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Live à Aix-En-Provence
Timide et insaisissable, Grigori Sokolov est l’un des plus grands pianistes de notre époque. Ses performances laissent les critiques et le public sans voix, comme s’ils ne croyaient pas vraiment ce qu’ils venaient de vivre. En 2015, Sokolov a livré un magnifique concert regroupant des œuvres de Bach, Beethoven, Schubert, Chopin et Debussy au Festival international de piano de la Roque d’Anthéron, à Aix-en-Provence. Fidèle à son habitude, Sokolov offre aux spectateurs un moment musical magique et inoubliable. Le programme du concert comprend la Partita pour clavier no 1, BWV 825, de Bach; la Sonate pour piano no 7 en ré majeur de Beethoven; la Sonate en la mineur, op. 143 et Six moments musicaux de Schubert; ainsi que la Mazurka en la mineur et le Prélude n° 15 de Chopin; et le Prélude Canope de Debussy, trois pièces présentées en rappel.
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Mahler - Chants sur la mort des enfants
Les Kindertotenlieder (Chants sur la mort des enfants) de Mahler sont un cycle de lieder profondément personnel pour voix et orchestre, inspiré par les poèmes de Friedrich Rückert sur la perte de ses enfants.
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Misha Enzovoort
Misha Mengelberg, l’oubli a commencé son œuvre. Il attend un taxi qu’il n’a pas commandé pour aller à un concert qu’il n’aura pas lieu. Dans ce film, le documentariste Cherry Duyns suit le pianiste Misha Mengelberg lors de sa dernière tournée internationale avec son ensemble ICP (Instant Composers Pool). Depuis quelques années, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste est en proie à la démence. Duyns suit cette icône du jazz européen lors d’une semaine de concerts données au club de jazz londonien Vortex : en raison de sa santé déclinante, il s’agit sans doute de ses derniers concerts à l’étranger. Les membres du groupe se préparent à dire adieu à Mengelberg, avec qui ils ont joué pendant des décennies. Faire de la musique, c’est comme respirer pour Mengelberg, mais maintenant qu’il est à couteaux tirés avec son cerveau, la question se pose de savoir jusqu'à quand il pourra continuer à jouer avec son ensemble ICP. Duyns se renseigne discrètement sur cette question auprès des membres du groupe : Misha, ne doit-il pas être protégé contre lui-même ? L’un d’entre eux répond résolument : non. Le fait que Mengelberg est toujours sur scène avec son ensemble, malgré sa maladie, correspond à son esthétique : tous peuvent participer. Il aime le chaos et la folie. Dans des éclairs de lucidité, Mengelberg dit vertement ce qu’il pense de ses confrères compositeurs comme John Cage (« de la musique assez hostile » et Chopin (« terriblement ennuyeux »). Dans un moment ludique, il joue du piano avec sa canne. Pourtant, une question importante se pose : l’ensemble pourra-t-il continuer à exister sans son pivot ?