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Handel - Le triomphe du temps et de la désillusion
Emmanuelle Haim dirige Le Concert d’Astrée dans une interprétation d’Il Trionfo del Tempo e del Disinganno (Le triomphe du temps et de la désillusion), un oratorio à deux voix de G. F. Haendel. L’œuvre, dont le libretto est signé par Benedetto Pamphili, a été créée à Rome en 1707. Le metteur en scène Krzysztof Warlikowski propose une version profonde et tendre de ce premier oratorio de Haendel, créé alors que le compositeur n’avait que 22 ans. Le Temps et la Désillusion, les personnages principaux de l’histoire, tentent de convaincre la Beauté d’abandonner le Plaisir pour accéder à des gratifications moins fugaces. Cette version d’Il Trionfo del Tempo e del Disinganno enregistrée au Festival d’Aix-en-Provence en 2016 met en vedette Sabine Devieilhe, qui impressionne encore une fois par sa technique, sa portée et son timbre, tout particulièrement lors de ses harmonies magnifiques avec Franco Fagioli. Les autres solistes sont Michael Spyres et Sara Mingardo.
02:18
Orchestre philharmonique Israël : 60e anniversaire
En 1996, l’Orchestre philharmonique d’Israël a célébré son 60e anniversaire avec un gala dirigé par les maestros Zubin Mehta et Daniel Barenboim. Cet événement musical met en vedette des solistes de renommée mondiale, notamment le violoniste chevronné Isaac Stern, les musiciens de la relève Maxim Vengerov et Gil Shaham, ainsi que Pinchas Zukerman, Shlomo Mintz et Itzhak Perlman. La soirée débute par un discours émouvant sur les débuts de l’orchestre livré par Stern. Le programme de la soirée se poursuit avec le Concerto pour deux violons en ré mineur, BWV1043 de Bach, la Symphonie no 2 de Brahms, la Passacaille pour violon, violoncelle et alto d’Halvorsen, la Sérénade no 6, K. 239 de Mozart, le Concerto en si mineur pour quatre violons et orchestre de Vivaldi et l’ouverture d’Oberon de Weber.
04:13
Mozart, Mendelssohn et Gershwin pour 2 pianos
Roberto Prosseda et Alessandra Ammara interprètent la Sonate pour deux pianos en ré majeur, KV 488 de Mozart, la Sonate pour deux pianos en ré, MWV S 1 de Mendelssohn et Rhapsody in Blue de George Gershwin dans le cadre d’un concert hors saison enregistré dans la salle Fazioli de Sacile, en Italie, le 26 juin 2020.
05:10
Bach - Concerto brandebourgeois no 6
Composés vers 1711-1720, les six concertos brandebourgeois de J. S. Bach figurent parmi ses œuvres les plus connues. En 1721, il les a dédiés à Christian Ludwig, le margrave de Brandebourg. Pour célébrer leur 300e anniversaire en 2021, le claveciniste et chef d’orchestre tchèque Václav Luks et le célèbre ensemble baroque Collegium 1704 ont enregistré les six concertos brandebourgeois sur des instruments anciens. Ils sont basés sur la forme italienne du concerto grosso, dans lequel un groupe d’instruments solistes est opposé à un grand ensemble. Les concertos brandebourgeois de Bach présentent de remarquables combinaisons d’instruments solistes et de solos virtuoses. Lors de cette représentation à la galerie des Glaces du château de Köthen (Allemagne), Luks et son Collegium 1704 présentent le Concerto brandebourgeois no 6 en si bémol majeur (BWV 1051) de Bach. Contrairement à d’autres concertos, ce morceau ne comporte pas de violons, qui sont remplacés par des instruments à cordes graves à l’avant-scène, appuyés par le clavecin.
05:26
Liszt - 3 parties d'Années de pèlerinage
Cette composition de Franz Liszt provient de sa deuxième série des « Années de pèlerinage » et contient, tout comme les première et troisième séries, des œuvres inspirées des voyages que le compositeur a faits avec sa maîtresse Marie d’Agoult. Contrairement aux paysages de la première série, dans cette deuxième série Liszt décrit en musique les œuvres d’art qu’il a vues. Dans cette émission vous pouvez écouter une sélection de trois parties (Sonetto 47, 104 et 123), exécutées par Daniel Barenboim.
06:00
Mozart - Symphonie no 40, K. 550
Gianluigi Gelmetti dirige le Radio-Sinfonieorchester Stuttgart dans une performance de la Symphonie no 40 en sol mineur (K. 550) de Mozart, mise en scène pour la télévision par Janos Darvas. Cette œuvre a été composée en 1788, et est parfois appelée la « Grande symphonie en sol mineur », pour la distinguer de la « Petite symphonie en sol mineur » no 25, les deux seules œuvres des 41 symphonies de Mozart composées en tonalité mineure. La Symphonie no 40 est probablement la plus populaire de toutes les symphonies du grand compositeur; son ouverture accrocheuse est devenue l’une des sonneries de téléphone cellulaire les plus populaires dans les années 90. Or, les spécialistes ne s’entendent pas sur la popularité de cette œuvre à l’époque de Mozart, qui l’a interprétée seulement à quelques reprises et en a retravaillé certaines sections.
06:31
Bach - Concertos brandebourgeois
Pendant les années où Bach était au service de la cour du Prince Léopold de Köthen, il était à la tête de son propre orchestre et on lui demandait de composer beaucoup de musique instrumentale. Cela lui a donné l’occasion d’expérimenter de nouvelles techniques et de développer son propre style instrumental. Les six Concertos brandebourgeois font partie des chefs-d’œuvre qu’il a composés pour de petits ensembles. Avec cette performance d’une bonne humeur communicative, le Freiburg Baroque Orchestra démontre bien son grand professionnalisme et le plaisir que peuvent procurer des instruments d’époque. La décision de jouer sans chef d’orchestre est tout à fait délibérée, et respecte la tradition du 18e siècle.
08:06
Jaap van Zweden dirige Symphonie Fantastique
La rencontre entre le compositeur français Hector Berlioz et la belle actrice Harriet Smithson a inspiré l’une des œuvres les plus célèbres de Berlioz. L’ayant vue dans une pièce de Shakespeare, il était désespérément épris d'elle. Il lui envoya de d’innombrables lettres d’amour, mais elles restèrent sans réponse. Le cœur brisé, il composa sa « Symphonie fantastique » (titre original : « Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties »). La composition raconte l’histoire d’un jeune artiste désespéré qui s’empoisonne avec de l'opium à cause d’un amour non partagé. Or, la dose est trop faible : au lieu de lui donner la mort, le narcotique provoque des hallucinations. Le caractère narratif de la musique et la taille de l’orchestre (avec entre autres deux harpes et deux jeux de cloches) firent de cette symphonie une œuvre révolutionnaire. La Symphonie fantastique de Berlioz est ici interprétée par deFilharmonie, sous la direction de Jaap van Zweden. Cet enregistrement de 2008 a été réalisé à la Salle Reine Élisabeth d'Anvers, Belgique.
09:21
CMIM Piano 2024 – Première épreuve: Rachel Breen
La pianiste Rachel Breen (États-Unis, 1996) interprète la marche et le scherzo de L’amour des trois oranges, op. 33ter, de Sergueï Prokofiev; le prélude et la valse en do (no 4) de Játékok (Games), volume 1, de György Kurtág; le prélude no 23 en fa majeur tiré des 24 Préludes, op. 11, d’Alexander Scriabin; Intermezzo (no 1) tiré des Trois pièces de Cendrillon, op. 95, de Prokofiev; la Bagatelle no 3 en mi bémol majeur tirée des Bagatelles, op. 126, de Ludwig van Beethoven; l’Impromptu no 1 en la bémol majeur, op. 29, de Frédéric Chopin; Wasserklavier (no 3) tiré des Six Encores de Luciano Berio; l’Impromptu no 2 en fa dièse majeur, op. 36, de Chopin; Skazki no 5 en fa dièse mineur tiré des Six Skazki (contes de fées), op. 51, de Nikolaï Medtner; l’étude no 4 en si mineur tirée des Études-tableaux, op. 39, de Sergueï Rachmaninov; et le prélude no 4 en mi mineur tiré de The Songs of Bukovina (24 Preludes) de Leonid Desyatnikov dans le cadre de la première ronde de l’édition 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM), entièrement consacrée au piano. Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.