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Verdi - Messa da Requiem
Roberto Abbado dirige le Filarmonica Arturo Toscanini, le Coro del Teatro Regio di Parma et quatre chanteurs solistes dans une performance exceptionnelle de la Messa da Requiem de Giuseppe Verdi sur les planches du Parco Ducale di Parma, en Italie, dans le cadre du Festival Verdi 2020. Les solistes sont la soprano Eleonora Buratto, la mezzo-soprano Anita Rachvelishvili, le ténor Giorgio Berrugi et la basse Roberto Tagliavini. Lorsque son contemporain Gioachino Rossini est décédé en 1868, Verdi a proposé de composer, en collaboration avec plusieurs autres compositeurs italiens, un requiem en son honneur. Verdi en a signé le dernier mouvement, intitulé « Libera me ». La première de l’œuvre ainsi produite, Messa per Rossini, a cependant été annulée et la pièce est tombée dans l’oubli. Moins de cinq ans plus tard, le poète italien Alessandro Manzoni est décédé. Profondément ému, Verdi a relancé son idée de composer un requiem, cette fois en l’honneur du poète qu’il admirait énormément. Le compositeur y a inclus « Libera me », dans une version révisée. En tant que compositeur d’opéra, Verdi savait mieux que quiconque comment infuser une bonne dose de théâtralité à ses œuvres, comme le prouve la célèbre et puissante « Dies Irae », qui illustre les horreurs du jugement dernier.
01:32
Misha Fomin at the Concertgebouw
Depuis son premier concert spectaculaire au Concertgebouw d’Amsterdam en 2002, le pianiste Misha Fomin est devenu une partie intégrante du paysage musical néerlandais. La presse nationale et internationale a salué la fluidité virtuose de son jeu, la riche palette de couleurs qu’il parvient à créer et son impressionnante intelligence musicale. Dans le cadre de ce concert, enregistré au Concertgebouw d’Amsterdam, Fomin interprète plusieurs pièces, y compris Tableaux d’une exposition (1874) de Modeste Moussorgski. Les mouvements de cette pièce sont séparés par la Promenade, un thème récurrent et varié qui évoque le déplacement du spectateur d’un tableau au suivant. Les différentes promenades sont des variations sur un même thème, qui revient dans deux autres mouvements (Cum mortuis in lingua mortua et La porte du Bogatyr). Moussorgski a composé ce cycle sur une période de trois semaines en 1874, après avoir visité l’exposition de son ami, le peintre Viktor Hartmann. À ce sujet, Moussorgski a écrit : « Les sons et les idées flottent dans l’air. Je les avale et je les dévore, j’arrive à peine à les mettre sur papier. »
03:39
Requiem de Fauré
2024 marque le centenaire de la mort de Gabriel Fauré, l'un des compositeurs les plus importants et influents, ayant compté parmi ses élèves Maurice Ravel, Georges Enescu, Nadia Boulanger et bien d'autres. L'Orchestre National du Capitole de Toulouse et le Chœur Philharmonique de Tokyo, avec Florian Sempey en tant que soliste, interprètent le Requiem de Gabriel Fauré à la Basilique de Saint-Sernin à Toulouse, la plus grande église romane conservée en France et l'un des édifices les plus importants de l'architecture romane. Ce concert exceptionnel est dirigé par Kazuki Yamada, considéré comme l'un des jeunes chefs d'orchestre les plus prometteurs de sa génération. Au printemps 2023, il a été nommé chef principal et conseiller artistique du City of Birmingham Symphony Orchestra, et est également directeur artistique et musical de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.
04:59
Beethoven - Symphonie no 8 en fa majeur, op. 93
Le chef d’orchestre suisse Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont enregistré le cycle complet des symphonies de Ludwig van Beethoven entre 2014 et 2015. Dans cette performance, Jordan dirige la Symphonie no 8 en fa majeur, op. 93, de Beethoven. Cette œuvre a été composée en 1812 et a été présentée en première en 1814, dans le cadre d’un concert comprenant également la Septième Symphonie, pièce composée immédiatement après, et La Victoire de Wellington. La Symphonie no 8 est la plus courte des neuf symphonies de Beethoven, et ne présente pas de mouvement réellement lent. Plutôt, son deuxième mouvement, l’allegretto scherzando, affiche un « tic-tac » rythmique joué de manière régulière par les bois tout au long du mouvement, sans doute en référence à l’andante de la Symphonie no 101, dite « L’horloge », de Joseph Haydn. Cette performance a été enregistrée à l’Opéra Bastille de Paris, en France, en 2015.
05:29
Slatkin dirige Bolcom, Beethoven et Ravel
Le chef d’orchestre américain Leonard Slatkin dirige l’Orchestre national de Lyon dans un concert enregistré à l’Auditorium de Lyon, en France, en 2014. Le concert débute par « Circus Ouverture » de William Bolcom, une œuvre spécialement composée pour le 70e anniversaire de Slatkin. Le programme se poursuit avec une performance du Triple Concerto en do majeur, op. 56 de Beethoven, interprété par trois solistes féminines : Olga Kern (piano), Baibe Skride (violon) et Sol Gabetta (violoncelle). Cette œuvre est le seul concerto jamais achevé par Beethoven pour plus d’un instrument solo. Le concert se termine au son de la populaire orchestration de Ravel de Tableaux d’une exposition de Moussorgski.
05:35
Busoni - Kultaselle,10 variations
La violoncelliste italienne Silvia Chiesa et le pianiste italien Maurizio Baglini présentent un merveilleux récital composé d’œuvres signées Ferruccio Busoni, Franz Liszt, Frédéric Chopin et Sergueï Rachmaninov. Le programme comprend Kultaselle – 10 variations sur un chant populaire finlandais de Busoni; les deux Élégies pour violoncelle et piano de Liszt; Introduction et Polonaise brillante en do majeur, op. 3, de Chopin; et la Sonate en sol mineur pour violoncelle et piano, op. 19, de Rachmaninov. En rappel, le duo interprète la composition emblématique « Tonight », tirée de la comédie musicale West Side Story de Leonard Bernstein. Cette performance a été enregistrée à la Sala Verdi du Conservatorio Giuseppe Verdi de Milan, en Italie, le 4 novembre 2024.
06:00
Tchaïkovski - Ouverture de «Roméo et Juliette»
Sous la direction de Conrad van Alphen, la Sinfonia Rotterdam interprète l’ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Van Alphen a fondé la Sinfonia Rotterdam en 2000. Sous son leadership passionné, l’orchestre est rapidement devenu l’un des ensembles musicaux les plus réputés des Pays-Bas. Tchaïkovski a basé cette composition sur la célèbre pièce homonyme de Shakespeare. Après en avoir terminé la première version en 1870, Tchaïkovski a réécrit certaines sections de l’œuvre à deux reprises, achevant la troisième et dernière version dix ans plus tard. L’ouverture-fantaisie s’ouvre par une introduction lente, marquée principalement par les clarinettes et les bassons. La composition est dominée par son célèbre thème de l’amour, qui illustre la relation passionnée entre Roméo et Juliette. Ce thème magnifique est introduit dans la première moitié de la pièce par le cor anglais et les altos, puis répété dans différentes sections de l’œuvre. Il est finalement interprété en mode mineur à la fin de la pièce pour accentuer le destin tragique des deux amants.
06:22
Beethoven: Quatuors à cordes nos 7 & 13 et Op. 133
Le réputé quatuor à cordes français Quatuor Ébène a souligné le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827) avec un projet remarquable : l’enregistrement de l’ensemble de ses seize quatuors à cordes. Pendant cinq ans, les violonistes Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, l’altiste Marie Chilemme et le violoncelliste Raphaël Merlin ont plongé corps et âme dans ces 650 pages de musique en feuille, couvrant trois décennies de la prolifique carrière de Beethoven. Cet effort a culminé en six concerts captivants présentés à la Philharmonie de Paris à l’automne 2020. Le Quatuor Ébène a exploré toutes les facettes des quatuors à cordes de Beethoven, du dynamisme des quatuors à cordes de l’opus 18 aux quatuors Razumovsky, Les Harpes et Quartetto Serioso (opus 59, 74 et 95) de sa période intermédiaire, jusqu’à la profondeur de ses quatuors tardifs (opus 127 à 135). Dans ce programme, le Quatuor Ébène interprète le Quatuor à cordes n° 7 en fa majeur, opus 59, n° 1, dit « Razumovsky »; le Quatuor à cordes n° 13 en si bémol majeur, opus 130; et la monumentale Grande Fugue, opus 133. Ce concert a été enregistré à la Philharmonie de Paris, le 12 octobre 2020.
08:00
Mahler - Le Cor merveilleux de la jeunesse
Les "Des Knaben Wunderhorn" sont un ensemble de 12 lieder orchestraux composés par Mahler, inspirés de poèmes populaires issus de la collection d'Arnim et Brentano. Ces œuvres fusionnent le romantisme avec des éléments folkloriques, explorant la condition humaine avec une authenticité et une profondeur émotionnelle remarquables. Les chants puisent dans les traditions folkloriques allemandes, intégrant des thèmes tels que la nature, l'amour et la vie de soldat, souvent avec une qualité dramatique ou poignante.
09:05
The Pianists Keys
This documentary by Christoph Keller follows various participants and teachers participating in the International Summer Piano Academy.
10:01
Arvo Pärt - Kanon Pokajanen
Arvo Pärt a basé son Kanon Pokajanen sur le Canon de la repentance à notre Seigneur Jésus-Christ, tiré des premiers manuscrits catholiques en langue slave datant du VIe siècle. Le canon symbolise le changement, le passage du jour à la nuit, la transition de l’Ancien au Nouveau Testament, la prophétie et sa réalisation, le monde terrestre et l’au-delà. Il juxtapose l’humain et le divin, la faiblesse et la force, la souffrance et la rédemption, la mortalité et l’immortalité. La version du Kanon Pokajanen présentée sur les ondes de Stingray Brava est livrée par le chœur de chambre Aquarius, un ensemble vocal flamand reconnu pour son inventivité et son audace. Son interprétation du Kanon Pokajanen est un excellent exemple de la vision unique de ce chœur : les chanteurs sont positionnés en cercle au centre de l’église sombre, uniquement éclairée à la chandelle, et se produisent pendant près de deux heures.
11:45
Bach - Concertos brandebourgeois, BWV 1046-1051
Composés vers 1711-1720, les six concertos brandebourgeois de J. S. Bach figurent parmi ses œuvres les plus connues. En 1721, il les a dédiés à Christian Ludwig, le margrave de Brandebourg. Pour célébrer leur 300e anniversaire en 2021, le claveciniste et chef d’orchestre tchèque Václav Luks et le célèbre ensemble baroque Collegium 1704 ont enregistré les six concertos brandebourgeois sur des instruments anciens. Ils sont basés sur la forme italienne du concerto grosso, dans lequel un groupe d’instruments solistes est opposé à un grand ensemble. Les concertos brandebourgeois de Bach présentent de remarquables combinaisons d’instruments solistes et de solos virtuoses. Cette performance a été enregistrée à la galerie des Glaces du château de Köthen (Allemagne).
13:22
Modena - The Belcanto School
This documentary by Mark Perna shows the training and professional growth actions for opera singers, the promotion and enhancement of the cultural offer of the city and province of Modena and the maintenance and development of the Modenese musical tradition in the field of opera.
13:47
De Falla - El sombrero de tres picos - Suite no 2
Lors du gala du Nouvel An 2010, l’Orchestre philharmonique de Berlin livre une performance dirigée par Gustavo Dudamel, l’un des chefs d’orchestre les plus prisés autour du globe en raison de son énergie et de son talent exceptionnel. Il accueille la mezzo-soprano Elīna Garanča, devenue l’une des interprètes vocales les plus célèbres au monde en quelques années seulement. Le programme est composé de plusieurs œuvres de compositeurs français, notamment l’ouverture du Carnaval romain, op. 9 et « D’amour l’ardente flamme » de La damnation de Faust, op. 24 de Berlioz; « Mon cœur s’ouvre à ta voix » et « Danse bacchanale » de l’opéra Samson et Dalida de Saint-Saëns; ainsi que « Habanera », « Seguidilla » et « Chanson bohème » de Carmen de Bizet. Ce concert s’achève sur la Suite no 2, tirée du ballet El sombrero de tres picos de Falla.