00:00
Puccini - Madama Butterfly
La cheffe d’orchestre italienne Beatrice Venezi dirige l’Orchestre national de Metz Grand Est et le chœur de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole dans une performance de Madama Butterfly (1904) de Giacomo Puccini. Cet opéra tragique raconte l’histoire de Cio-Cio-San, une jeune geisha japonaise surnommée Butterfly, qui épouse l’officier américain Pinkerton, de passage à Nagasaki. La jeune femme attend docilement le retour de son époux, ne pouvant accepter d’avoir été abandonnée. Cette production de 2021 mise en scène par Giovanna Spinelli campe l’histoire 35 ans après les événements de l’opéra original de Puccini. Elle s’ouvre dans une chambre d’hôpital, où un Pinkerton souffrant et rongé par les remords attend la mort aux côtés de sa femme américaine, Kate, et de leur fils, Dolore. Pinkerton révèle alors le secret longuement gardé des origines véritables de son fils et l’identité de sa mère biologique. À mesure qu’il évoque son passé trouble, la pièce se peuple de fantômes, qui racontent son histoire selon deux lignes du temps. En transformant la perspective narrative, Spinelli crée une nouvelle interprétation captivante et émouvante de cette œuvre classique. Les solistes sont Francesca Tiburzi, Thomas Bettinger, Vikena Kamenica, Jean-Luc Ballestra, Daegweon Choi et Aurore Weiss. Cette performance a été enregistrée à l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole, en France, en 2021.
02:16
Concert à la Waldbühne 1992 : Soirée française
L’Orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Georges Prêtre (1924-2017), interprète un programme entièrement consacré à la musique française à la Waldbühne, en 1992. Cet amphithéâtre berlinois pouvant accueillir 20 000 spectateurs figure parmi les plus belles scènes extérieures d’Europe, et accueille chaque année le concert estival du Berliner Philharmoniker, l’un des événements les plus courus de la musique classique. Le programme de l’édition 1992 du concert débute avec l’ouverture du Carnaval romain d’Hector Berlioz, suivie par le Concerto pour la main gauche de Maurice Ravel, mettant en vedette le soliste Leon Fleisher. La soirée comprend également Le Prélude à l’Après-midi d’un faune de Debussy, la suite Carmen de Bizet et le célèbre Boléro de Ravel. Après quelques pièces dansantes signées Bizet et Offenbach, l’orchestre conclut la soirée avec la Marche de Radetzky de Strauss et le Berliner Luft de Lincke, un air populaire qui produit des réactions intéressantes chez le public.
03:55
Mozart - Concerto pour piano no 25 & Symphonie 35
Stefano Conticello dirige l’orchestre du Teatro Comunale di Bologna lors de ce programme consacré à Wolfgang Amadeus Mozart. Le concert s’amorce avec l’ouverture de son populaire opéra La Flûte enchantée. Elle est suivie du Concerto pour piano n° 25 en do majeur, K. 503, avec le soliste Maurizio Baglini. Il s’agit de l’un des 12 grands concertos pour piano que Mozart a composés entre 1784 et 1786. Le programme est achevé par la Symphonie n° 35 en ré majeur, K. 385, également connue sous le nom de « Symphonie Haffner ». L’œuvre a été commandée à Mozart en 1782 par la famille Haffner de Salzbourg, reconnue pour ses nombreux hommes d’affaires et philanthropes éminents, à l’occasion de l’anoblissement de Sigmund Haffner. Mozart a d’abord écrit une sérénade avant de la transformer en symphonie quelques mois plus tard : la « Symphonie Haffner ». Cette interprétation a été enregistrée au Teatro Comunale di Bologna, en Italie.
04:57
Bruch - Concerto pour violon no 1, Op. 26
Sir Simon Rattle dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin dans le cadre de l’édition 2008 de l’Europakonzert, présentée dans la célèbre salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Depuis 1991, l’Europakonzert célèbre chaque année la fondation de la Philharmonie de Berlin, le 1er mai 1882, par un concert dans une ville européenne qui revêt une certaine importance culturelle. Ce concert débute par une interprétation exceptionnelle de la Symphonie en trois mouvements de Stravinsky. Vadim Repin, l’un des artistes les plus fascinants de la scène musicale actuelle, est le soliste du Concerto pour violon no 1, op. 26, de Bruch. Le programme se termine par la Symphonie no 7 de Beethoven, dont le deuxième mouvement, l’Allegretto, a connu un succès immédiat lors de sa création, en 1813, et demeure aujourd’hui un grand favori du public.
06:00
Mozart – Quatuor à cordes no 14, « Le printemps »
Depuis le château de Rammenau, le Gewandhaus-Quartett interprète le Quatuor à cordes no 14 en sol majeur, K. 387 de Mozart. Composée à Vienne en 1782, cette pièce surnommée Le printemps est le premier des Quatuors Haydn, une suite de six quatuors à cordes composés par Mozart lors de ses premières années à Vienne en l’honneur de Joseph Haydn, considéré par plusieurs comme le père du quatuor à cordes. Fondé en 1808, le Gewandhaus-Quartett est le plus ancien quatuor au monde, se produisant sans interruption depuis plus de 200 ans. Il est actuellement composé de Frank Michael Erben (premier violon), Conrad Suske (deuxième violon), Volker Metz (alto), Jürnjakob Timm (violoncelle) et Steffen Adelmann (contrebasse).
06:32
Haendel - Le Messie, HWV 56
Le Messie (HWV 56) de Georg Frederich Haendel, également appelée Nouvel oratorio sacré, raconte la vie et la souffrance du Christ : une histoire de passion, de feu et de sacrifice. Il s’agit de l’une des œuvres les plus connues d’Haendel, qui a mis seulement trois semaines pour composer cet oratorio et sa célèbre « Hallelujah ». L’œuvre connaît une immense popularité depuis sa première à Dublin, en 1742, et est souvent présentée à Pâques. Cette performance de l’ensemble néerlandais Ribattuta Musica sous la direction du chef d’orchestre Dick Duijst a été filmée dans la grande église de la ville d’Ermelo, aux Pays-Bas, en 2016. Les solistes sont Elvire Beekhuizen (soprano), Rosina Fabius (alto), Oscar Verhaar (contre-ténor) Satriya Krisna (ténor) et Hans Voschezang (basse). Ribattuta Musica est un ensemble professionnel qui livre des performances authentiques basées sur les pratiques musicales en cours au temps des compositeurs.
07:59
Stravinsky, Webern and Debussy
Ce concert de l’Orchestre philharmonique de Bruxelles fait la part belle aux styles musicaux variés de la première moitié du XXe siècle. Le programme s’ouvre avec les Cinq pièces pour orchestre Op. 10 (1913) d’Anton Webern. Ces cinq compositions ultra-courtes ne sont pas liées d’un point de vue thématique, et ne comprennent pas de plan formel traditionnel ni de relations tonales. Tout un défi pour l’auditeur! Après l’impressionniste Jeux de Claude Debussy (1913), l’ensemble mené par le chef d’orchestre Michel Tabachnik se concentre sur l’œuvre de l’un des compositeurs les plus célébrés de la musique moderne : Igor Stravinsky. Son premier ballet, L’Oiseau de feu (1910) représente le clou du concert.
08:57
Mon coeur brûle
René Pape incarne parfaitement la nouvelle génération de chanteurs d’opéra : d’apparence actuelle et décontractée, il a soif de nouveaux défis et témoigne d’une ouverture à l’expérimentation ambitieuse. Dans le film musical My Heart Is Burning, René Pape chante et joue divers rôles qui font étalage de l’impressionnante polyvalence de sa voix et des nombreuses facettes de sa personnalité. Réalisé par Sibylle Muth.
09:48
Mozart - Concerto pour violon n° 4
Les Dissonances est un collectif artistique fondé par le violoniste David Grimal en 2004. L’ensemble sans chef d’orchestre est composé de musiciens issus des plus grandes scènes européennes, de solistes internationaux et de jeunes talents prometteurs. Grimal est ici accompagné par Les Dissonances pour interpréter comme soliste le Concerto pour violon no 4 en ré majeur, K. 218, de Wolfgang Amadeus Mozart. À l’exception du premier, tous les concertos pour violon de Mozart ont été composés en 1775, à l’époque où il était premier violon de l’Orchestre de la Cour de Salzbourg. De ces cinq concertos, le Concerto pour violon no 4 est sans doute le plus connu. Cette performance a été enregistrée à la Cité de la Musique de Paris, en France, en 2014.
09:54
Fischer dirige Prokofiev et Stravinsky
Iván Fischer dirige le Budapest Festival Orchestra lors d’un concert enregistré à la salle de concert nationale Béla Bartók de Budapest, en 2015. Le concert commence avec l’« Ouverture sur des thèmes juifs », op. 34, de Prokofiev. Ensuite, Thomas Zehetmair est le violoniste soliste dans le Concerto pour violon no 2, op. 63, de Prokofiev. La deuxième partie du concert est consacrée à la musique de Stravinsky. Au programme, la musique composée pour le ballet Jeu de cartes (1937) et la suite no 2 de L’oiseau de feu (1919). Jeu de cartes, l’une des œuvres néoclassiques de Stravinsky, est composée de trois parties (« donnes »). La suite no 2 de L’oiseau de feu est basée sur la musique du ballet du même nom, composé pour les Ballets russes de Sergei Diaghilev et dont la première s’est tenue à Paris en 1910.
10:00
Modena - The Belcanto School
This documentary by Mark Perna shows the training and professional growth actions for opera singers, the promotion and enhancement of the cultural offer of the city and province of Modena and the maintenance and development of the Modenese musical tradition in the field of opera.
10:27
Beethoven - Quatuors à cordes nos 6 et 15
Le réputé quatuor à cordes français Quatuor Ébène a souligné le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827) avec un projet remarquable : l’enregistrement de l’ensemble de ses seize quatuors à cordes. Pendant cinq ans, les violonistes Pierre Colombet et Gabriel Le Magadure, l’altiste Marie Chilemme et le violoncelliste Raphaël Merlin ont plongé corps et âme dans ces 650 pages de musique en feuille, couvrant trois décennies de la prolifique carrière de Beethoven. Cet effort a culminé en six concerts captivants présentés à la Philharmonie de Paris à l’automne 2020. Le Quatuor Ébène a exploré toutes les facettes des quatuors à cordes de Beethoven, du dynamisme des quatuors à cordes de l’opus 18 aux quatuors Razumovsky, Les Harpes et Quartetto Serioso (opus 59, 74 et 95) de sa période intermédiaire, jusqu’à la profondeur de ses quatuors tardifs (opus 127 à 135). Dans ce programme, le Quatuor Ébène interprète le Quatuor à cordes no 6 en si bémol majeur, op. 18, no 6; et le Quatuor à cordes no 15 en la mineur, op. 132. Ce concert a été enregistré à la Philharmonie de Paris, le 24 novembre 2020.
11:45
Beethoven - Symphonie no 9, op. 125
Sir Simon Rattle dirige le London Symphony Orchestra et son chœur dans une performance de la Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125, de Ludwig van Beethoven. Les solistes sont Iwona Sobotka (soprano), Anna Stephany (mezzo-soprano), Robert Murray (ténor) et Florian Boesch (baryton). Avec une maîtrise symphonique exceptionnelle, Beethoven a mis de côté ses méditations sur le destin et l’héroïsme pour créer sa Neuvième Symphonie. Cette œuvre monumentale, profondément musicale et pleinement aboutie est réputée pour son recours novateur au chœur et aux solistes vocaux, qui interprètent l’« Ode à la joie » de Schiller dans le dernier mouvement. Depuis sa première, en 1824, la Symphonie no 9 est devenue l’une des pièces de musique classique les plus reconnaissables et les plus souvent interprétées. Cette performance a été enregistrée au Barbican Hall de Londres, le 16 février 2020.
12:53
PIAM - Demi-finale I: Debussy, Chopin et Liszt
En 2019-2021, la première édition du Prix international Antonio Mormone (Premio Internazionale Antonio Mormone) a eu lieu dans la ville italienne de Milan. Ce concours international a été créé par Enrica Ciccarelli, présidente de la fondation La Società dei Concerti, en mémoire du célèbre découvreur de talents Antonio Mormone (1930-2017). La première édition était consacrée au piano. Dans le cadre de ce concours, Ying Li (Chine, 1997) interprète Images, livre I de Claude Debussy; Nocturne en do dièse mineur (op. 27, no 1) de Frédéric Chopin; et la « Paraphrase de concert sur Rigoletto » (S. 434) de Franz Liszt. Cette performance a été captée au Teatro Edi Barrio’s de Milan en février 2020.
13:24
Schubert - Quatre impromptus, op. 90
Roberto Prosseda (1975) interprète la Sonate pour piano no 5 de Mozart (KV. 283) et Quatre impromptus, op. 90, de Franz Schubert, pour terminer avec Chopin et les défis techniques de Ballade no 4, op. 52. Surtout reconnu pour son interprétation d’œuvres récemment découvertes ayant été créées par Mendelssohn, Prosseda a enregistré une série de neuf CD pour Decca portant sur les compositions pianistiques de ce dernier. Depuis 2012, Prosseda livre aussi des conférences-concerts avec le pianiste robot TeoTronico, sous la forme de spectacles éducatifs ou pour toute la famille, afin de démontrer les différences entre la production littérale de la musique et son interprétation humaine.
14:00
Misha Fomin at the Concertgebouw
Depuis son premier concert spectaculaire au Concertgebouw d’Amsterdam en 2002, le pianiste Misha Fomin est devenu une partie intégrante du paysage musical néerlandais. La presse nationale et internationale a salué la fluidité virtuose de son jeu, la riche palette de couleurs qu’il parvient à créer et son impressionnante intelligence musicale. Dans le cadre de ce concert, enregistré au Concertgebouw d’Amsterdam, Fomin interprète plusieurs pièces, y compris Tableaux d’une exposition (1874) de Modeste Moussorgski. Les mouvements de cette pièce sont séparés par la Promenade, un thème récurrent et varié qui évoque le déplacement du spectateur d’un tableau au suivant. Les différentes promenades sont des variations sur un même thème, qui revient dans deux autres mouvements (Cum mortuis in lingua mortua et La porte du Bogatyr). Moussorgski a composé ce cycle sur une période de trois semaines en 1874, après avoir visité l’exposition de son ami, le peintre Viktor Hartmann. À ce sujet, Moussorgski a écrit : « Les sons et les idées flottent dans l’air. Je les avale et je les dévore, j’arrive à peine à les mettre sur papier. »