00:00
Dvořák - Rusalka
Le chef d’orchestre bulgare Pavel Baleff dirige l’orchestre et le chœur de l’Opéra de Limoges dans une performance de l’opéra Rusalka (1900) d’Antonín Dvořák, dont le livret est signé par le poète tchèque Jaroslav Kvapil. Dans cet opéra lyrique évoquant les contes de fées, une nymphe des eaux prénommée Rusalka tombe amoureuse d’un humain – le Prince – qui se baigne dans son lac. Rusalka souhaite à tout prix devenir humaine pour pouvoir conquérir le Prince. La sorcière Ježibaba accepte de l’aider, mais la prévient que cette transition viendra avec un lourd prix à payer : Rusalka perdra la voix, et sera éternellement damnée si elle ne parvient pas à gagner le cœur d’un humain. Le metteur en scène Nicola Raab et le réalisateur télévisuel Arnaud Lalanne ont créé une production réellement cinématographique du chef-d’œuvre de Dvořák, mettant en vedette les solistes Ruzan Mantashyan, Adam Smith, Rafal Pawnuk, Marie-Adeline Henry, Marion Lebègue et Alexandra Marcellier. Cette performance a été filmée à l’Opéra de Limoges, en France, en février 2021.
02:01
Misha Fomin at the Concertgebouw
Depuis son premier concert spectaculaire au Concertgebouw d’Amsterdam en 2002, le pianiste Misha Fomin est devenu une partie intégrante du paysage musical néerlandais. La presse nationale et internationale a salué la fluidité virtuose de son jeu, la riche palette de couleurs qu’il parvient à créer et son impressionnante intelligence musicale. Dans le cadre de ce concert, enregistré au Concertgebouw d’Amsterdam, Fomin interprète plusieurs pièces, y compris Tableaux d’une exposition (1874) de Modeste Moussorgski. Les mouvements de cette pièce sont séparés par la Promenade, un thème récurrent et varié qui évoque le déplacement du spectateur d’un tableau au suivant. Les différentes promenades sont des variations sur un même thème, qui revient dans deux autres mouvements (Cum mortuis in lingua mortua et La porte du Bogatyr). Moussorgski a composé ce cycle sur une période de trois semaines en 1874, après avoir visité l’exposition de son ami, le peintre Viktor Hartmann. À ce sujet, Moussorgski a écrit : « Les sons et les idées flottent dans l’air. Je les avale et je les dévore, j’arrive à peine à les mettre sur papier. »
04:08
Bacchetti interprète Bach, Haydn et Mozart
Le pianiste italien Andrea Bacchetti porte les chapeaux de chef d’orchestre et de soliste dans ce concert présenté au Teatro Chiabrera de Savona, en Italie. Pour l’occasion, il est accompagné de l’ensemble I Musici di Parma. Le programme du concert comprend Prélude et fugue en mi majeur, BWV 878 (Le Clavier bien tempéré, livre II, n° 9), Prélude et fugue en la mineur, BWV 889 (Le Clavier bien tempéré, livre II, n° 20) et Prélude et fugue en do mineur, BWV 871 (Le Clavier bien tempéré, livre II, n° 2) de J. S. Bach; le Concerto pour piano n° 11 en ré majeur (Hob. XVIII: 11) de Joseph Haydn; et le Concerto pour piano n° 24 en do mineur, K. 491, de Wolfgang Amadeus Mozart. Ce concert a été enregistré le 17 janvier 2025.
05:26
Bach - Concerto brandebourgeois no 4
Composés vers 1711-1720, les six concertos brandebourgeois de J. S. Bach figurent parmi ses œuvres les plus connues. En 1721, il les a dédiés à Christian Ludwig, le margrave de Brandebourg. Pour célébrer leur 300e anniversaire en 2021, le claveciniste et chef d’orchestre tchèque Václav Luks et le célèbre ensemble baroque Collegium 1704 ont enregistré les six concertos brandebourgeois sur des instruments anciens. Ils sont basés sur la forme italienne du concerto grosso, dans lequel un groupe d’instruments solistes est opposé à un grand ensemble. Les concertos brandebourgeois de Bach présentent de remarquables combinaisons d’instruments solistes et de solos virtuoses. Lors de cette représentation à la galerie des Glaces du château de Köthen (Allemagne), Luks et son Collegium 1704 présentent le Concerto brandebourgeois no 4 en sol majeur (BWV 1049) de Bach, avec deux flûtes à bec et un violon en guise d’instruments solistes. Les flûtes à bec jouent un rôle de premier plan dans le deuxième mouvement du concerto, tandis que le violon domine dans les premier et troisième mouvements rapides.
05:54
CMIM Piano 2024 - Demi-finales I: Antonio C. Guang
Le pianiste Antonio Chen Guang (Chine, 1994) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
06:00
Bach - Concerto brandebourgeois no 5
Composés vers 1711-1720, les six concertos brandebourgeois de J. S. Bach figurent parmi ses œuvres les plus connues. En 1721, il les a dédiés à Christian Ludwig, le margrave de Brandebourg. Pour célébrer leur 300e anniversaire en 2021, le claveciniste et chef d’orchestre tchèque Václav Luks et le célèbre ensemble baroque Collegium 1704 ont enregistré les six concertos brandebourgeois sur des instruments anciens. Ils sont basés sur la forme italienne du concerto grosso, dans lequel un groupe d’instruments solistes est opposé à un grand ensemble. Les concertos brandebourgeois de Bach présentent de remarquables combinaisons d’instruments solistes et de solos virtuoses. Lors de cette représentation à la galerie des Glaces du château de Köthen (Allemagne), Luks et son Collegium 1704 présentent le Concerto brandebourgeois no 5 en ré majeur (BWV 1050) de Bach. Un moment marquant est capté lorsque le clavecin devient soliste aux côtés de la flûte et du violon, au lieu de les accompagner. Cette pièce est considérée comme l’un des tout premiers concertos pour clavier de Bach.
06:22
Schubert - Winterreise
Le baryton Samuel Hasselhorn et le pianiste Daniel Heide interprètent le cycle de chansons de Franz Schubert, Winterreise (« Voyage d'hiver »). Schubert, alors âgé de 30 ans, a composé ce chef-d'œuvre en 1827, un an avant sa mort. À l'instar de son précédent cycle de lieder Die schöne Müllerin (1823), Winterreise met en musique les poèmes de Wilhelm Müller (1794-1827). À travers vingt-quatre lieder, nous suivons un jeune homme rejeté dans un voyage solitaire à travers un paysage glacé. Errant comme une âme en peine, tourmenté par ses souvenirs, il cherche la paix. Cette performance a été enregistrée au Schloss Wörlitz, partie du Jardin de Dessau-Wörlitz, près de Dessau, lieu de naissance et de repos final de Wilhelm Müller.
07:37
Jaroussky chante Bach et Telemann
Le documentaire Jaroussky chante Bach et Telemann dresse le portrait d’un chanteur très spécial et de deux compositeurs d’exception. Quand Philippe Jaroussky chante des œuvres de Telemann et de Bach de sa voix angélique presque intemporelle, n’appartenant à aucune époque, il est évident que la force émotionnelle et la puissance purificatrice de la musique des deux compositeurs n’ont pas été perdues au cours des siècles. Les œuvres interprétées dans ce film sont Jesus liegt in letzten Zügen, la sinfonia tirée de Brockes-Passion, et Der am Ölberg zagende Jesus de Telemann, et la sinfonia tirée de Ich hatte viel Bekümmernis et Ich habe genug de Bach.
09:00
In Rehearsal: Zubin Mehta
Le chef d’orchestre indien Zubin Mehta est devenu directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Israël en 1977, puis directeur artistique à vie en 1981. Le 18 juillet 1996, l’ensemble a livré sa toute première performance du poème symphonique Till Eulenspiegels lustige Streiche, op. 28, de Richard Strauss sous la baguette de Mehta. Éminent interprète de la grande littérature symphonique et spécialiste des œuvres romantiques d’Anton Bruckner, de Gustav Mahler et de Richard Strauss en particulier, Mehta a dirigé ce chef-d’œuvre immensément populaire à d’innombrables reprises, mais il s’agit ici de sa première répétition intégrale avec l’Orchestre philharmonique d’Israël. Cet épisode de la série In Rehearsal offre une perspective intimiste sur le dialogue qui se développe entre Mehta et les musiciens lors des répétitions du poème symphonique de Strauss.
10:02
Documentaire: Gianandrea Noseda
Bien que le grand compositeur italien Giuseppe Verdi ait été refusé au Conservatoire de Milan, cette institution musicale de renom a éventuellement été renommée en son honneur. Aujourd’hui, le Conservatorio Giuseppe Verdi compte nombre de grands musiciens parmi ses diplômés : Giacomo Puccini, Alfredo Catalani, Claudio Abbado, Riccardo Chailly, Luigi Einaudi, Daniele Gatti et Gianandrea Noseda. Né en 1964, ce dernier est l’un des chefs d’orchestre les plus célébrés de sa génération. Récemment, Noseda a effectué un retour dans les salles de classe de son alma mater pour animer une classe de maître unique destinée à de jeunes musiciens prometteurs provenant des quatre coins du globe. Pendant trois jours, Noseda a fait équipe avec un groupe d’élèves triés sur le volet afin de préparer un programme musical éclectique. Ce documentaire suit ces jeunes musiciens talentueux tandis qu’ils répètent des compositions de Mozart, de Tchaïkovsky et de Stravinsky sous la direction enthousiaste de maestro Noseda.
10:40
Duos au piano - Mozart, Rachmaninov et autres
Dans ce concert splendide, Nikolay Lugansky et Vadim Rudenko s’associent pour livrer en duo des œuvres signées Wolfgang Amadeus Mozart, Maurice Ravel, Anton Arensky, Sergueï Rachmaninov, and Nikolaï Kapoustine. Ces pianistes russes d’exception ont tous deux remporté le prestigieux Concours international Tchaïkovski en 1994, prix qui a lancé leur carrière internationale. Lugansky et Rudenko se produisent régulièrement en duo. Ici, ils interprètent la Sonate pour deux pianos en ré majeur, K. 448/375 A, de Mozart; la Valse (arr. pour deux pianos) de Ravel; la Suite n° 1 pour deux pianos, op. 15, d’Arensky; et la Suite n° 1 (Fantaisie) pour deux pianos, op. 5, de Rachmaninov. En rappel, le duo propose la romance tirée de la Suite n° 2 pour deux pianos, op. 17, de Rachmaninov, suivie de l’ouverture de Sinfonietta, op. 49, de Nikolaï Kapoustine. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, le 25 novembre 2021.
12:09
Beethoven - Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125
Le chef d’orchestre suisse Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont enregistré le cycle complet des symphonies de Ludwig van Beethoven entre 2014 et 2015. Dans le cadre de ce concert enregistré à l’Opéra Bastille de Paris, en France, en 2015, Jordan dirige l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Paris, ainsi que quatre chanteurs, dans une performance de la Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125, de Beethoven. Les solistes sont la soprano Ricarda Merbeth, la mezzo-soprano Daniela Sindram, le ténor Robert Dean Smith et la basse Günther Groissböck. Beethoven a composé son ultime symphonie entre 1822 et 1824, alors qu’il était presque entièrement sourd. Plus longue des symphonies de Beethoven, la Neuvième symphonie est sans doute également la plus grandiose, notamment en raison de son mouvement final, lors duquel un chœur et quatre solistes chantent le poème An die Freude (Ode à la joie) de Friedrich von Schiller.
13:22
Schumann - Fantaisie, op. 17
Après avoir enregistré l’ensemble des 32 sonates pour piano de Ludwig van Beethoven pour souligner le 250e anniversaire du compositeur, le réputé pianiste italien Riccardo Schwartz a décidé de se concentrer sur les œuvres pour piano solo de Robert Schumann. La Fantaisie en do, op. 17, a été composée en 1836 puis révisée avant sa publication, en 1839. Cette pièce dédiée à Franz Liszt est l’une des plus grandes œuvres de Schumann pour piano solo, et une pièce phare du début de la période romantique. La Fantaisie en do est composée sous forme de sonate libre. Son premier mouvement est rhapsodique et passionné, son mouvement central constitue un rondo grandiose, et son mouvement final se fait lent et méditatif. Cette œuvre est interprétée par Riccardo Schwartz (1986). En carrière, Schwartz a eu le privilège de se produire comme soliste sous la direction de nombreux chefs d’orchestre de renom, dont Gustav Kuhn and Yuri Temirkanov. Ses prestations saluées par la critique et le public comprennent des récitals et des concertos pour piano et orchestre livrés dans les salles de concert les plus prestigieuses au monde.
14:00
Beethoven - Quatuors à cordes nos 2, 14 et 16
Le réputé quatuor à cordes français Quatuor Ébène a souligné le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827) avec un projet remarquable : l’enregistrement de l’ensemble de ses seize quatuors à cordes. Pendant cinq ans, les violonistes Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, l’altiste Marie Chilemme et le violoncelliste Raphaël Merlin ont plongé corps et âme dans ces 650 pages de musique en feuille, couvrant trois décennies de la prolifique carrière de Beethoven. Cet effort a culminé en six concerts captivants présentés à la Philharmonie de Paris à l’automne 2020. Le Quatuor Ébène a exploré toutes les facettes des quatuors à cordes de Beethoven, du dynamisme des quatuors à cordes de l’opus 18 aux quatuors Razumovsky, Les Harpes et Quartetto Serioso (opus 59, 74 et 95) de sa période intermédiaire, jusqu’à la profondeur de ses quatuors tardifs (opus 127 à 135). Dans ce programme, le Quatuor Ébène interprète le Quatuor à cordes no 2 en sol majeur, op. 18, no 2; le Quatuor à cordes no 16 en fa majeur, op. 135; et le Quatuor à cordes no 14 en do dièse mineur, op. 131. Ce concert a été enregistré à la Philharmonie de Paris, le 16 décembre 2020.
15:35
Mahler - Chansons d'un voyageur
Le chef d'orchestre mexicain José Areán dirige l'Orquesta Sinfónica de Minería dans une interprétation du cycle de lieder de Gustav Mahler, « Lieder eines fahrenden Gesellen ». Le baryton Jorge Lagunes est le soliste. Composé entre 1884 et 1885, l'œuvre se compose de quatre chansons, chacune basée sur un poème de Mahler lui-même, décrivant l'amour malheureux d'un jeune homme et son voyage à travers le monde. Mahler utilise l'orchestre non seulement comme accompagnement, mais aussi pour créer un paysage émotionnel riche et immersif, avec des phrases musicales qui se développent et s'estompent avec une grande puissance et transparence. Cette performance a été enregistrée à la Sala Nezahualcóyotl du Centro Cultural Universitario à Mexico, en 2012.
15:58
Mahler - Das Lied von der Erde
Contemplez la brève et infinie joie de la vie et le spectre menaçant de la mort dans le cycle de chansons profondément poignant de Mahler, « Das Lied von der Erde » – une œuvre aussi épique par sa taille et son envergure que ses symphonies monumentales. La mezzo-soprano Magdalena Kožená et le ténor Andrew Staples rejoignent Sir Simon Rattle pour notre première représentation au Barbican depuis plus d’un an, vous emmenant dans le voyage profondément personnel de Mahler. Écrit dans les dernières années de sa vie et après la mort tragique de sa fille, Mahler lutte avec la fugacité de la vie, contrastant des moments de vivacité et de bonheur avec une introspection profonde et une mélancolie à travers certaines de ses plus belles compositions symphoniques. Enregistré le 9 mai 2021.
17:10
Berlioz - La damnation de Faust
Sir Simon Rattle et l’Orchestre symphonique de Londres soulignent les 150 ans qui se sont écoulés depuis le décès d’Hector Berlioz avec La damnation de Faust, un oratorio tumultueux. La damnation de Faust est une œuvre née de l’obsession du compositeur pour la célèbre fable de Goethe. Autrefois un savant bienfaisant, Faust se laisse corrompre par le diable et entraîne vers le désespoir et la mort les personnes innocentes qui l’entourent. Il s’agit d’une fable difficile à catégoriser, puisqu’elle possède à la fois les caractéristiques de la tragédie et de la comédie noire, son personnage principal est aussi sage que détestable, et elle est aussi une pièce de théâtre et un poème épique.
19:26
Tchaïkovski - Ouverture de «Roméo et Juliette»
Sous la direction de Conrad van Alphen, la Sinfonia Rotterdam interprète l’ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Van Alphen a fondé la Sinfonia Rotterdam en 2000. Sous son leadership passionné, l’orchestre est rapidement devenu l’un des ensembles musicaux les plus réputés des Pays-Bas. Tchaïkovski a basé cette composition sur la célèbre pièce homonyme de Shakespeare. Après en avoir terminé la première version en 1870, Tchaïkovski a réécrit certaines sections de l’œuvre à deux reprises, achevant la troisième et dernière version dix ans plus tard. L’ouverture-fantaisie s’ouvre par une introduction lente, marquée principalement par les clarinettes et les bassons. La composition est dominée par son célèbre thème de l’amour, qui illustre la relation passionnée entre Roméo et Juliette. Ce thème magnifique est introduit dans la première moitié de la pièce par le cor anglais et les altos, puis répété dans différentes sections de l’œuvre. Il est finalement interprété en mode mineur à la fin de la pièce pour accentuer le destin tragique des deux amants.