du dramaturge espagnol Angel de Saavedra, intitulé Don Álvaro o la fuerza del sino. Composé à l’origine pour l’Opéra impérial de Russie, La forza del destino a été présenté pour la première fois à Saint-Pétersbourg, en 1862. Verdi a finalement révisé l’opéra, et la version que l’on connaît aujourd’hui a fait ses débuts à La Scala de Milan, en 1869. La forza raconte l’histoire des jeunes amants Don Alvaro et Leonora. Lorsque le père de Leonora, le marquis de Calatrava, s’oppose à leur union, les amoureux tentent de fuir. C’est à ce moment qu’un coup de feu s’échappe du pistolet d’Alvaro et tue le marquis, prouvant que la force du destin est sans pitié et se rie des hommes. Les solistes de cette production enregistrée à l’Opéra royal de Wallonie-Liège, en Belgique, en 2021, sont Marcelo Álvarez, María José Siri, Simone Piazolla, Michele Pertusi, Enrico Marabelli et Nino Surguladze.
17:13
Œuvres pour piano de Rachmaninov, Beethoven et al.
Le pianiste russe Nikolay Lugansky a été encensé à l’échelle mondiale pour son interprétation du répertoire de Sergueï Rachmaninov. Dans ce fabuleux récital, l’éminent pianiste présente une sélection de pièces du compositeur romantique russe, ainsi que des œuvres de Ludwig van Beethoven et d’Alexander Glazunov. Le programme débute par la Sonate pour piano n° 14 en do dièse mineur, op. 27 no 2, dite « Clair de lune » de Beethoven, suivie de la Sonate pour piano n° 2 en mi mineur, op. 75, d’Alexander Glazunov. Lugansky interprète ensuite une sélection d’œuvres de Rachmaninov : sa transcription pour piano de la Partita n° 3 en mi majeur de J. S. Bach; une sélection des Études-Tableaux (nos 1, 2, 4 et 8, op, 33; et nos 5 et 6, op. 39); Lilas (op. 21, no 5); Prélude en do mineur, op. 23 no 7; et sa transcription de la Berceuse (op. 16 n° 1) de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, le 4 juin 2021.
18:43
Debussy - La Mer
Dans ses « Trois esquisses symphoniques pour orchestre » (ou simplement « La Mer »), Claude Debussy donne sa vision abstraite sur la mer. Les trois parties dépeignent chacune une scène maritime différente. Le premier mouvement s’intitule « De l’aube à midi sur la mer », le deuxième « Jeux de vagues » et le troisième « Dialogue du vent et de la mer ». La mer de Debussy, c’est la mer Méditerranée : il la connaissait de ses visites à Cannes dans sa jeunesse et de ses voyages en Italie plus tard dans sa vie.
19:11
Wagner - Prélude de "Parsifal"
Le concert Europakonzert 2007 se déroule à Berlin, à l’occasion du 125e anniversaire de l’Orchestre philharmonique de Berlin. Sous le thème « L’an 1882 », l’orchestre de renom est dirigé par Sir Simon Rattle pour interpréter le Concerto pour violon et la Quatrième symphonie de Brahms. Il présente aussi le « Prélude de l’Acte 1 » tiré de Parsifal de Wagner, une œuvre qui représente le premier enregistrement de cet orchestre, en septembre 1913, sous la direction d’Alfred Hertz. Les solistes sont Lisa Batiashvili (violon) et Truls Mørk (violoncelle), de jeunes virtuoses très convoités qui collaborent souvent avec des orchestres majeurs et offrent des récitals partout dans le monde.
19:26
Rachmaninov – Trio élégiaque no 1
Le 21 octobre 2023, la pianiste argentine Martha Argerich et plusieurs artistes de talent ont pris part à un concert caritatif au profit du Fonds Érasme pour la recherche médicale en soins intensifs au Conservatoire royal de Bruxelles, en Belgique. Le concert rend hommage au réputé violoncelliste Aleksandr Khramouchin (1979), décédé subitement le 13 mai 2023. Dans le cadre de ce concert, la violoniste Alissa Margulis, le violoncelliste Mischa Maisky et la pianiste Lily Maisky interprètent le Trio élégiaque no 1 en sol mineur de Sergueï Rachmaninov.
19:42
Grieg - Concerto pour piano en la mineur, op. 16
Le chef d’orchestre Jan Latham-Koenig dirige l’Orchestre symphonique de Flandre dans une performance du Concerto pour piano en la mineur, op. 16, d’Edvard Grieg mettant en vedette le pianiste français Pascal Amoyel comme soliste. Grieg a composé cette pièce – son seul concerto – en 1868 en s’inspirant de la musique folklorique norvégienne. D’abord présentée le 3 avril 1869 à Copenhague, au Danemark, avec Edmund Neupert comme soliste, l’œuvre a été reçue avec enthousiasme par le public. La première norvégienne a eu lieu quelques mois plus tard. Cette performance a été enregistrée au Concertgebouw de Bruges, en Belgique, le 21 avril 2016.