01:06
Waldbühne 1995 - American Night
Sir Simon Rattle dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin, qui interprète des pièces signées George Gershwin et Leonard Bernstein dans le cadre d’une célébration musicale de l’Americana. Ce concert a été présenté à la Waldbühne de Berlin, un théâtre de verdure basé sur l’amphithéâtre de l’ancienne cité grecque d’Épidaure qui figure parmi les scènes extérieures favorites des Berlinois en raison de son cadre enchanteur. Ce concert met en vedette les talentueux solistes Willard White, Cynthia Haymon, Damon Evans, Cynthia Clarey, Marietta Simpson et Daniel Washington. Le programme comprend des pièces tirées de Porgy and Bess, « Rhapsody in Blue » et « I Got Rhythm » de Gershwin, ainsi que l’ouverture du Candide de Bernstein.
03:33
Mahler - Symphonie no 10 et Des Knaben Wunderhorn
Pierre Boulez dirige l’Orchestre symphonique de Cleveland lors de cette interprétation de l’adagio de la Symphonie no 10 de Malher et du cycle de chansons Des Knaben Wunderhorn (Le cor merveilleux de l’enfant). Les solistes sont Magdalena Kožená (mezzo-soprano) et Christian Gerhaher (baryton). Ce concert a été capté au quartier général de l’orchestre, Severance Hall, en février 2010. Parmi les pièces orchestrales de Malher, celles de Des Knaben Wunderhorn occupent une place importante : écrites durant les années 1890, elles font figure de pionnières parce qu’elles sont permis l’avènement d’un genre peu exploré auparavant. Plus encore, elles lui ont servi d’inspiration musicale et poétique pour créer les symphonies de la même époque. Mahler a fait la déclaration célèbre que les symphonies devraient être comme le monde. Il serait alors ravi par cette performance de l’adagio de sa Dixième symphonie inachevée, qui réussit à contenir le monde entier dans un seul mouvement.
04:53
Debussy - La Mer
Dans ses « Trois esquisses symphoniques pour orchestre » (ou simplement « La Mer »), Claude Debussy donne sa vision abstraite sur la mer. Les trois parties dépeignent chacune une scène maritime différente. Le premier mouvement s’intitule « De l’aube à midi sur la mer », le deuxième « Jeux de vagues » et le troisième « Dialogue du vent et de la mer ». La mer de Debussy, c’est la mer Méditerranée : il la connaissait de ses visites à Cannes dans sa jeunesse et de ses voyages en Italie plus tard dans sa vie.
05:50
CMIM Piano 2024 – Demi-finales I: Gabriele Strata
Le pianiste Gabriele Strata (Italie, 1999) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
06:00
Sounds like Christmas
Sounds like Christmas allie la musique festive du temps des Fêtes à la spontanéité rafraîchissante du jazz. La soprano Angelika Kirchschlager y unit sa voix à la trompette du jazzman Tomasz Stańko. En compagnie du fabuleux orchestre baroque de Freiburg et de l’ensemble a cappella Amarcord de Leipzig, composé d’anciens membres du St. Thomas’s Boys Choir, ces solistes interprètent des airs de Noël populaires et moins connus. Les formations musicales et les préférences stylistiques uniques de chaque artiste donnent lieu à une expérience musicale captivante et variée. Le monastère cistercien Schulpforte, situé près de la ville allemande de Naumburg, forme la toile de fond parfaite pour cette extraordinaire rencontre musicale.
07:01
Hommage à Vienne
L’ensemble The Philharmonics rend hommage à Vienne dans le cadre de ce concert enregistré au Café Sperl de la capitale autrichienne, le 9 mars 2011. Cette formation composée de musiciens de l’Orchestre philharmonique de Vienne interprète des arrangements de cinq valses populaires de Johann Straus II, notamment la Kaiser-Walzer, op. 437, et la Schatz-Walzer, op. 418, tirée de l’opérette Le Baron tzigane. Les arrangements ont été composés par Arnold Schönberg, Alban Berg et Anton Webern en mai 1921 pour recueillir des fonds pour leur Société des prestations musicales privées. Bien que le concert et la mise à l’encan des partitions ont connu énormément de succès, la Société a éventuellement fait faillite. Le programme du concert comprend également des œuvres de Fritz Kreisler, de Leopold Godowsky et de Tibor Kováč (premier violon de The Philharmonics), et se termine par l’hommage de Godowsky à Vienne, Alt-Wien.
08:06
Andrea Marcon dirige La Cetra Barockorchester
Andrea Marcon dirige La Cetra Barockorchester Basel et la mezzo-soprano Magdalena Kožená au 25e anniversaire de l’événement suisse Verbier Festival, en 2018. L’étendue du répertoire de Kožená semble infinie : épousant Cole Porter, Duparc, Mahler ou Martinu, sa voix de mezzo-soprano est miraculeuse. Cependant, malgré la richesse de sa carrière, la musique baroque conserve une place de premier choix, comme le prouve ce récital à l’église de Verbier filmé à l’été 2018. Démontrant une simplicité remarquable, il est caractérisé par une alternance entre l’interprétation vocale et de brèves œuvres instrumentales. Le programme illustre « l’amour aveugle », un thème véhiculé à merveille par le superbe Combattimento di Tancredi e Clorinda. Kožená y transforme l’église en théâtre : sur une scène aux décors élégants, avec une émouvante naïveté, la chanteuse s’empare de quelques accessoires pour improviser sur le récit. Grâce à son expressivité hallucinante, la légende médiévale prendre vie. Un moment extrêmement magnifique.
09:23
CMIM Piano 2024 – Première épreuve: JJ Jun Li Bui
JJ Jun Li Bui (Canada, 2004) interprète le premier mouvement de la Sonate pour piano no 1 de Carl Vine; la « pièce no 2 en mi bémol majeur » tirée de Drei Klavierstücke, op. post. D. 946, de Franz Schubert; et La Valse de Maurice Ravel dans le cadre de la première ronde de l’édition 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM), entièrement consacrée au piano. Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
10:00
Alphabet bourguignon I - d’Anonymous à Incertus
Profitez du marathon musical présenté en prélude du festival Oude Muziek 2018, à Utrecht. Durant ces trois concerts, Huelgas Ensemble chante un alphabet entier de compositeurs bourguignons; un pour chaque lettre. Le spectacle se consacre aux créateurs employés par la cour de Bourgogne, à l’exception de Josquin, le prince de la polyphonie. De concert avec Paul Van Nevel et les déplacements de masse des visiteurs, les chanteurs livrent leurs interprétations de chansons et de motets créés par des compositeurs célèbres ou à découvrir, comme Champion, Divitis, Binchois, de Orto, van Weebeke et plusieurs autres. Aux côtés d’« Anonymous » ou « Incognito », ils rendent hommage aux nombreux polyphonistes sans nom qui ont néanmoins apporté d’incroyables contributions au répertoire polyphonique du 15e siècle.
10:49
Misha Enzovoort
Misha Mengelberg, l’oubli a commencé son œuvre. Il attend un taxi qu’il n’a pas commandé pour aller à un concert qu’il n’aura pas lieu. Dans ce film, le documentariste Cherry Duyns suit le pianiste Misha Mengelberg lors de sa dernière tournée internationale avec son ensemble ICP (Instant Composers Pool). Depuis quelques années, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste est en proie à la démence. Duyns suit cette icône du jazz européen lors d’une semaine de concerts données au club de jazz londonien Vortex : en raison de sa santé déclinante, il s’agit sans doute de ses derniers concerts à l’étranger. Les membres du groupe se préparent à dire adieu à Mengelberg, avec qui ils ont joué pendant des décennies. Faire de la musique, c’est comme respirer pour Mengelberg, mais maintenant qu’il est à couteaux tirés avec son cerveau, la question se pose de savoir jusqu'à quand il pourra continuer à jouer avec son ensemble ICP. Duyns se renseigne discrètement sur cette question auprès des membres du groupe : Misha, ne doit-il pas être protégé contre lui-même ? L’un d’entre eux répond résolument : non. Le fait que Mengelberg est toujours sur scène avec son ensemble, malgré sa maladie, correspond à son esthétique : tous peuvent participer. Il aime le chaos et la folie. Dans des éclairs de lucidité, Mengelberg dit vertement ce qu’il pense de ses confrères compositeurs comme John Cage (« de la musique assez hostile » et Chopin (« terriblement ennuyeux »). Dans un moment ludique, il joue du piano avec sa canne. Pourtant, une question importante se pose : l’ensemble pourra-t-il continuer à exister sans son pivot ?
11:55
Holst - Les Planètes
Sous la direction de Conrad van Alphen, la Sinfonia Rotterdam et le Nationaal Vrouwen Jeugdkoor interprètent Les Planètes, op. 32 de Gustav Holst au palais de concerts De Doelen de Rotterdam, en 2019. Van Alphen a fondé la Sinfonia Rotterdam en 2000. Sous son leadership passionné, l’orchestre est rapidement devenu l’un des ensembles musicaux les plus réputés des Pays-Bas. Holst a créé Les Planètes entre 1914 et 1916 pour exprimer son intérêt envers l’astrologie. Cette suite pour orchestre est composée de sept mouvements nommés d’après les planètes connues à l’époque (à l’exception de la Terre) et leur signe astrologique correspondant : Mars, celui qui apporte la guerre; Vénus, celle qui apporte la paix; Mercure, le messager ailé; Jupiter, celui qui apporte la gaieté; Saturne, celui qui apporte la vieillesse; Uranus, le magicien; et Neptune, le mystique. Le mouvement consacré à Jupiter comprend une mélodie glorieuse qui est aujourd’hui largement connue, adaptée par Holst lorsqu’il a mis en musique le poème I Vow to Thee, My Country. Le dernier mouvement des Planètes comprend un chœur féminin qui donne à la musique une atmosphère mystérieuse et céleste.
12:46
PIAM - Demi-finale II: Liszt et Chopin
L’héritage du réputé dénicheur de talents italien Antonio Mormone (1930-2017) se perpétue grâce au Premio Internazionale Antonio Mormone (PIAM), un concours de musique classique consacré à la relève. La première édition du concours, qui s’est déroulée dans diverses salles de Milan entre 2019 et 2021, était consacrée au piano. Micah McLaurin (États-Unis, 1994) y interprète diverses œuvres de Franz Liszt : Liebestraum no 3 en la bémol majeur; ses arrangements de Widmung, S.566, de Robert Schumann; Funérailles, tirée du cycle Harmonies poétiques et religieuses; Sonetto 104 del Petrarca, tirée des Années de pèlerinage II; et la Mephisto-valse no 1. En rappel, McLaurin interprète les Nocturnes, op. 9, no 2, de Frédéric Chopin. Cette performance a été enregistrée à l’auditorium Giorgio Gaber de Milan, en janvier 2020.
13:33
IVC 2021 Demi-finale: Ives, Brahms et autres
Le baryton-basse Matthias Hoffmann (Autriche, 1991) et la pianiste Lisa Ochsendorf (Allemagne, 1991) interprètent « A. Very pleasant » tirée de « Memories » de Charles Ives; « Nachtwanderer » tirée de Fünf Lieder, op. 7, de Hans Erich Pfitzner; « Nachts » tirée de Zehn Lieder, op. 9, de Hans Sommer; « Da unten im Tale » tirée de Deutsche Volkslieder, WoO. 33, de Johannes Brahms; Chanson triste d’Henri Duparc; Vermeer's gold de Bart Visman; « La maîtresse volage » tirée des Chansons gaillardes, FP 42, de Francis Poulenc; Gruppe aus dem Tartarus, op. 24, no 1, D. 583, de Franz Schubert; « Na smert’ chizhika » tirée des Douze romances, op. 21, de Sergueï Rachmaninov; et « Sprich, Scheherazade » tirée de Neue Dichter Lieben de Moritz Eggert dans le cadre des demi-finales de l’édition 2021 de l’International Vocal Competition ’s-Hertogenbosch, consacrée aux lieder en duo. Cette performance a été enregistrée au Musée Het Noordbrabants de la ville de ’s-Hertogenbosch, aux Pays-Bas.
14:00
Mozart - Le nozze di Figaro
Des premières notes de l’ouverture aux dernières mesures, cette production classique et triomphante signée Emilio Sagi donne vie à l’élégance et à la théâtralité de Le nozze di Figaro, chef-d’œuvre comique de Mozart, au Teatro Real Madrid en 2009. À la fois comique et profonde, cette histoire de trahison et de pardon est interprétée avec brio par le baryton Ludovic Tézier, qui brille dans le rôle du comte Almaviva, et Luca Pisaroni, qui incarne un Figaro énergique. La distribution est complétée par Isabel Rey, Barbara Frittoli, Marina Comparato, Jeanette Fischer, Carlos Chausson, Raúl Giménez, Enrique Viana, Soledad Cardoso et Miguel Soda. Le chef d’orchestre Jesús López Cobos parvient à saisir magistralement la musique envoûtante de Mozart.