00:00
Gluck - Iphigénie en Tauride
Iphigénie en Tauride est un opéra tragique du compositeur allemand Christoph Willibald Gluck. Écrite pour la scène française, l’œuvre est présentée pour la première fois en 1779 à l’Académie royale de musique à Paris où elle connaît un vif succès. Il s’agit de l’un des « opéras réformés » de Gluck, dans lesquels le compositeur visait à ce que la musique entre au service des textes dramatiques et de leur expression. Le livret, conçu par Nicolas-François Guillard, est écrit d’après la tragédie éponyme de Claude Guimond de La Touche, elle-même inspirée du dramaturge de la Grèce antique Euripide. Après la guerre de Troie, Iphigénie, qui devait être sacrifiée par son père Agamemnon, est enlevée par Diane et emmenée à Tauride, où elle devient haute prêtresse de la déesse. Dans cette production, Diego Fasolis dirige l’Orchestre National des Pays de la Loire et le Chœur d’Angers Nantes Opéra. Parmi les solistes, comptons notamment Marie-Adeline Henry, Charles Rice, Sébastien Droy, Jean-Luc Ballestra et Élodie Hache. Cette prestation a été enregistrée au Grand Théâtre d’Angers, en France, en 2020.
01:50
Waldbühne 2002 – Night of the Encores
Devant un public en liesse, Mariss Jansons dirige le Berliner Philharmoniker et le violoniste Vadim Repin dans le cadre d’une soirée consacrée aux rappels les plus populaires à la Walbühne de Berlin. Figurant parmi les scènes extérieures les plus impressionnantes d’Europe, la Walbühne accueille chaque été le Berliner Philharmoniker, qui se produit devant un public de quelque 20 000 personnes. L’édition 2002 de ce concert annuel célèbre les rappels fréquemment joués par les grands orchestres et ensembles. Le Berliner Philharmoniker se produit pour l’occasion avec le violoniste belge d’origine russe Vadim Repin, qui est le plus jeune lauréat du Concours musical Reine Élisabeth de Bruxelles, et a joué sous la direction de nombreux chefs d’orchestre de renom, dont Simon Rattle, Valery Gergiev et Mariss Jansons. Le programme de la soirée passe de de Wagner à Tchaïkovski, de Sibelius à John Williams, et termine par le rappel ultime : le Berliner Luft de Paul Lincke!
03:22
Walton Concerto pour alto & Brahms Symphonie no 4
Robin Ticciati dirige le London Symphony Orchestra dans une interprétation de la Symphonie n° 4 de Brahms, tandis qu’Antoine Tamestit poursuit son Portrait d’Artiste avec le Concerto pour alto de Walton – une musique née de la jeunesse et de la maturité, mais unie par la passion. Lorsque le jeune William Walton présenta son Concerto pour alto en 1927, ce fut une sensation à travers l’Europe : un compositeur dans la vingtaine, redonnant vie à un instrument négligé avec une imagination et une puissance sans précédent. La Quatrième Symphonie de Brahms fut quant à elle sa dernière – mais il ne s’effaçait pas en douceur, chaque note y brûle d’un feu créateur. Ce concert réunit le génie de la jeunesse et une musique forgée dans une profonde expérience de vie. Au centre de tout cela se trouve le virtuose de l’alto Antoine Tamestit, renouvelant son partenariat artistique avec le chef d’orchestre Robin Ticciati. Ce concert a été enregistré le 14 octobre 2021.
04:43
Verdi - Quattro pezzi sacri - IV. Te Deum
L’Europakonzert fait partie de la tradition du Berlin Philharmonic depuis 1991. En présentant un « concert européen » dans une ville différente d’Europe chaque année, les musiciens soulignent l’anniversaire de la fondation de l’orchestre le 1er mai 1882, et célèbrent le patrimoine commun du Vieux Monde. L’Europakonzert 1998 a été présenté dans un endroit fascinant et unique, le musée Vasa de Stockholm. Ce musée présente un bateau du 17e siècle de 69 mètres de longueur, près de 12 mètres de largeur et pesant 1 210 tonnes, qui s’est renversé et a coulé durant son voyage inaugural en 1628. Le Berlin Philharmonic, sous la direction de Claudio Abbado, présente un programme musical au diapason de ce magnifique cadre maritime. Pour la pièce maîtresse du concert, une interprétation mémorable et puissante des Quattro pezzi sacri de Giuseppe Verdi, le Swedish Radio Choir et l’Eric Ericson Chamber Choir se joignent à l’orchestre.
04:59
Beethoven - Sonate pour piano no 32, op. 111
Comment pouvons-nous pénétrer dans l’esprit créatif de Beethoven, tout particulièrement pour comprendre ce que signifiait la perte considérable de son ouïe lors des dernières années de sa vie? Le plus récent enregistrement des Sonates pour piano, opus 109, 110 et 111, de Beethoven par le pianiste Tom Beghin constitue une exploration artistique de la façon dont la musique du compositeur a été façonnée par l’environnement de travail qu’il a créé avec ses collègues et amis. Beghin interprète non seulement la trilogie de chefs-d’œuvre pianistiques sur une magnifique nouvelle réplique du piano Broadwood de Beethoven, mais il utilise également une reconstruction de la Gehörmaschine, soit la prothèse auditive qui était installée sur le piano du compositeur pour lui permettre de continuer de créer de la musique malgré le déclin de son audition. « Tu entends mieux lorsque tu places ta tête sous cette machine, n’est-ce pas? », a jadis demandé André Stein à Beethoven. Deux siècles plus tard, nous pouvons nous aussi placer notre tête sous la machine et nous demander : « Entendez-nous Beethoven différemment? » Beghin nous invite à pénétrer dans la machine, pour ressentir et entendre l’essence des vibrations exubérantes et irrésistiblement poétiques de Beethoven. Inside the Hearing Machine est une invitation au cœur du terrain de jeu multisensoriel d’un compositeur sourd pour qui la machine était plus qu’une prothèse auditive, et qui interagissait avec son instrument à l’aide de bien plus que le simple son.
05:46
CMIM Piano 2024 - Demi-finales I: Jakub Kuszlik
Le pianiste Jakub Kuszlik (Pologne, 1996) se joint à l’ensemble du CMIM, composé de trois solistes de la section des cordes de l’Orchestre symphonique de Montréal, pour interpréter « Sostenuto assai – Allegro ma non troppo », le premier mouvement du Quatuor pour piano en mi bémol majeur, op. 47, de Robert Schumann. Cette performance a été présentée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des demi-finales consacrées à la musique de chambre de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM).
06:00
Mahler - Rückert-Lieder
La soprano galloise Margaret Price interprète les Rückert-Lieder de Gustav Mahler, accompagnée par l’Orchester der Ludwigsburger Schloßfestspiele, sous la direction de Wolfgang Gönnenwein. Les Rückert-Lieder de Mahler sont composés de cinq chants basés sur des poèmes de Friedrich Rückert (1788-1866). Les quatre premiers ont été achevés au cours de l’été 1901 sous deux versions : pour piano et pour orchestre, tandis que le cinquième chant, « Liebst du um Schönheit » (Je t’aime pour la beauté), n’a jamais été orchestré par le compositeur lui-même. Mahler a écrit cette dernière afin d’exprimer son amour pour sa fiancée, Alma Schindler. Cette performance a été captée au Ludwigsburger Schloßfestspiele en 1988.
06:24
La Fulgurance romantique: Beethoven et Bizet
Étoile montante du monde de la musique classique, la jeune cheffe d’orchestre vénézuélienne Glass Marcano a d’abord été violoniste au sein de l’orchestre des jeunes de San Felipe, de l’orchestre symphonique de Yaracuy et de l’orchestre des jeunes de Yaracuyana, avec lequel en 2012, elle vécu sa première expérience en direction. Elle décide d’étudier la direction d’orchestre un an plus tard et en septembre 2020, elle remporte le prix de l’orchestre à La Maestra, le premier concours international de cheffes d’orchestre réservé aux femmes, tenu à Paris. Lors de ce concert de 2021, Marcano dirige l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours dans l’interprétation de deux chefs-d’œuvre du répertoire romantique. Le programme commence avec l’une des œuvres les plus importantes du genre, le Concerto pour violon en ré major, op. 61 de Ludwig van Beethoven, mettant en vedette Stéphanie-Marie Degand comme soliste. La prestation se termine par la Symphonie en ut majeur de Georges Bizet, composée en 1855 alors qu’il n’avait que 17 ans. Cette prestation a été enregistrée à l’Opéra de Tours, en février 2021.
07:49
Sir Neville Marriner - Mozart Concert from Lugano
Le réputé spécialiste de Mozart Sir Neville Marriner (1924-2016) dirige l’Orchestra della Svizzera italiana dans le cadre de cette performance enregistrée en novembre 2005 en direct du Palazzo di Congressi de Lugano, en Suisse. Le Concerto pour flûte, harpe et orchestre, K.299 (1778) de Mozart est l’une des pièces les plus populaires du compositeur autrichien en raison de sa mélodie légère et réjouissante. Les solistes Patrick Gallois (flûte) et Fabrice Pierre (harpe) ont longtemps travaillé leur interprétation conjointe de cette pièce et ajoutent une ornementation discrète aux solos effervescents de Mozart. L’ouverture de La flûte enchantée (1791) et la Symphonie no 39 en mi bémol majeur (1788), deux joyaux issus de la fin de la carrière du compositeur, concluent ce merveilleux programme enregistré à l’occasion de l’année Mozart, en 2006.
08:59
CMIM Piano 2024 – Première épreuve: Itamar Prag
Le pianiste Itamar Prag (Israël, 1994) interprète Estampes de Claude Debussy; la Ballade no 4 en fa mineur, op. 52, de Frédéric Chopin; et la transcription de Guido Agosti de l’Oiseau de feu (Danse infernale, Berceuse et Finale) d’Igor Stravinsky dans le cadre de la première ronde de l’édition 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM), entièrement consacrée au piano. Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
10:03
A la découverte des chefs-d'œuvre : Bach
L'épisode de cette série présente la Concertos Brandebourgeois de Johann Sébastian Bach (1685-1750). Les exemples musicaux sont interprétés par le Freiburger Barockorchester dirigé par Gottfried von der Goltz. La période que Bach passe à Coethen (1717-1723) est l'une des plus productives de sa vie : partitas, sonates, pièces pour orchestre, suites pour violon seul, violoncelle seul, concertos pour violon et pour clavier naissent aux côtés des Concertos Brandebourgeois. Ils sont ancrés aujourd'hui dans le répertoire international et jouent aussi un rôle important dans l'éducation musicale. Le pianiste et expert de Bach Robert Levin nous donne des clés d'écoute.
10:34
Beethoven - Quatuors à cordes nos 1, 9 et 10
Le réputé quatuor à cordes français Quatuor Ébène a souligné le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827) avec un projet remarquable : l’enregistrement de l’ensemble de ses seize quatuors à cordes. Pendant cinq ans, les violonistes Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, l’altiste Marie Chilemme et le violoncelliste Raphaël Merlin ont plongé corps et âme dans ces 650 pages de musique en feuille, couvrant trois décennies de la prolifique carrière de Beethoven. Cet effort a culminé en six concerts captivants présentés à la Philharmonie de Paris à l’automne 2020. Le Quatuor Ébène a exploré toutes les facettes des quatuors à cordes de Beethoven, du dynamisme des quatuors à cordes de l’opus 18 aux quatuors Razumovsky, Les Harpes et Quartetto Serioso (opus 59, 74 et 95) de sa période intermédiaire, jusqu’à la profondeur de ses quatuors tardifs (opus 127 à 135). Dans ce programme, le Quatuor Ébène interprète le Quatuor à cordes no 1 en fa majeur, opus 18, no 1; le Quatuor à cordes no 10 en mi bémol majeur, opus 74, dit « Les Harpes »; et le Quatuor à cordes no 9 en do majeur, opus 59, no 3, dit « Razumovsky ». Ce concert a été enregistré à la Philharmonie de Paris, le 13 octobre 2020.
12:13
Bruckner - Symphonie No. 7
Lors de cette performance réalisée en 2019 à la salle Muziekgebouw d’Eindhoven, Hartmut Haenchen dirige Philharmonie Zuidnederland, qui interprète la Septième symphonie d’Anton Bruckner. D’une durée de 20 minutes, le magistral thème d’ouverture du premier mouvement préfigure une œuvre retentissante. Le doute et la tourmente ressentis tout au long de l’adagio, le second mouvement, sont réputés être la réaction de Bruckner à la mort de son idole, Richard Wagner.
13:15
IVC 2021 - Demi-finale: Schubert, Wolf et autres
La soprano Heidi Baumgartner (Autriche, 1998) et la pianiste Asuka Tagami (Japon, 1991) interprètent Suleika I, op. 14 no 1, D. 720, de Franz Schubert; « Er ist’s » tirée de Mörike-Lieder d’Hugo Wolf; Het Goud van Vermeer de Bart Visman; « Sua katselen » tirée de Leino-Laulut de Kaija Saariaho; et « Pantomime » et « Apparition » tirées des Quatre chansons de jeunesse de Claude Debussy dans le cadre des demi-finales de l’édition 2021 de l’International Vocal Competition ’s-Hertogenbosch, consacrée aux lieder en duo. Cette performance a été enregistrée au Musée Het Noordbrabants de la ville de ’s-Hertogenbosch, aux Pays-Bas.
13:36
PIAM - Demi-finale: Beethoven et Liszt
L’héritage du réputé dénicheur de talents italien Antonio Mormone (1930-2017) se perpétue grâce au Premio Internazionale Antonio Mormone (PIAM), un concours de musique classique consacré à la relève. La première édition du concours, qui s’est déroulée dans diverses salles de Milan entre 2019 et 2021, était consacrée au piano. Philipp Scheucher (Autriche, 1993) y interprète Fantasia, op. 77, et le menuet « Moderato e grazioso » de la Sonate no 18 en mi bémol majeur, op. 31, no 3, de Ludwig van Beethoven; et la transcription de Franz Liszt du premier mouvement « Allegro con brio », tiré de la Symphonie no 5 en do mineur de Beethoven. Cette performance a été enregistrée au Nuovo Teatro Ariberto de Milan, en mai 2021.
14:00
Les dames d'abord: De motet à chanson d'amour
Malgré sa devise « aultre n’auray » (« je n’en ai aurai jamais d’autre »), Philippe le Bon était reconnu pour sa passion pour les femmes. Est-ce pour cette raison que Martin le Franc lui a dédié Le champion des dames, son monumental poème à propos de femmes célèbres? De la Vierge Marie à Jeanne d’Arc ou Christine de Pisan, ce programme de musiques médiévales présente des femmes selon tous leurs atours, avec des œuvres de Baude Cordier, Gilles Binchois et Johannes Ghiselin, entre autres.
15:02
Gala from Berlin 2002 - What a Wonderful Town
Les solistes Kim Criswell, Audra McDonald, Thomas Hampson, Brent Barrett, Karl Daymond, Timothy Robinson, Michael Dore, Wayne Marshall et le chœur European Voices sont accompagnés par l’Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Simon Rattle. Il s’agit du concert du Nouvel An, à la Philharmonie de Berlin. Au programme sont des œuvres de Leonard Bernstein (Ouverture de « Candide » - Extraits de « Wonderful Town ») et George Gershwin (« My man's gone now » de « Porgy and Bess » - « Ask me again » - « Fascinating Rhythm »).
16:37
Bruckner - Symphonie No. 7
Lors de cette performance réalisée en 2019 à la salle Muziekgebouw d’Eindhoven, Hartmut Haenchen dirige Philharmonie Zuidnederland, qui interprète la Septième symphonie d’Anton Bruckner. D’une durée de 20 minutes, le magistral thème d’ouverture du premier mouvement préfigure une œuvre retentissante. Le doute et la tourmente ressentis tout au long de l’adagio, le second mouvement, sont réputés être la réaction de Bruckner à la mort de son idole, Richard Wagner.
17:42
Nelsons et Opolais interprètent Dvořák
Andris Nelsons et sa femme, la grande soprano Kristine Opolais, et le Gewandhausorchester de Leipzig présentent un concert consacré à Antonin Dvořák, dans lequel les mélodies cachées par le compositeur dans toutes les couches de sa musique se déploient avec des nuances tendres, chaudes et douces. Les tempos de Nelsons demeurent calmes et décontractés, permettant à la beauté omniprésente de la musique de Dvořák d’inonder le Gewandhaus. Le programme du concert débute par l’ouverture pour orchestre Othello, op. 93. Opolais interprète ensuite le « Chant à la lune » tirée de Roussalka et « Chansons que ma mère m’a apprises » tirée des Mélodies gitanes, op. 55/4, suivies par la Polonaise, « O, marno, marno to je » de Roussalka et « Dobrá! Já mu je dám!... Jak je mi? » de l’opéra Dalibor de Smetana. Le concert se termine par une performance de la Symphonie no 9 en mi mineur, op. 95 (« Du Nouveau Monde »). Enregistré au Gewandhaus de Leipzig en mai 2017.
19:22
Bach - Concerto brandebourgeois No. 4
Qui aurait cru qu’une demande d’emploi ratée nous aurait donné certaines des plus belles mélodies du répertoire classique? En 1721, Jean-Sébastien Bach se trouve insatisfait au service de prince Léopold d’Anhalt-Köthen et cherche à effectuer un changement de carrière. Désireux de travailler dans la cour de Christian Ludwig, margrave de Brandebourg, Bach lui dédie ses six nouveaux concertos, espérant ainsi amadouer le souverain et se voir offrir un nouveau poste. Malheureusement, Christian Ludwig n’a jamais même remercié Bach pour son travail, malgré la somptuosité incomparable de la musique du compositeur. Le Concerto no 4 fait la part belle au violon dans ses premier et troisième mouvements
19:39
Rimsky-Korsakov - Le Conte du tsar Saltan suite
Lors de ce concert exquis capté en 2016 au Tchaikovsky Concert Hall de Moscou, l’Orchestre national de Russie et le pianiste vedette Boris Berezovsky sont dirigés par le chef d’orchestre Mikhail Pletnev pour interpréter deux magnifiques suites de Nikolai Rimsky-Korsakov. Lauréat du Concours international Tchaikovsky de Moscou en 1990, Berezovsky joue l’œuvre de Rimsky-Korsakov avec la puissance d’un virtuose. Le programme comprend la suite pour orchestre de La légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia, ainsi que l’imagerie musicale pour orchestre du Conte du tsar Saltan. Ce programme est produit par la Société philharmonique de Moscou, décrite par le compositeur de Saint-Pétersbourg Dmitri Shostakovich comme une actrice importante dans le « développement de la vie musicale [de la Russie] » et une « université rassemblant des millions d’amoureux de la musique et des milliers de musiciens ». La Société philharmonique de Moscou a été fondée en 1922 par Anatoly Lunacharsky, devenu commissaire de la Culture. Au fil des ans, elle est devenue la plus importante institution organisant des concerts en Russie.
20:00
Nino Rota – La notte di un nevrastenico
En 2017, le Reate Festival de Rieti, en Italie, a présenté deux courts opéras composés par Nino Rota. Principalement reconnu pour ses trames cinématographiques et ses fidèles collaborations avec Frederico Fellini, Francis Ford Coppola et Luchino Visconti, Rota a commencé à composer des musiques sacrées et des opéras lorsqu’il était très jeune. Il possédait un esprit libre, une créativité et une imagination lui permettant de créer son propre style; ce qu’il a fait en alliant la tradition des grands opéras italiens classiques de Rossini, Puccini et Verdi au langage musical contemporain, une démarche qui l’a distingué des autres compositeurs de son époque. La première de La notte di un nevrastenico s’est tenue à Piccola Scala en 1960, et le libretto est signé Riccardo Bacchelli. Il s’agit d’une brève farce avec une fin tragique inattendue. Cette version a été interprétée par le Reate Festival Orchestra sous la direction de Gabriele Bonolis.
21:00
Recursivo
Le Mexico City Ballet (MXCB) est une compagnie de ballet contemporain formée de danseurs internationaux de grand talent résidant à Mexico. Dans le cadre de ce gala anniversaire, la troupe est accompagnée de danseurs internationaux invités pour interpréter des pièces exceptionnelles créées par Yazmín Barragán, la chorégraphe en résidence du MXCB. En plus d’Ondine, The Debate et Recursivo de Barragán, le programme du spectacle comprend Strong Ties d’Alan Marín, TS de Michel Cutri et Ritual d’Edgar Sagarra. Cette performance a été enregistrée au Teatro de la Ciudad de Mexico, en 2020.
21:55
Prokofiev - Pierre et le Loup
Le chef d’orchestre mexicain Carlos Miguel Prieto dirige l’Orquesta Sinfónica de Minería dans une performance de Pierre et le loup, op. 67, de Sergueï Prokofiev. Composée en 1936, cette courte suite orchestrale narrée raconte l’histoire d’un brave jeune garçon nommé Pierre, qui habite avec son grand-père à la lisière de la forêt. Avec l’aide de ses amis les animaux, Pierre réussit à capturer un méchant loup et à l’enfermer au zoo en se montrant plus rusé que lui. Dans cette suite de Prokofiev, chaque personnage est représenté par un instrument ou par une section de l’orchestre, ce qui offre une excellente introduction à leurs sonorités. Dans cette performance enregistrée à l’Auditorio Nacional de Mexico, en 2021, maestro Prieto offre également une introduction aux différentes sections de l’œuvre.