00:00
Les bains macabres
Le compositeur français Guillaume Connesson (*1970) bâtit une œuvre musicale impressionnante, à laquelle il a récemment ajouté un opéra : Les bains macabres. Pour créer cet opéra romantique contemporain aux allures de thriller, Connesson a travaillé en étroite collaboration avec le librettiste Olivier Bleys (*1970), un auteur français prolifique dont la bibliographie compte plus d’une douzaine de romans. En résulte un récit énigmatique accompagné d’une trame sonore digne d’un film noir traitant des macabres « Bains Terminus » : un établissement thermal qui accueille les malades… mais ne les laisse jamais partir. Lorsque la police des bains enquête sur ces morts mystérieuses, la frontière entre la vie et la mort s’avère beaucoup plus trouble que prévu. Cette production de février 2020, mise en scène par Florent Siaud, la soprano Sandrine Buendia et le baryton Romain Dayez interprètent respectivement Célia et Mathéo. Arie van Beek y dirige l’Orchestre des Frivolités Parisiennes.
02:05
Mahler - Symphonie no 2
Bernhard Haitink dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin et le Chœur Ernst Senff dans cette performance de la Symphonie no 2 de Gustav Mahler donnée à la Philharmonie de Berlin, en 1992. Le chœur final de l’imposante Symphonie no 2 sait émouvoir ses auditeurs à coup sûr. Le caractère épique de l’œuvre est non seulement dû à la taille impressionnante de l’orchestre et à l’usage d’un orgue et d’un soliste, mais également aux thèmes de la vie et de la mort qui y sont abordés. Les mélomanes avertis y reconnaîtront peut-être quelques lieder de la collection de pièces Knaben Wunderhorn, composée en début de carrière par Mahler. Les solistes sont Sylvia McNair (soprano) et Jard van Nes (contralto).
03:35
Duos au piano - Mozart, Rachmaninov et autres
Dans ce concert splendide, Nikolay Lugansky et Vadim Rudenko s’associent pour livrer en duo des œuvres signées Wolfgang Amadeus Mozart, Maurice Ravel, Anton Arensky, Sergueï Rachmaninov, and Nikolaï Kapoustine. Ces pianistes russes d’exception ont tous deux remporté le prestigieux Concours international Tchaïkovski en 1994, prix qui a lancé leur carrière internationale. Lugansky et Rudenko se produisent régulièrement en duo. Ici, ils interprètent la Sonate pour deux pianos en ré majeur, K. 448/375 A, de Mozart; la Valse (arr. pour deux pianos) de Ravel; la Suite n° 1 pour deux pianos, op. 15, d’Arensky; et la Suite n° 1 (Fantaisie) pour deux pianos, op. 5, de Rachmaninov. En rappel, le duo propose la romance tirée de la Suite n° 2 pour deux pianos, op. 17, de Rachmaninov, suivie de l’ouverture de Sinfonietta, op. 49, de Nikolaï Kapoustine. Cette performance a été enregistrée sur les planches de la salle de concert Tchaïkovski de Moscou, en Russie, le 25 novembre 2021.
05:03
Debussy - La Mer
Dans ses « Trois esquisses symphoniques pour orchestre » (ou simplement « La Mer »), Claude Debussy donne sa vision abstraite sur la mer. Les trois parties dépeignent chacune une scène maritime différente. Le premier mouvement s’intitule « De l’aube à midi sur la mer », le deuxième « Jeux de vagues » et le troisième « Dialogue du vent et de la mer ». La mer de Debussy, c’est la mer Méditerranée : il la connaissait de ses visites à Cannes dans sa jeunesse et de ses voyages en Italie plus tard dans sa vie.
06:00
Sergiu Celibidache - The Triumphant Return
Le maestro Sergiu Celibidache a dirigé le Berliner Philharmoniker de 1945 à 1954, avant de revenir pour un concert en 1992. Le documentaire de Wolfgang Becker, The Triumphant Return, présente le retour très attendu de Celibidache au Berlin Philharmonic après une absence de 38 ans. De nombreuses séquences vidéo des répétitions de la Symphonie no 7 d’Anton Bruckner – le seul enregistrement vidéo existant de Celibidache et du célèbre orchestre – et des entrevues avec d’anciens membres de l’orchestre nous ramènent au dernier concert de Celibidache avec le Berliner Philharmoniker.
06:55
Première Neige
Salvatoris Hodie de Pérotin le Grand est l’un des premiers chants de Noël jamais écrits, et l’une des premières pièces connues à quatre voix. Cette composition scintillante écrite au XIIe siècle ouvre Première neige, un concert de Noël magique livré par le chœur de l’Orchestre philharmonique de Bruxelles. Mais l’ars antiqua n’est pas la seule musique au programme : le chœur poursuit avec deux mélodies contemporaines inspirées de textes du poète islandais Gunnar Gunnarsson (1889-1975), composées par nul autre que le chef d’orchestre Bo Holten. En prime, cette programmation festive se termine par une sélection triée sur le volet de chansons des fêtes polonaises et françaises.
08:36
Stravinsky, Webern and Debussy
Ce concert de l’Orchestre philharmonique de Bruxelles fait la part belle aux styles musicaux variés de la première moitié du XXe siècle. Le programme s’ouvre avec les Cinq pièces pour orchestre Op. 10 (1913) d’Anton Webern. Ces cinq compositions ultra-courtes ne sont pas liées d’un point de vue thématique, et ne comprennent pas de plan formel traditionnel ni de relations tonales. Tout un défi pour l’auditeur! Après l’impressionniste Jeux de Claude Debussy (1913), l’ensemble mené par le chef d’orchestre Michel Tabachnik se concentre sur l’œuvre de l’un des compositeurs les plus célébrés de la musique moderne : Igor Stravinsky. Son premier ballet, L’Oiseau de feu (1910) représente le clou du concert.
09:34
CMIM Piano 2024 - Finale: Anthony Ratinov
Le pianiste Anthony Ratinov (États-Unis, 1997) interprète le Concerto pour piano n° 3 en do majeur, op. 26, de Sergueï Prokofiev, dans le cadre de la finale de l’édition piano 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM). Il est accompagné par l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Xian Zhang. Cette performance a été enregistrée à la Maison symphonique de Montréal.
10:04
Mon coeur brûle
René Pape incarne parfaitement la nouvelle génération de chanteurs d’opéra : d’apparence actuelle et décontractée, il a soif de nouveaux défis et témoigne d’une ouverture à l’expérimentation ambitieuse. Dans le film musical My Heart Is Burning, René Pape chante et joue divers rôles qui font étalage de l’impressionnante polyvalence de sa voix et des nombreuses facettes de sa personnalité. Réalisé par Sibylle Muth.
10:49
Œuvres de Gluck, Bach et Mozart
Le chef d’orchestre vénézuélien Giovanni Guzzo dirige le Camerata Fundación EDP de l’Escuela Superior de Música Reina Sofía sur les planches de l’Auditorio Sony de l’école de musique Reina Sofía de Madrid, en Espagne. Le programme du concert comprend « Danza degli spiriti beati », tirée de l’opéra Orfeo ed Euridice de Christoph Willibald Gluck, mettant en vedette le flûtiste Matthew Raymond Origel; l’aria « Jauchzet Gott in allen Landen », tiré de la cantate Jauchzet Gott in allen Landen!, BWV 51, de Johann Sebastian Bach, mettant en vedette la soprano Marlin González Zúñiga et le trompettiste Marc Ferrando Pelegrí; le motet Exsultate, jubilate, K. 165, de Wolfgang Amadeus Mozart, mettant en vedette la soprano Carla Isabel Gómez del Pulgar; et la Symphonie no 40 en sol mineur, K. 550, de Mozart. Ce concert a été enregistré le 18 décembre 2024.
11:51
Mahler - Symphonie nº 2
« Il serait difficile de trouver une performance plus grande, significative ou émouvante dans l’univers musical actuel : c’était l’harmonie complète de l’esprit et du cœur, de la poésie et de l’indignation, de la peur et du réconfort, du savoir et du ressenti », a déclaré le journal bernois Der Bund après cette superbe interprétation de la symphonie Résurrection de Malher par l’Orchestre du Festival de Lucerne en août 2003. Claudio Abbado a créé cet ensemble avec de célèbres instrumentistes, de grands musiciens de chambre et des solistes d’expérience issus des meilleurs orchestres du monde entier, et le concert affichait déjà complet plusieurs mois en avance. Lors de cette performance, les magnifiques solistes Eteri Gvazava (soprano) et Anna Larsson (mezzo-soprano) sont accompagnées par le chœur Orfeón Donostiarra.
13:15
IVC 2021 - Demi-finale: Brahms, Britten et autres
La soprano Vassia Alati (Pays-Bas/Grèce, 1992) et le pianiste Yuto Kiguchi (Japon, 1989) interprètent « C’est l’extase langoureuse » tirée des Arriettes oubliées, L. 63, et « Fantoches » tirée des Fêtes galantes, L. 86, de Claude Debussy; Het goud van Vermeer de Bart Visman; « Lerchengesang » tirée de Vier Gesänge, op. 70, de Johannes Brahms; Gruppe aus dem Tartarus, op. 24, no 1, D. 583, de Franz Schubert; « Now the Leaves Are Falling Fast » tirée de On This Island, op. 11, de Benjamin Britten; et « I gria zoi » tirée de Mayovotana de Manolis Kalomiris dans le cadre des demi-finales de l’édition 2021 de l’International Vocal Competition ’s-Hertogenbosch, consacrée aux lieder en duo. Cette performance a été enregistrée au Musée Het Noordbrabants de la ville de ’s-Hertogenbosch, aux Pays-Bas.
13:39
Schumann - Sonata pour piano no 3, op. 14
Après avoir enregistré l’ensemble des 32 sonates pour piano de Ludwig van Beethoven pour souligner le 250e anniversaire du compositeur, le réputé pianiste italien Riccardo Schwartz a décidé de se concentrer sur les œuvres pour piano solo de Robert Schumann. La Sonate pour piano no 3, op. 14, (également appelée Concerto pour piano sans orchestre par Tobias Haslinger) a été composée en 1836 et dédiée à Ignaz Moscheles. En 1853, Schumann a revisité l’œuvre pour y ajouter un Scherzo comme deuxième mouvement. Le mouvement final n’est pas sans rappeler Kreisleriana, op. 16. Cette œuvre est interprétée par Riccardo Schwartz (1986). En carrière, Schwartz a eu le privilège de se produire comme soliste sous la direction de nombreux chefs d’orchestre de renom, dont Gustav Kuhn and Yuri Temirkanov. Ses prestations saluées par la critique et le public comprennent des récitals et des concertos pour piano et orchestre livrés dans les salles de concert les plus prestigieuses au monde.
14:01
Nelsons dirige Tchaïkovski et Chostakovitch
En mai 2019, le nouveau chef d’orchestre principal du Gewandhaus, Andris Nelsons, a dirigé un concert mettant en vedette la Symphonie no 5 de Tchaïkovski, surnommée Symphonie du destin. À l’époque, Tchaïkovski voyait dans cette pièce un échec cuisant, et une preuve du tarissement de sa source créative. Constamment rongé par le doute, le compositeur n’a jamais adopté une attitude confiante envers ses propres talents. Le programme du concert comprend également le Concerto pour violon no 1 de Chostakovitch, mettant en scène l’exceptionnelle soliste Baiba Skride. Dans cette composition, le violon ne prend aucune pause; son récit orageux se déploie au fil des lignes de basse « ostinato Passacaglia » et laisse résonner un chant d’une beauté saisissante. Ces deux œuvres sont entrecoupées de l’Élégie pour violon solo de Stravinsky, également interprétée par Baiba Skride.
15:47
Beethoven - Symphonie no 3, op. 55
Les Dissonances est un collectif artistique créé par le violoniste David Grimal en 2004. L’ensemble sans chef d’orchestre est composé de musiciens issus des plus grandes scènes européennes, de solistes internationaux et de jeunes talents prometteurs. Ici, Les Dissonances présente la Symphonie no 3 en mi bémol majeur, op. 55, dite Eroica, de Ludwig van Beethoven. Admirateur des idéaux de la Révolution française, le compositeur avait initialement dédié sa symphonie à Napoléon Bonaparte. Toutefois, lorsqu’il a appris que ce dernier s’était autoproclamé Empereur, Beethoven a violemment effacé son nom du manuscrit. Composée entre 1803 et 1804, la symphonie est considérée comme un point de bascule de l’histoire de la musique occidentale ainsi que du style de Beethoven. La Symphonie no 3 est plus longue que les symphonies précédentes du compositeur. La pièce s’ouvre sur deux accords puissants, qui remplacent la longue introduction caractéristique des symphonies précédentes de Beethoven. Le thème central est ensuite introduit par les violoncelles et les contrebasses. Le deuxième mouvement est une marche funèbre tout en lenteur, suivi par un scherzo rapide. Le quatrième et dernier mouvement est dominé par un thème composé par Beethoven pour son ballet Les Créatures de Prométhé. Cette performance a été enregistrée à l’Opéra de Dijon, en France, en 2012.
16:36
Glass - A Descent into the Maelström
A descent into the Maelström (1841) est une nouvelle de l’auteur américain Edgar Allan Poe qui raconte l’histoire de deux pêcheurs coincés dans une terrible tempête au large des îles montagneuses de Lofoten, à l’intérieur du cercle polaire, dans le nord de la Norvège. Lorsqu’un tourbillon dangereux entraîne le bateau, seul l’un des deux pêcheurs survit. Le compositeur américain Philipp Glass s’est inspiré de cette nouvelle pour produire une œuvre chorale pour la troupe de danse Australian Dance Theatre, qui a été interprétée à une seule reprise, en 1986, dans le cadre du Festival des arts d’Adélaïde. Cet arrangement de l’œuvre de Glass pour orchestre symphonique interprété par l’Arctic Philharmonic Orchestra and Choir et la soprano Berit Norbakken Solset, sous la direction de Tim Weiss, a été capturé par Beacon Isle Films. L’Arctic Philharmonic Orchestra est l’orchestre professionnel le plus jeune et le plus nordique au monde, et présente quelque 150 performances et concerts chaque année. Cette prestation de 2019 a été filmée à même le paysage qui avait inspiré l’histoire de Poe : la région spectaculaire de Lofoten, en Norvège.
18:05
Ueda - Someone Out There is Praying for Peace III
Le chef d’orchestre Andrea Vitello dirige l’Ensemble Bios dans une performance de Someone Out There is Praying for Peace (Let Us Not Be the Reason) III de la compositrice canadienne contemporaine Rita Ueda. Cette pièce est composée pour cordes et shō, un orgue à bouche japonais traditionnel, joué ici par Naomi Sato. Cette performance a été enregistrée à l’église Chiesa di San Cristo de Brescia, en Italie.
18:25
The World of Opera - Teatro di San Carlo, Napoli
Stingray Brava vous convie à un voyage à travers le monde dans les coulisses des plus grands opéras internationaux. Dans cet épisode, voyagez avec nous en Italie pour profiter d’une perspective privilégiée du Teatro di San Carlo de Naples. Après avoir été détruit dans un incendie, l’opéra royal de Naples, appelé Teatro di San Carlo, a été reconstruit en un temps record sous la direction de l’architecte Antonio Niccolini (1772-1850) et a rouvert ses portes officiellement le 12 janvier 1817. Le bâtiment est l’exemple parfait de l’architecture classique de l’opéra italien des 18e et 19e siècles, et ne se distingue pas substantiellement des autres théâtres du pays, outre le fait qu’avec ses 3000 sièges et ses 6 étages de loges, le Teatro di San Carlo était à l’époque le plus grand opéra au monde, situé dans ce qui était alors la ville la plus importante d’Italie. Naples est l’un des lieux de naissance de l’opéra italien, et donc de l’opéra en général. À l’époque de la reconstruction de l’opéra, la ville était l’épicentre du style bel canto en raison des musiciens et des compositeurs réputés formés dans ses célèbres conservatoires, notamment Domenico Cimarosa (1749-1801) et Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736). Grâce à son orchestre exceptionnel, le Teatro di San Carlo était un véritable aimant pour les chanteurs virtuoses et les adeptes des airs de bravoure. Ce documentaire aborde la première de l’opéra Il trovatore de Verdi, présentée en 1853 à Naples, et offre un aperçu historique de la carrière de plusieurs illustres compositeurs italiens. À compter de 1815, Gioachino Rossini (1792-1868) a été nommé directeur artistique du San Carlo et y a présenté plusieurs de ses œuvres. Gaetano Donizetti (1797-1848) a dirigé l’opéra pendant 16 ans, et y a composé autant d’opéras, dont l’intemporel Lucia di Lammermoor (1835). Giuseppe Verdi (1813-1901), sans doute le compositeur d’opéra le plus célèbre de l’Italie du 19e siècle, a succédé à Donizetti et s’est élevé au rang de légende dès la première de l’opéra Alzira, en 1842. Verdi a maintenu son association avec l’institution, et en a notamment été directeur artistique pendant un an. C’est d’ailleurs à sa suggestion que la fosse d’orchestre a été construite.
18:51
Brahms - 3 sonates pour violon, Op. 78, 100 et 108
Lors de ce splendide concert de 2013 à l’église de Verbier, en Suidde, le violoniste grec Leonidas Kavakos et la pianiste chinoise Yuja Wang s’unissent pour interpréter trois sonates de Johannes Brahms. Leonidas Kavakos est devenu célèbre en 1985, lorsqu’il est devenu le plus jeune musicien à remporter le premier prix du prestigieux concours Sibelius. Avec Yuja Wang, une artiste qui s’est elle aussi illustrée dès le plus jeune âge, il forme ce duo de maîtres consacré à l’interprétation de musique de chambre. Le programme comprend la Sonate pour piano et violon no 1 en sol majeur, op. 78, aussi surnommée « Regensonate », et la Sonate pour piano et violon no 2 en la majeur, op. 100, surnommée « Thuner-Sonate », un portrait des paysages paisibles du lac de Thoune, en Suisse. Il se conclut de façon enflammée et passionnée avec la Sonate pour piano et violon no 3 en ré mineur, op. 108.