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Donizetti – L’elisir d’amore
Si la présentation de l’opéra L’elisir d’amore en 2012 à Baden-Baden a créé un incroyable engouement mondial, c’est sans contredit grâce à la signature unique du célébré ténor mexicain Rolando Villazón. Pour faire suite à sa première mise en scène (Werther, à Lyon en 2011), Villazòn est allé encore plus loin en mettant en scène l’opéra-comique de Donizetti en plus d’y jouer le rôle de Nemorino. Ce documentaire raconte cette « histoire dans une histoire » et dévoile le processus créatif derrière la mise en scène de l’opéra en deux actes au palais des festivals de Baden-Baden aux mois d’avril et de mai 2012. Nous y suivons Rolando Villazón lors des répétitions avec les chanteurs et les acteurs, et de ses échanges avec le jeune chef d’orchestre Pablo Heras-Casado en amont de cette performance hautement personnelle.
02:17
Legato - The World of the Piano
Roland Pöntinen, pianiste et compositeur suédois, joue « Les Barricades mystérieuses » de Couperin, la gavotte en la mineur de Rameau, le « Feuillet d’album no. 1 » de Busoni, le prélude et la ballade de Saariaho, la ballade no. 4 en fa mineur de Chopin, « Iberia » (livre 2, no’s 1 et 3) d’Albéniz, la sérénade en si bémol mineur de Rachmaninov et « Oiseaux tristes » (extrait de « Miroirs ») de Ravel. Enregistré à la Folkwang Hochschüle à Essen en juillet 2007.
03:32
Abbado dirige Mahler No 4 et Rückert-Lieder
La mezzo-soprano Magdalena Kožená ne se contente pas de faire résonner les « joies célestes » dans le mouvement final de la Symphonie no 4 de Gustav Mahler. Dès le début du concert, elle se consacre à la beauté angélique et à la simplicité intimiste du Rückert Lieder de Mahler. Pratiquement toutes les pièces composées par Mahler avant 1900 étaient basées sur des textes de Des Knaben Wunderhorn, une collection de poèmes folkloriques publiée par Clemens Brentano et Achim von Arnim. Après cette époque, Mahler a uniquement mis en musique l’œuvre d’un seul poète, l’orientaliste allemand et traducteur Friedrich Rückert. Mahler a affirmé que ses poèmes le touchaient si profondément qu’il avait parfois l’impression de les avoir écrits lui-même. Dans son dernier lied, Ich bin der Welt abhanden gekommen, Malher cite également une phrase de l’adage de sa quatrième symphonie. Questionné quant à la signification de ce choix, Malher aurait affirmé qu’il le considérait comme sa propre personnification.
04:59
Saint-Saëns - Le Carnaval des animaux
Le chef d’orchestre mexicain Carlos Miguel Prieto dirige l’Orquesta Sinfónica de Minería dans une performance du Carnaval des animaux (1886) de Camille Saint-Saëns. Cette suite est composée de 14 mouvements, qui incarnent chacun un animal différent. Saint-Saëns ayant été inquiet de l’impact de cette fresque animalière remplie d’humour sur sa réputation de compositeur sérieux, l’œuvre a été publiée à titre posthume, en 1922. « Le cygne », composé pour violoncelle et deux pianos, est le seul mouvement qu’il a accepté de publier de son vivant. Ce mouvement iconique met en scène une magnifique mélodie ondoyante au violoncelle, doucement accompagnée par le piano, qui évoque l’image d’un cygne glissant gracieusement sur l’eau. Dans cette performance enregistrée à l’Auditorio Nacional de Mexico, en 2021, chaque mouvement est introduit par maestro Prieto.
06:00
Mozart - Concerto pour piano no 19, KV 459
Radu Lupu interprète le Concerto pour piano no 19, KV 459 de Mozart en compagnie de la Deutsche Kammerphilharmonie, sous la direction de David Zinman. Cette performance a été filmée dans la salle impériale de la résidence de Munich. Lorsque Léopold II, empereur d’Autriche, s’est rendu à Francfort pour être nommé empereur du Saint-Empire en 1790, Mozart l’a suivi en espérant se voir confier la composition de l’œuvre de couronnement. Or, cette entreprise s’est révélé être désastreuse, et c’est plutôt à Antonio Salieri qu’est incombé la tâche. Mozart, frustré de cet échec, a cependant été invité à composer et à interpréter un concerto en marge des cérémonies de couronnement. Bien qu’ignorée à l’époque de sa création, cette œuvre n’en demeure pas moins un chef d’œuvre.