00:00
Verdi - Otello
Le compositeur italien Giuseppe Verdi a écrit l’opéra Otello d’après le récit du même nom de William Shakespeare. Le metteur en scène David Alden propose sa version de la célèbre tragédie au Teatro Real de Madrid. Renato Palumbo dirige l’orchestre et le chœur du Teatro Real, ainsi que les solistes Gregory Kunde, Ermonela Jaho et George Petean. Otello, gouverneur vénitien de Chypre, revient sur l’île après une campagne victorieuse. Iago, son porte-étendard, se sent lésé par la promotion de Cassio au grade de capitaine et cherche à se venger. Après avoir assuré le renvoi de Cassio, Iago fait croire à Otello que sa femme, Desdémone, entretient une liaison avec Cassio. Jaloux, Otello décide de la tuer. Au cours de la nuit, il la réveille d’un baiser et lui demande d’avouer sa trahison. Desdémone tente en vain de le convaincre de son innocence, mais Otello l’étrangle tout de même. Emilia expose ensuite le complot d’Iago. Rongé par la culpabilité, Otello lui plonge un poignard dans le cœur.
02:46
Bach - Partitas pour violon seul (BWV 1001-1006)
Le retour de Gidon Kremer aux partitas de J. S. Bach est un événement majeur. Kremer a enregistré ces œuvres pour la première fois il y a près d’un quart de siècle. Dans cet enregistrement de 2006, Kremer relève une fois de plus le plus grand défi pour tout violoniste : interpréter les magnifiques Sonates et partitas pour violon seul (BWV 1001-1006) de Bach, qu’il qualifie lui-même « d’Himalaya » de la musique pour violon. Avec ces pièces, Bach a fermement établi la capacité technique du violon comme instrument solo. Les partitas ont servi d’archétypes aux pièces pour violon solo produites par des générations de compositeurs. Cette interprétation de la collection met en lumière la spontanéité et le goût du risque de Kremer, mais elle est aussi marquée par la conscience structurelle d’un musicien d’exception qui, d’une manière unique, rend parfaitement justice à la richesse polyphonique des compositions et à leur grande profondeur.
04:01
Musique chorale baroque de Bach, Schütz et al.
L’ensemble à cinq voix Amarcord est rejoint par un alto supplémentaire et deux sopranos le temps d’un extraordinaire concert à l’église Saint-Thomas de Leipzig. Sous le nom d’Amarcordplus, les artistes vocaux offrent un programme axé sur la ville de Leipzig, qui comprend des madrigaux sacrés de Johann Hermann Schein, des motets de la collection Geistliche Chor-Music de Heinrich Schütz, ainsi que deux motets du plus célèbre des Thomaskantor, Johann Sebastian Bach. Ils interprètent aussi certaines œuvres sacrées de compositeurs contemporains moins connus, tels Philipp Heinrich Erlebach et Liebhold, ainsi que des compositions d’autres membres de la famille Bach, notamment Johann Michael et Johann Christoph. Cette performance a été captée le 1er mai 2020.
05:16
Chopin - Ballade No. 1, Op. 23
Roberto Giordano interprète la Ballade no 1, op. 23 de Chopin. Les esquisses de l’œuvre remontent à 1831, durant le séjour de huit mois de Chopin à Vienne. La première ballade a été achevée en 1835, après le déménagement à Paris du compositeur. Sa section principale est constituée de deux thèmes principaux qui se répètent dans diverses tonalités, suivis d’un accord tonitruant introduisant le presto con fuoco, qui termine le morceau avec une brûlante gamme de deux octaves. L’œuvre a acquis de la notoriété après avoir figuré sur la trame musicale du film Le pianiste (2002), de Roman Polanski, où elle est interprétée par Janusz Olejniczak.
06:00
Mozart - Concertos pour piano no 1 et no 4
Le Concerto pour piano no 1, KV 37 et le Concerto pour piano no 4, KV 41 de Mozart sont interprétés par la soliste Heidrun Holtmann, accompagnée par l’Orchestra della Radiotelevisione della Svizzera, sous la direction de Marc Andreae. La performance a été filmée à l’historique Teatro Bibiena de Mantova, en Italie.
06:40
Janáček - Messe glagolitique
Mariss Jansons dirige le chœur et l’ensemble de l’Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise dans une performance de la Messe glagolitique de Janáček (1926) dans le cadre de l’édition 2012 du Lucerne Easter Festival. L’œuvre est divisée en huit sections qui mettent l’accent sur le chœur tout en offrant d’impressionnants solos, tout particulièrement pour soprano et ténor. On y compte notamment un solo d’orgue complètement inattendu et étonnamment échevelé (ici interprété par Iveta Apklana) qui suit l’Ordinaire de la messe et précède le mouvement final. Janáček, qui n’a connu la célébrité internationale qu’en fin de vie, souhaitait souligner les liens entre les nations slaves en rédigeant le texte en vieux-slave, une langue faisant appel au « glagolithique », un alphabet créé par les Saints Cyril et Méthode. Le choix de cette langue ancienne reflète également les sympathies du compositeur morave envers les nations slaves sous le joug de l’Empire austro-hongrois.
07:26
Haendel au Château de Chambord
Ce concert enregistré en 2016 au Château de Chambord, en France, sous la direction d’Hervé Niquet met en scène 70 musiciens, qui livrent une performance spectaculaire de Musique sur l’eau et Musique pour les feux d’artifice royaux de Georg Friedrich Haendel. L’ensemble Le Concert Spirituel interprète également les Concertos Grossos no 4 et no 5 du même compositeur. Le programme comprend également Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, une pièce désormais universellement connue comme la mélodie du concours Eurovision. La musique de ce concert évoque la splendeur de la cour du roi Louis XIV, qui a séjourné à Chambord à plusieurs occasions.
08:51
CMIM Piano 2024 - Demi-finales II: Derek Wang
Le pianiste Derek Wang (États-Unis, 1998) interprète Improvisation no 1 en si mineur, Nocturne no 4 en do mineur (Bal fantôme) et Improvisation no 6 en si bémol majeur de Francis Poulenc; Mzizaakok Miiniwaa Mzizaakoonsak (Taons et mouches à chevreuil) de Barbara Assiginaak; et la Sonate no 29 en si bémol majeur, op. 106 (Hammerklavier), de Ludwig van Beethoven dans le cadre du récital solo des demi-finales de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM). Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.