00:00
Mahler - Symphonie no 1
La source d’inspiration de la Symphonie No. 1 de Gustav Mahler a été le roman « Titan » de Jean Paul, dans lequel un jeune artiste talentueux n’arrive pas à trouver sa place dans la société et se livre au désespoir et au suicide. Cette œuvre ne s’est pas faite sans coup férir : Mahler l’a composée entre 1887 et 1888 alors qu’il avait la vingtaine et qu’il travaillait comme chef d’orchestre à l’Opéra de Leipzig. La première version de l’œuvre a été vue comme un poème symphonique en deux parties aux titres imagés. La première de cette œuvre originale a eu lieu en 1898 à Budapest mais elle a été mal accueillie. Mahler a décidé de la réviser : il a barré les titres et il a supprimé la deuxième partie (« Blumine »). Le résultat est une très belle symphonie pleine de références musicales. Ainsi, dans la première partie nous pouvons reconnaître un morceau antérieur de Mahler, la deuxième chanson de « Chants d’un compagnon errant », la deuxième partie est une danse paysanne autrichienne et dans la troisième partie il fait allusion à la mélodie « Frère Jacques ». Somme toute, la Symphonie No. 1 est un accomplissement incroyable pour un compositeur si jeune.
01:00
Bach - Concertos brandebourgeois
Pendant les années où Bach était au service de la cour du Prince Léopold de Köthen, il était à la tête de son propre orchestre et on lui demandait de composer beaucoup de musique instrumentale. Cela lui a donné l’occasion d’expérimenter de nouvelles techniques et de développer son propre style instrumental. Les six Concertos brandebourgeois font partie des chefs-d’œuvre qu’il a composés pour de petits ensembles. Avec cette performance d’une bonne humeur communicative, le Freiburg Baroque Orchestra démontre bien son grand professionnalisme et le plaisir que peuvent procurer des instruments d’époque. La décision de jouer sans chef d’orchestre est tout à fait délibérée, et respecte la tradition du 18e siècle.
02:35
Documentaire 2017
Ce court documentaire suit les participants du 11e Concours international de piano Franz-Liszt, présenté au complexe TivoliVredenburg d’Utrecht, en 2017. Fondé en 1986 aux Pays-Bas, le concours présente, développe et promeut activement la prochaine génération de pianistes internationaux. Il est devenu l’une des principales portes d’entrée vers la scène musicale classique professionnelle pour les jeunes musiciens, et figure parmi les concours de piano les plus prestigieux du monde.
03:18
Les bains macabres
Le compositeur français Guillaume Connesson (*1970) bâtit une œuvre musicale impressionnante, à laquelle il a récemment ajouté un opéra : Les bains macabres. Pour créer cet opéra romantique contemporain aux allures de thriller, Connesson a travaillé en étroite collaboration avec le librettiste Olivier Bleys (*1970), un auteur français prolifique dont la bibliographie compte plus d’une douzaine de romans. En résulte un récit énigmatique accompagné d’une trame sonore digne d’un film noir traitant des macabres « Bains Terminus » : un établissement thermal qui accueille les malades… mais ne les laisse jamais partir. Lorsque la police des bains enquête sur ces morts mystérieuses, la frontière entre la vie et la mort s’avère beaucoup plus trouble que prévu. Cette production de février 2020, mise en scène par Florent Siaud, la soprano Sandrine Buendia et le baryton Romain Dayez interprètent respectivement Célia et Mathéo. Arie van Beek y dirige l’Orchestre des Frivolités Parisiennes.
05:22
Ravel - La Valse
Les pianistes russes d’exception Nikolay Lugansky et Vadim Rudenko joignent leurs forces le temps d’une performance d’un arrangement pour deux pianos de La Valse de Maurice Ravel. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, le 25 novembre 2021.
06:00
Mozart – Quatuor pour piano no 1, K. 478
Christian Zacharias (piano), Frank Peter Zimmermann (violon), Tabea Zimmermann (alto) et Tilmann Wick (violoncelle) interprètent le Quatuor pour piano no 1 (k. 478) de Mozart au Festival de Ludwigsburg, en 1988. En 1785, Mozart reçoit une commande de l’éditeur Franz Anton Hoffmeister, qui lui demande trois quatuors. Or, Hoffmeister estime que le premier quatuor (K. 478) livré par le compositeur ne plairait pas au public en raison de sa trop grande complexité. Insatisfait, il libère Mozart de l’obligation d’achever les trois autres quatuors. Neuf mois plus tard, Mozart livre tout de même un deuxième quatuor.