00:00
Donizetti - Lucia di Lammermoor
Le chef d’orchestre italien Speranza Scappucci dirige l’orchestre Philharmonia Zürich et le chœur de l’Opernhaus Zürich dans une performance de l’opéra tragique Lucia di Lammermoor (1835) de Gaetano Donizetti. Le libretto est signé Salvatore Cammarano d’après le roman La Fiancée de Lammermoor de Sir Walter Scott. Campé dans l’Écosse du 17e siècle, l’opéra suit l’histoire de Lucia, qui s’éprend d’Edgardo, l’ennemi juré de sa famille. Lucia se voit alors forcée par son frère Enrico d’épouser un homme qu’elle n’aime pas, ce qui mène la jeune femme à la folie. La célèbre « scène de folie » de Lucia, qui comprend l’aria hautement technique « Il dolce suono », est ici interprétée par la soprano colorature Irina Lungu, qui fait étalage de prouesses vocales exceptionnelles. Composée à l’origine par Donizetti, la scène de folie de Lucia est accompagnée par un harmonica de verres, plongeant la scène dans une atmosphère surnaturelle, d’une beauté entêtante. Les solistes de cette performance livrée en 2021 à l’Opernhaus de Zürich, en Suisse, comprennent Massimo Cavalletti (Enrico Ashton), Piotr Beczała (Edgardo di Ravenswood), Andrew Owens (Lord Arturo Bucklaw), Oleg Tsibulko (Raimondo Bidebent), Roswitha Christina Müller (Alisa) et Iain Milne (Normanno).
02:16
Mahler - Symphonie No. 7
Le chef d’orchestre néerlandais Bernard Haitink dirige le Berliner Philharmoniker dans cette interprétation de la Symphonie no 7 de Gustav Mahler, enregistrée à la Berliner Filharmonie en 1993. Cette symphonie pour orchestre a été présentée pour la première fois en 1908 à Prague, sous la direction de Mahler lui-même. Quelques semaines plus tard à peine, la pièce avait déjà été interprétée aux Pays-Bas et en Allemagne, mais le public n’est pas tombé immédiatement sous le charme de ses mélodies. Composée de cinq mouvements, cette œuvre présente un plan tonal plus complexe que celui des symphonies précédentes de Mahler. Les deux premières parties de la symphonie, appelées « Nachtmusik », ou musique de nuit, sont inspirées de la toile La Ronde de nuit de Rembrandt. La finale, sans doute le passage le plus exubérant composé par Mahler, conclut la symphonie d’une façon aussi étrange que somptueuse.
03:39
Mahler - Symphonie n°5
Composée entre 1901 et 1902, la Cinquième Symphonie de Mahler a marqué un tournant significatif dans son style de composition, s'éloignant des éléments vocaux pour adopter une structure purement symphonique. C'est une œuvre d'une immense envergure et d'une profondeur émotionnelle remarquable, connue pour ses riches textures orchestrales et son contrepoint complexe. La symphonie se caractérise par son utilisation innovante de la structure et son exploration de thèmes puissants, incluant une marche funèbre profonde, un tendre Adagietto pour cordes et harpe, et un final vibrant et triomphant.
04:53
Rachmaninov - Concerto pour piano n° 4, op. 40
Fabio Luisi dirige l’Orchestre symphonique national du Danemark lors d’une puissante performance tirée des célébrations en l’honneur du 150e anniversaire du compositeur national du Danemark, Carl Nielsen. Aux côtés de l’ironique Symphonie no 6 de Nielsen, le concert présente la pianiste française de renommée mondiale Lise de la Salle en tant que soliste du Concerto pour piano no 4 de Rachmaninov. Ce concerto méconnu a disposé de trois versions distinctes pendant que le compositeur était encore vivant, et il est caractérisé par son mouvement chromatique audacieux et ses qualités évoquant le jazz. Luisi et de la Salle possédaient déjà de l’expérience avec ce morceau, car ils l’avaient interprété et enregistré ensemble auparavant. Cette performance a été captée au DR Koncerthuset de Copenhague, au Danemark, en 2017.
06:00
J.S. Bach - Concertos pour orgue
Pour célébrer l’œuvre de Bach, Ullrich Böhme interprète les Concertos pour orgue du grand compositeur allemand sur le nouvel « orgue Bach » de l’église Saint-Thomas de Leipzig. Cette réplique exacte de l’orgue qui a accompagné Bach lors des 27 ans qu’il a passés à Leipzig a été créée dans le cadre de l’année Bach, en 2000.
06:57
Schubert - Winterreise
Le baryton Samuel Hasselhorn et le pianiste Daniel Heide interprètent le cycle de chansons de Franz Schubert, Winterreise (« Voyage d'hiver »). Schubert, alors âgé de 30 ans, a composé ce chef-d'œuvre en 1827, un an avant sa mort. À l'instar de son précédent cycle de lieder Die schöne Müllerin (1823), Winterreise met en musique les poèmes de Wilhelm Müller (1794-1827). À travers vingt-quatre lieder, nous suivons un jeune homme rejeté dans un voyage solitaire à travers un paysage glacé. Errant comme une âme en peine, tourmenté par ses souvenirs, il cherche la paix. Cette performance a été enregistrée au Schloss Wörlitz, partie du Jardin de Dessau-Wörlitz, près de Dessau, lieu de naissance et de repos final de Wilhelm Müller.
08:12
Musique de chambre de Mozart et Chostakovitch
Le violoniste français Renaud Capuçon se produit au festival Les Coups de Cœur de Chantilly, où il propose un programme consacré à la musique de chambre du répertoire classique et du 20e siècle aux côtés des solistes de l’International Menuhin Music Academy, sous le bâton du chef d’orchestre français Jean-Jacques Kantorow. Le concert s’ouvre avec la Sinfonia concertante en mi bémol majeur, K. 364, de Wolfgang Amadeus Mozart, interprétée par Capuçon et l’altiste Gérard Caussé. Ensuite, Capuçon est accompagné par le pianiste Iddo Bar-Shaï le temps d’une performance de la Sonate pour violon et piano en mi mineur, K. 304, de Mozart. Le concert se termine avec la Symphonie de chambre en do mineur, op. 110a, de Dimitri Chostakovitch, qui est une transcription du compositeur du Quatuor à cordes no 8 du compositeur russe Rudolf Barshai, un ami proche de Chostakovitch. Cette performance a été enregistrée au Château de Chantilly, le 15 mai 2021.
09:22
CMIM Piano 2024 – Première épreuve: Rachel Breen
La pianiste Rachel Breen (États-Unis, 1996) interprète la marche et le scherzo de L’amour des trois oranges, op. 33ter, de Sergueï Prokofiev; le prélude et la valse en do (no 4) de Játékok (Games), volume 1, de György Kurtág; le prélude no 23 en fa majeur tiré des 24 Préludes, op. 11, d’Alexander Scriabin; Intermezzo (no 1) tiré des Trois pièces de Cendrillon, op. 95, de Prokofiev; la Bagatelle no 3 en mi bémol majeur tirée des Bagatelles, op. 126, de Ludwig van Beethoven; l’Impromptu no 1 en la bémol majeur, op. 29, de Frédéric Chopin; Wasserklavier (no 3) tiré des Six Encores de Luciano Berio; l’Impromptu no 2 en fa dièse majeur, op. 36, de Chopin; Skazki no 5 en fa dièse mineur tiré des Six Skazki (contes de fées), op. 51, de Nikolaï Medtner; l’étude no 4 en si mineur tirée des Études-tableaux, op. 39, de Sergueï Rachmaninov; et le prélude no 4 en mi mineur tiré de The Songs of Bukovina (24 Preludes) de Leonid Desyatnikov dans le cadre de la première ronde de l’édition 2024 du Concours musical international de Montréal (CMIM), entièrement consacrée au piano. Cette performance a été enregistrée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.
10:02
Bruckner - Symphonie nº 7
Franz Welser-Möst dirige le Cleveland Orchestra dans une interprétation de la Symphonie n°7 de Bruckner. L’œuvre occupe une place singulièrement importante dans la production du compositeur. C’est avec cette pièce que Bruckner a finalement obtenu une large reconnaissance et elle est restée l’une de ses œuvres les plus populaires. La symphonie suit le format classique en quatre mouvements, et son cœur est un adagio long et profond, composé en mémoire de Wagner. Le premier mouvement commence par un thème vertigineux annoncé par les violoncelles. Le scherzo soulage l’atmosphère sombre de l’adagio précédent et la finale conclut la symphonie sur une note de joie débridée. Performance captée au Severance Hall, Cleveland, en 2008.
11:10
Œuvres baroques de Bach, Muffat et Rameau
Paul Goodwin dirige le Conjunto Barroco de l’Escuela Reina Sofía de Madrid le temps d’un concert consacré à la musique baroque mettant en vedette des œuvres signées Georg Muffat, J. S. Bach et Jean-Philippe Rameau. Le programme comprend la Sonate no 5 en sol majeur, dite « Armonico tributo », de Muffat; la Suite orchestrale no 4 en ré majeur, BWV 1069, de Bach; et la suite tirée de l’opéra Les Boréades de Rameau. Cette performance a été enregistrée à l’Auditorio Sony de l’école de musique Reina Sofía de Madrid, en Espagne, le 8 février 2024.
12:29
In Rehearsal: Mariss Jansons
Mariss Jansons était l’un des plus importants chefs d’orchestre de sa génération. À titre de directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Oslo de 1979 à 2000, le maestro letton a fait de l’ensemble un orchestre de premier plan se produisant aux quatre coins du monde et un favori du circuit international des festivals reconnu pour ses sonorités rafraîchissantes. Sous le bâton passionné de Jansons, l’orchestre a interprété des œuvres de Dimitri Chostakovitch, de Richard Strauss, de Piotr Ilitch Tchaïkovski et de Béla Bartók. Dans cet épisode de la série In Rehearsal, Jansons et l’Orchestre philharmonique d’Oslo répètent la puissante Suite tirée du ballet-pantomime Le Mandarin merveilleux de Bartók. Les images filmées en répétition sont suivies de l’interprétation de la pièce sur les planches de l’Oslo Concert Hall.
13:24
Telemann - Jesus liegt in letzten Zügen, TWV 1:983
Le documentaire Jaroussky chante Bach et Telemann dresse le portrait d’un chanteur très spécial et de deux compositeurs d’exception. Quand Philippe Jaroussky chante des œuvres de Telemann et de Bach de sa voix angélique presque intemporelle, n’appartenant à aucune époque, il est évident que la force émotionnelle et la puissance purificatrice de la musique des deux compositeurs n’ont pas été perdues au cours des siècles. Les œuvres interprétées dans ce film sont Jesus liegt in letzten Zügen, la sinfonia tirée de Brockes-Passion, et Der am Ölberg zagende Jesus de Telemann, et la sinfonia tirée de Ich hatte viel Bekümmernis et Ich habe genug de Bach.
13:39
Mozart - Concerto pour piano nº 14, KV 449
Le pianiste italien Francesco Attesti (*1975) figure sans contredit parmi les plus grands interprètes du répertoire romantique. Attesti a donné son premier concert à 11 ans, et s’est vu décerner les plus hautes notes par le Conservatorio Luigi Cherubini de Florence à 23 ans. Dans cet enregistrement capté lors de la tournée Deeply Mozart en 2016, Attesti interprète les concertos pour piano KV 449 et KV 488 de Mozart en compagnie de l’orchestre italien OIDA, sous la direction du chef d’orchestre Paolo Belloli.
14:02
Symphonie n° 3, en ré mineur
La Troisième Symphonie de Mahler, composée entre 1895 et 1896, est une œuvre vaste et programmatique qui explore des thèmes tels que la nature, l'humanité et l'ascension spirituelle. Elle fait appel à un orchestre imposant, un chœur féminin, un chœur d'enfants et une soliste mezzo-soprano, créant un univers sonore immense qui dépeint aussi bien la beauté de la nature que des questions philosophiques profondes sur l'existence. La symphonie est structurée en six mouvements, évoluant de l'éveil de la nature à une conclusion spirituelle, inspirée par Nietzsche et la poésie populaire.